AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
forum fermé mais toujours ouvert pour ceux qui veulent lire.
merci pour cette aventure, merci pour vous, merci pour votre imaginaire et pour tout ce que vous nous avez donné. I love you

Partagez
 

 a-men → jesus

Aller en bas 
AuteurMessage

Alma Ruiz

dr. pepper
rumeurs : 154
venue : 30/05/2018
faceclaim + crédit(s) : abrielle stedman -- tweek ✩
autre(s) compte(s) : matsuda
dollars : 1334
réputation :
a-men → jesus Empty25 / 10025 / 100a-men → jesus Empty


métier : poétesse
habitation : brooklyn



a-men → jesus Empty
MessageSujet: a-men → jesus   a-men → jesus EmptyVen 1 Juin - 23:11

a-men → jesus 72wdJ   a-men → jesus 4P9eb


a-men → le dos vissé au mur de derrière, le cul vissé au sol - elle est écrasée alma, étalée. les jambes droites devant elle, pieds nus, la cigarette qui pend d’entre l’index et le majeur, se consume - les cheveux détachés et mêlés. le fond de whisky sans glaçons qui va et qui vient à ses lèvres - les brûle, immole sa trachée.

c’est vide.
c’est v i d e.
merde c’est vide.

la page est blanche (se gribouille d’annotations puis se chiffonne et se jette) depuis six heures au moins - six heures qu’elle est là, qu’elle n’a pas quitté l’atelier. alors alma elle pense et quand elle pense, elle pense comme un artiste. avec un air affligé, un air torturé - on la jugerait martyr à voir sa mine. avec le nez et les poumons remplis de tabac, des longs soupirs, des geignements insupportables. c’est comme une fin de vie - une fin de vie médiocre. tableau tragique et dépressif d’un artiste, d’un auteur (d’un poète mais on lui refuse encore le mot) en perdition, 1966.
la page est blanche et elle la regarde - la transperce. il manque un truc - outre le vide énorme. il manque un truc à ce qui est déjà fait. elle sait pas quoi - on sait jamais quoi au début. ça lui fait lever les yeux au ciel - seigneur dieu même si j’ai jamais cru en toit accorde-moi un peu de ta divinité, juste ce soir. s’il te plaît.
mais y a un mais qui la traverse, qui passe dans ses yeux verts. y a un de ses sourcils qui se hausse quand le verre se termine, se déglutit. elle le repose dans un tintement de cristal - mais, mais oui. mais oui. va la chercher alma cette chose, prend les devants. avec tout ce qui grouille ici elle y est sûrement.
il est tard - deux heures au moins elle a compté alma depuis qu’elle essaye d’entrer en contact avec le papier vierge. elle se lève - froissement de vêtements et os qui craquent. elle prend son verre, prend sa bouteille de bourbon offerte par un tel ou un tel il y a à peine quelques heures. un disque de jazz aussi - elle sait pas bien pourquoi, elle veut juste écouter du jazz en boucle, se noyer dedans. et elle part, elle s’en va - à l’aventure, à la chasse. drôle de dégaine mais qui n’a pas eu encore le temps de s’y faire à cette dégaine - alma personnification de la frénésie et du désordre.
elle s’est dit jesus - son esprit moitié sain moitié brouillé lui a dit jesus (rencontré récemment et fréquenté surtout les idées troublées). parce qu’il a un prénom qui la fait rire d’abord, parce que ce même prénom lui rappelle son chez elle, ses sonorités lui rappellent un accent chaud et le flamenco, puis aussi parce qu’il est là. elle frappe pas vraiment alma, s’invite sur un « toc toc » chuchoté pour l'a forme, s’impose elle et sa bouteille et son disque rayé. « jesus j’ai un truc à te proposer. » elle est sans détours - elle s’assoit déjà, rempli de nouveau son verre. le regard basilic qui traîne sur ses esquisses, ses croquis. il a un art qui lui plaît jesus - un art qui parle sans filtre. un trait de crayon sensuel et direct, chaud - elle pense bien pouvoir en faire quelque chose. « tu pourrais dessiner pour moi ? » droit dans les yeux - elle rit. « j’voudrais un truc un peu fou. que tu illustres un poème, pour voir ? que tu lui donne une image. » elle a ses pages dans la poche de son pantalon d’homme - une page de sunflowers pour l’essai (ode à la sexualité), d’autres du recueil qu’elle essaye de mettre debout. « j’peux te rémunérer comme tu veux. on essaie ? » et elle agite sa bouteille sous son nez, déjà partie mettre en route le disque de jazz qui commence sur hit the road jack, lui tend une page un peu froissée, celle où se lisent des vers désordonnés et obscènes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité

