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 fais jaillir la copale → freddy

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métier : performer, plasticien, styliste - tryptique du délire aux pilules acidulées.
habitation : manhattan.

tu sais comment c'est, quand tu couches pour la toute première fois avec quelqu'un que tu ne connais pas.
[...]
tu es comme un écran vide.
[...]
soudain tu as, complètement inconsciemment, la possibilité de te montrer — face à l'autre — comme tu aimerais être. et souvent, c'est différent de ce que tu es en fait.





MessageSujet: fais jaillir la copale → freddy   Sam 18 Aoû - 12:45


fais jaillir la copale
elle a les sens qui se démontent comme un revolver à faire et défaire, elle a les idées qui dégoulinent de ses oreilles en un miasme noir qu'elle a peine à voir. elle a l'inspiration en berne, elle a le vide dans l'estomac, le creux dans le thorax et son corset défait. là, dans le fond des chiottes pour femme, mae paie pas de mine, mae s'effondre façon tas de cartes balayé par le vent - mais plus encore, elle est emportée au loin jusqu'à se faire irradier par le soleil. elle a le maquillage qui coule, typique d'une pute bien trop baisée et balancée contre les poubelles pour qu'on lui arrache sa culotte. hoquet qui coince dans le fond de sa trachée, elle a le cul bleu à force de se faire piquer - elle sait pas quel heure il est, ni quel jour on est, elle sait juste qu'elle est là, qu'elle entend pas, qu'on lui a tendu la main, qu'on lui a même arraché un baiser auquel elle a répondu sans vraiment prendre en conscience, le finissant par un coup de poing bien placé. femmes et hommes se sont confondus, entrant puis sortant. puis mae, mae, mae, elle a le frisson qui remonte dans sa colonne vertébrale, mille pattes infecte qui lui dévore sa moelle épinière - elle a mal ici, mal là, mal partout, la défonce en compagne de soirée, qui cette fois-ci au lieu de la faire planer, l'envoie six pieds sous terre à plus en savoir quoi faire. y'a lui, puis y'a elle, y'a surtout lui. lui qui songe à louie, lui qui se dit que son agent va finir derrière les barreaux, lui qui subitement se sent assez légitime pour chouiner à en avoir les yeux d'un rouge inquiétant - typique d'un monstre qui la nuit de pleine lune s'éveille. elle renifle mae, enlève avec son poignet ce qui la dérange sur ses lèvres sèches - un peu de couleur qui remonte jusqu'à ses joues. elle fait clown triste rongé par les mauvaises blagues qu'il fait constamment, puisque tout le monde s'ennuie maintenant de la tarte à la crème et de la peau de banane au sol.
elle pousse un soupir.
elle se dit qu'il faut qu'elle respire. même si elle a pas l'air fine avec sa robe blanche dégueulassée, souillée par sa démarche qui fut chancelante, par ses chutes, par ses courbures. elle se dit des tas de choses mae. des choses qui font pas forcément sens, qui vont à contre-sens, contre la vie, contre le monde, elle court en détour, elle se prend les talons dans le tapis, se casse le nez puis se plaint après. l'arrière du crâne vissé contre le mur, elle tapote un peu dessus, cherche dans le plafond un nouveau délire, une apparition - d'un chat, d'un chien, d'un insecte aux couleurs écarlates. tout est fade, tout se fond, tout se délite, crépite. elle fait bouger ses doigts un à un, pour vérifier qu'ils sont tous bien là, se met à les compter.
- un, deux, trois...
jusqu'à.
- quatre, cinq, six...
et enfin.
- sept, huit, neuf, dix.
elle murmure pour sa propre poire, sans porter attention à la musique qui continue de tonner, aux rires qui passent devant la porte bois, lui rappellent ceux de fantômes vengeurs qui cherchent à la ramener de là où elle vient - nulle part. elle grimace un peu, incapable de bouger ses jambes qui s'enracinent dans le carrelage. elle laisse tomber les gloussements, elle abandonne sa mise en scène - elle laisse tomber, se laisse sans râler, crever sous une douche de lumière. elle entend tout juste le grincement du bois, elle entend tout juste les pas. elle a tout d'une mauvaise blague - d'une contrefaçon. elle a le coeur pendu par un fil au bord de la bouche - elle sait pas ce qu'elle attend pour le vomir, pour enfin regarder la couleur de tout ce qu'elle est.

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MessageSujet: Re: fais jaillir la copale → freddy   Sam 25 Aoû - 12:02



https://www.youtube.com/watch?v=_kJ1NbdxBtg

talons aiguille et bottes de cuir → En rentrant de l'hôpital, ce soir là, il a envie de tout plaquer. De tout laisser tomber autour de lui, que plus rien n'aie d'importance, peut-être bien de sauter par la fenêtre.
Il repense à Alberto.
Il repense à Isaac. Il repense à tout ce qu'il fait mal depuis la mort de ce dernier, et comment toute sa vie part à volo.
Mais il n'y a bien qu'Alberto qui revient en conscience, en rêve, encore et encore. Parce qu'il le voit, avec ses deux crochets dans le corps, s'élever au dessus du ciel, s'élever au dessus du monde.
S'élever au dessus des conventions, des règles, de la bienséances et de l'art.
Il est au dessus, en esprit, en corps, dans le coeur de Freddy, chamboulé, qui pourrait presque en crever.
Il rentre chez lui, se sert un verre. Mais ce sera pas assez, pas ce soir. Il se pose dans le canapé, regarde un moment la télé. Il ne pense à rien, il déconnecte, c'est ça, le temps de cerveau disponible. La fenêtre lui semble soudainement trop grande pour un seul homme.
C'est ça de voir toutes ses conceptions remises en question en une soirée, par un pauvre artiste qui ne comprend rien à la vie, qui ne comprend rien à l'art.
Ou c'est Freddy qui ne comprend rien. Sans doute.
Et il se dit que s'il reste chez lui, il finira défenestré. Il enfile une chemise propre, il enfile un air vainqueur, qui ne trompe pas les cœurs, seulement le sien. Il enfile ensuite une veste, en costume c'est son armure de guerre. Et puis, au volant de sa voiture, il met les voiles vers la fabrique. Il fonce, sans réfléchir, comme un funambule sur un fil. Et lorsqu'il arrive, il n'attend pas vraiment, il entre, salue deux trois amis. Il prend un verre, se met à parler, écoute la musique. Il ferme les yeux, et il respire, en apesanteur, sans s'enivrer.
Dans un coin, il repère quelque.
Un talon, une chaussure, non pas en vair, mais bien d'une couleur rose, étincelante. Il se rapproche. Il s'accroupit, la regarde, la récupère. C'est du 42. Du sur-mesure.
Une chaussure de Mae, qu'il lui a déjà conseillé de porter. Il fronce les sourcils, sent son coeur qui bat, un peu trop fort peut-être. Il regarde autour de lui, la cherche des yeux. Il n'y a rien. Si seulement elle avait trainé son rouge à lèvre au sol, il aurait pu la suivre à la trace. Mais rien. Alors il fait le tour de la fabrique. Cuisine, loge, scène, combles, salle de bain, ateliers, et il finit aux toilettes.
Où il entend une voix. Derrière une porte. Il ouvre la porte, doucement.
Elle est là, évidemment.
Le cul en évidence, couvert de bleu, la bite bien coincée entre ses fesses. Les mains accrochées à la cuvette des chiottes, la perruque qui part de tous les côtés, et le maquillage qui coule.
C'est Allen, pas Mae.
Il a le coeur qui se serre, et il reste un instant, à contempler ce spectacle ignoble du haut de sa stature d'agent. Puis, doucement, il s'accroupit. Il lui prend les mains, regarde son vernis, le regarde lui.
T'es si malheureux ? Il pourrait presque en pleurer. " Allen..." Il regarde les seringues au sol. Il les prend, une à une, sans se piquer, et les balance dans la cuvette des chiottes. Pleines ou vides, il s'en fout.
Il veut pas emmener quelqu'un d'autre à l'hôpital, alors il le regarde, l'implore  de ne pas tomber dans les pommes, alors que doucement, il l'aide à se redresser, l'asseoir sur les toilettes pour le rhabiller. Il remet sa robe correctement, sur son épaule, sur ses cuisses. Il remet sa perruque, et comme le prince de cendrillon, il lui remet la chaussure manquante. Il le regarde.
" Cendrillon." Mais il sourit pas, il va craquer.