a-men → jesus Empty
MessageSujet: Re: a-men → jesus   a-men → jesus EmptySam 2 Juin - 13:47

ses cheveux glissent le long de son visage et pendant quelques minutes, jésus ferme les yeux. il voit sans l'aide de ses yeux, il regarde par la pensée et s'imaginant que ses dessins deviennent réalité. il le fait souvent, pour connaitre un peu de cette réalité afin de mieux la comprendre et que la dualité entre deux êtres se rapprochant de l'extase. sainte Thérèse en extase. quelques références s'ajoutent à ses pensées comme un torrent dans le désert, il réfléchit trop vite et se mélange alors qu'il sent que la fin approche. peut-être est-ce la ligne qu'il vient de respirer qui le fait autant chavirer ? alors il contemple la statut quelques instants avant d'en prendre pleinement conscience. un choc. une réalité prospère qui le mène jusqu'à croire au miracle. il y a quelque chose à faire, une nouvelle passion à coucher sur papier. l'histoire est magnifique pense t-il. alors il balance les quelques morceaux de papiers débutés sous ses mains pour les jeter sur le côté et prendre de nouvelles feuilles vierges. il veut une autre histoire tout de suite, maintenant son esprit est en ébullition. c'est le bon soir, ce soir où il avancera sur ses recherches plus que n'importe quel soir. la lune est belle est transperce la pièce où il est installé. un sofa confortable qu'il n'a pas quitté depuis des heures. une table basse, très basse qui lui sert de repose bien ou de pause cocaïne. tout est là pour le combler. et il dessine frénétiquement, selon son instinct, en tentant de représenter cette Thérèse dans une position bien plus érotique en déshabillé surprenant. il s'y prend à plusieurs fois pour que le personnage soit au plus proche de ce qu'il vient de voir de ce rêve fabuleux. prépare les vignettes en quelques coups de crayon et s'intéresse maintenant à l'histoire et les multiples actions qu'il s'amusera à lui faire prendre. l'histoire est drôle, fascinante et un brin sadique puisque la diable remplacera bien vite l'innocent chérubin lui servant de mirage. sainte Thérèse la soumise, il en rit déjà.
c'est en pleine création que la porte s'ouvre, glissante sur le parquet qui grince subtilement sous les pas d'une jeune femme entendre dans la pièce. il met un certain temps à lever la tête, afin de terminer son dessin. mais bien vite, il lâchera sa mine pour relever la tête et déplacer la mèche tombante devant ses yeux.
alma, jeune aphrodite qu'il avait été ravi de rencontrer. envouté par ses mot et sa manière de penser, il avait aimé discuté avec elle sur son travail qui l'avait interpellé. elle l'appelle et lui dévoile sans attendre la raison de sa présence en ce lieu. il l'écoute attentivement. « tu pourrais dessiner pour moi ? » il l'écoute sans dire un mot, encore possédé par la distraction que lui souffle Thérèse. mais il comprend bien vite que l'idée que lui souffle aima pourrait tout autant l'intéresser. jésus est ravi, encore dessiner, une nouvelle ébauche en ce soir majestueux. alors il tente de faire le vide en lisant le papier froissé qu'elle vient à lui tendre.
- dessiner un poème ?
la question ne reflète aucune négation dans ses yeux, plutôt une incroyable reconnaissance qui le réconforte. la bouteille présentée à ses yeux n'est qu'un surplus bien agréable. il l'aurait fait même pour juste une instant volée avec elle. beaucoup d'idées lui viennent en tête, mais il aimerait avant tout, en savoir plus.
- lis le moi, ou décris-moi tes vers alma, je veux savoir comment tu l'as penser, comment il est venu jusqu'à toi, je dois tout savoir.
un mélange obtu entre l'envie de connaissance et la curiosité, les quelques mots qu'il vient de lire de travers sont des plus épicés, mais il a besoin d'en voir les images aussi, comprendre au mieux les mots pour les transposer en silhouettes. jésus lui tend la papier pour l'entendre lire, le regard insistant, déjà impatient d'écouter de sa voix, ces quelques vers.
Revenir en haut Aller en bas