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MessageSujet: Re: fais jaillir la copale → freddy   Mar 28 Aoû - 10:51


fais jaillir la copale
elle vaut rien, elle est plus rien, rien, rien, rien, condensé de rien et de peu, condensé de rien et de vide. mae se meurt, se meurt avec allen pour une dose d'euphorie vite redescendue. meurt, meurt toute seule, comme la dernière des connes à moitié dans la cuvette des chiottes, autant que lui qui est tout embrouillé, qui a la même logique qu'un éléphant dans un magasin de porcelaines - il va tout casser. derrière lui le bruit s'ouvre et se ferme, il entend même qu'on l'appelle - il voudrait juste dormir, dormir mille ans tout au plus, se prendre pour une jouvencelle qui sous le joug d'un sort, n'a plus d'autre choix que de se mettre dans le fond d'un matelas et d'attendre. attendre. attendre jusqu'à perdre patience. il se fait redresser, il se fait manipuler à la manière d'un bout de tissu, il ouvre à peine les yeux, se fait rabibocher, retaper. il se sent pas fier, ni franchement beau - alors que mae, elle, elle est toujours belle, de la tête aux talons, des doigts jusqu'aux mollets. il inspire profondément, la bouche asséchée, y passe sa langue pâteuse - au moins il en a encore une. il pourrait sans doute chialer, tout remettre en question, de son art jusqu'à sa propre existence, pourquoi pas succomber à l'appel d'une fenêtre. il laisse tomber sa tête sur le côté, contre la paroi de la cabine, il pousse un profond soupir vers le sol. c'est freddy qui lui met sa chaussure, l'air grave, éteint - une bougie trop vive sur laquelle un passant aurait soufflé.
- j'étais bieeen... j'tais... bien. j'ai pas, j'sais pas, pourquoi j'suis là. il racle le fond de sa gorge, ferme un peu plus fort les yeux, qui sur l'instant ressemblent à deux trous noirs. il réagit tout juste, passe ses doigts sur la céramique pour s'y accrocher, pas flancher vers l'avant, pas flancher tout court. il attrape vaguement le regard de freddy au passage, il a peur, peur, peur, jeté dans une fosse aux lions dans laquelle il sait qu'il ne pourra pas en sortir. allen sent son coeur battre, sent chacune des veines se gonfler - il a de nouveau envie de dégueuler, la tête qui tourne à s'en faire un cent quatre-vingt degrés.

- tu crois que... c'est terminé ? que j'vais mourir... là ?
un temps, il laisse tomber sa tête en arrière.
les larmes de croco se remettent à couler.
elles pourraient presque cracher des joyaux.
- demain j'arrête...

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MessageSujet: Re: fais jaillir la copale → freddy   Lun 3 Sep - 16:25



https://www.youtube.com/watch?v=_kJ1NbdxBtg

talons aiguille et bottes de cuir → Une véritable princesse.
Une princesse, une poupée, un jouet dans les mains de l'Art, dans les mains de Freddy.
Il en a fait ça ?
Qu'est-ce qu'il a fait d'Allen ?
Qu'est-ce qu'il a foutu, pourquoi il l'a laissé devenir comme ça ? Il l'a brisé, dans tous les sens, de tous les côtés, c'est ça ? De la même manière qu'il a brisé Isaac ?
Soudainement, il voudrait laisser Allen là, sur les toilettes. Lui dire que tout ira bien, mais sans lui, que de toute façon s'il reste, il le fera mourir.
Il le regarde.
Il le regarde un long moment.
Freddy se pétrifie, petit à petit, à mesure qu'il l'écoute parler.
Ils se regardent.
Il y a quelque chose entre eux, quelque chose d'inexplicable. De plus fort que de l'art. Une princesse et un prince, sans doute.
Mourir là, comme ça. Non...
Non.
Freddy le regarde, il a le coeur qui bat à la chamade. Il veut quitter New-York, Alberto, Allen. C'est trop pour lui, c'est trop violent, il a pas un corps assez fort pour y survivre. Non, tu vas pas mourir là. Mais la dernière fois qu'il a dit ça à quelqu'un en plein bad trip, la personne est morte, purement, simplement.
Il ferme les yeux. Il se rapproche un peu.
Il espère, avec l'énergie du désespoir, le ramener à la vie, ne pas le laisser mourir. Il se redresse, un peu, passe une main dans sa nuque. Glisse ses lèvres sur les siennes. Un goût âcre, et de la framboise, son rouge à lèvre.
Il espère, avec l'énergie du désespoir, que Allen va se transformer, qu'il va redevenir normal, qu'il ne va pas lui faire la peur de sa vie. Il espère.
Mais rien. Alors qu'il s'éloigne, Mae est toujours là, assise, avec le regard creux, les yeux vitreux.
Il le prend par la main, l'aide à se redresser un peu. Il glisse, ailleurs :
" Tu veux que j'te prenne dans mes bras ? "

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