Alma Ruiz

dr. pepper
rumeurs : 154
venue : 30/05/2018
faceclaim + crédit(s) : abrielle stedman -- tweek ✩
autre(s) compte(s) : matsuda
dollars : 1334
réputation :
a-men → jesus Empty25 / 10025 / 100a-men → jesus Empty


métier : poétesse
habitation : brooklyn



a-men → jesus Empty
MessageSujet: Re: a-men → jesus   a-men → jesus EmptyMar 5 Juin - 21:32


a-men → jesus 72wdJ   a-men → jesus 4P9eb


a-men → jesus jesus jesus.
si on lui demande quel mot lui va le mieux, elle dit ironie. parce qu’elle n’a jamais rencontré personne à qui un prénom va si mal et peut-être si bien en même temps. jesus ça fait jeu de mot, ça fait moquerie, blasphème outrageux lancé à la gueule du seigneur. il est là le christ, le dos voûté pour dessiner sur son sofa cabossé et dessiner quoi - dessiner ce que son église trouverait abject (alors que pourtant leurs enfants n’ont jamais été portés à leur porte par des cigognes). alma elle pense que jesus - jesus il est plus diablotin que petit ange. tout le monde est d'accord - jesus n'est plus un saint. et ça lui plaît - l’ironie du prénom qu’on lui a collé à sa naissance lui inspire des bribes de satires religieuses.
alors elle a été fascinée la première fois - où sont les symboles de foi dans ton travail jesus puisque tu t’appelles jesus ? ah - mais là, dans la nonne qui re-lace ses bas.

génial.
elle l’a trouvé génial.

son premier silence elle le dévore - elle n’a pas peur du non alma. tout simplement parce qu’elle sait qu’il ne viendra pas - ils s’entendent trop pour se refuser les requêtes, fonctionnent sur les mêmes ondes, celles de la liberté drapée dans une nuisette de provocation. elle prend le temps de le regarder - de capter son intérêt. comme ça jesus il a l’air doux comme un agneau et les yeux se glissent encore sur ses croquis - une sainte thérèse à genoux devant un lucifer. ça la fait sourire alma - y a bien que toi jesus pour imaginer des choses pareilles.
un hochement de tête à sa question reformulée et elle se rassoit à ses côtés sur le sofa, s’y adosse complètement alors qu’une de ses mains est occupée à allumer sa cigarette. elle crache la fumée par le nez et la bouche, a un sourie de diable. « que je le lise ? » elle a vite fait de se redresser, d’attraper la papier et, avant qu’elle ne récite sa poésie comme on le lui a appris à l’école - et la sienne d’école, pas la classique, elle lui sert un verre. elle écarte son tabac, croise les jambes et elle lit - articule chaque mot, les souffle en y mettant tout d’elle-même. théâtralise les derniers vers - plus penchée, plus chuchotée elle laisse la feuille, darde son regard de serpent dans le sien. « elle s’explose sans feu, sans plomb. elle s’immole sans gaz, sans essence. se flingue de jouissance - à deux doigts, à trois. victime de sa petite mort. » elle laisse un blanc planer - tient son rôle. et puis elle se remet droite, reprend sa cigarette et son sourire se maquille d’un air mutin. « alors ? tu visualises, jesus ? ça te parle ? je préfère le symbolisme aux mots purs et durs. c'est pas joli d'écrire masturbation en plein milieu, ça casse tout. » elle n’a pas honte de ses vers et proses alma, ni de son franc-parlé - jamais. surtout pas devant lui - ils ne savent même plus rougir des choses qu’on n’osait pas entendre gamins, en vivent maintenant, en font quelque chose. « c’est un recueil que j’aimerais voir tout fracasser - qui parle de passion, de chaleur, de force. ça m’est venu comme ça - ça m’est venu en regardant les gens dans les bars, dans la rue. en regardant mon ex-mari se taper toutes les putes de harlem. » ça lui arrache un rire parce que le pire, dans cette histoire, c’est que c’est même pas une exagération. « ou quand moi j’allais coucher ailleurs. » c’est des déboires qu’elle veut écrire alma - des déboires de toute sorte, des qui racontent quelque chose, des qui ne racontent rien à part un moment d'extase. et jesus lui les déboires il les dessine sous toutes leurs formes. « je pense que t'es l'homme parfait pour donner un semblant de vie à tout ça. t’es partant ? » à nous deux on pourrait secouer la ville jusqu’à staten island.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



a-men → jesus Empty
MessageSujet: Re: a-men → jesus   a-men → jesus Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
a-men → jesus
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» R.M.L.E. 1917-Ohh,Jesus-!!!
» Jesus, I will survive
» JOYEUX ANNIVERSAIRE JESUS!!
» Jesus Raptor
» LA PAGE FACEBOOK DE JESUS CHRIST

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
→ la fabrique :: le temps de l'amour :: archives :: rps-
Sauter vers: