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 don't stop me now / pierrot

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triple elvis
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MessageSujet: don't stop me now / pierrot   Mer 15 Aoû - 1:02


don't stop me now
il était rentré, exténué, agacé par quelques fausses rumeurs malversations. spéculations honteuses qu’il rejetait, qu’il niait - tout d’un seul bloc. seulement voilà,
passer sa journée à revoir l’historique de ses comptes - et de ses dépenses outrageuses - sous un sourire antipathique n’avait pas été une partie de plaisir et clairement, il aurait pu s’en passer. il a jamais apprécié ça, amon. ces mauvais aspects de l’homme d’affaires qu’il est devenu malgré lui, comme si ça s’était empiré avec le temps. comme une maladie de peau dégénérative. il a l’air un peu moins crédule mais il se fait pas moins avoir. il a plus l'insouciance de ses débuts mais il a le portefeuille de l’audace, suffisamment d’état d’âme pour être sympathique. des rêves qui se succèdent sous une toile de fond. il fait semblant amon, que c’est pas important ce qui a là-dessous. mais ça l’est. comme pierrot est important. faut dire qu’il a comblé les vides depuis qu’il est là, que tout a un sens de nouveau, qu’il ne retarde pas l’échéance de rentrer chez lui - au contraire.
il trouve des excuses, comme un enfant. on sait pas trop pourquoi il invente tous ces cracks, parce qu’il a toujours été libre d’aller et venir amon mais il ment, c’est comme ça. il assume pas de partir un peu plus tôt de mériter un peu moins et de continuer à brasser autant d’argent. tellement d’argent qu’il sait plus quoi en faire. tellement d’argent qu’il en jetterait par-dessus la fenêtre pour faire hurler les voisins. tellement d’argent que son appartement est infesté de conneries hors de prix. si il s’écouterait, il quitterait son boulot sur le champ pour faire le tour du monde avec pierrot - mais c’est pas possible.
il y a toutes ces responsabilités. et puis il y a pierrot qui s’accroche beaucoup trop aux entrailles de new york, qui en avalerait tous les pépins pour voir son nom sur une façade.
il y croit amon, il y croit dur comme fer parce qu’il a jamais autant ri qu’en voyant s’agiter ses marionnettes. non, il avait jamais vu ça avant pierrot. il trouvait ça grandiose.
lui il faisait avec. creuser la tranchée de son amour soudain et passionné pour le théâtre qu’il lui avait fait découvrir au détour d’une pièce. il avait trouvé ça curieux d’abord. et il avait acheté:
des pièces et des pièces, relevant dans chacune de ces pages un mot, un silence, un personnage qu’il aurait voulu modeler comme on façonne une poterie. les reliures déconstruites d’un habitacle fait de chair et d’os bien humains.
alors il avait ouvert la boîte à lettres sans appréhension, il attendait plus vraiment la réponse amon.
dog c’était loin, c’était plus d’actualité - d’ailleurs il avait un peu honte d’avoir envoyé son manuscrit en signant ripken.
c’était une erreur.
mais c’était bien le cachet de la maison d’édition sur l’enveloppe. il a botté en touche, une seconde, avant de rentrer en la tenant de ses deux mains - oubliant dans le couloir sa valise et d’autres dossiers trop encombrants. il avait pas envie de trop y croire, mais même là, il se serait pincer lui-même d’avoir obtenu une réponse.
- pierrot j’ai une enveloppe de la maison d’édition ! il le voit pas tout de suite mais il peut pas attendre pour utiliser son coupe-papier, non. il lit

les phrases


qui se succèdent


c’est bizarre, il a soudainement l’impression d’être fatigué.


les mots n’ont pas de sens.
mais il y a les clauses d’un contrat. un semblant de contrat.
il lève la tête, croise le regard de pierrot.
- je vais être publié, tu l’crois ça ?
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métier : marionnettiste qui se voudrait reconnu, qui se voudrait sur la piste aux étoiles. marionnettiste jugé comme enfantin, qui jamais ne donnera vie à ses pantins. artiste raté qui profite de l'argent d'un autre, enchaîne les petits métiers sans lendemain.
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MessageSujet: Re: don't stop me now / pierrot   Mer 15 Aoû - 1:55


voyageur sans bagage
l'arrêt sur image lui donne la sensation que même la fumée de sa cigarette se délite, reste dans l'air sans se laisser balancer dans l'air. l'instant se veut propice à la complète tétanie, à la surprise qui mêlée à la déflagration de son visage enflammée, ne donne à son coeur qu'une lourdeur supplémentaire - et soudain celui-ci tombe de son estomac jusqu'à ses pieds nus. sa pensée divague, part pour de nouveaux rivages, cesse même d'exister, lui donnant la désagréable sensation de n'être qu'une coquille dont on se joue depuis des années. le sourire, lui sans s'éteindre, s'inscrit sur ses traits en une éternelle mascarade - qui pourtant, entre les quatre murs de cet appartement prend une toute autre saveur, une sincérité presque déconcertante. les manches de sa chemise froissée remontée, les cheveux attachés en un chignon déplorable, il regarde la bouche d'amon se mouvoir - n'est pas sûr de comprendre les mots, de bien les discerner, comme face à une poésie dont la complexité n'aide ni pour les images, ni pour la ligne directrice. assis sur la chaise, la jambe ramenée sous sa cuisse, la cendre en profite pour le ramener à la réalité, au vrai du présent, tombe sur le bois.
- merde. il peste pour lui-même avant de souffler dessus, la faire s'évaporer dans le vide en plusieurs particules inutiles. il a la conscience qui le fait danser, qui devrait en lui éveiller joie et fierté - de tout ça il n'en ressent qu'une infime partie, et l'amertume prend le dessus en une bête assoiffée. inspiration profonde, toute son attention passe du bout de papier au regard brillant de l'amant - d'une sorte de candeur, d'un miracle loin d'être désiré, inattendu qui a de quoi tout bousculer dans son horloge interne. il papillonne des cils, se redresse doucement, souffle le reste de clope qui pend à ses lèvres puis la pose contre le cendrier. à pas de velours cependant rapide, il se glisse à ses côtés, se permet de prendre la confirmation de l'édition - la relit, au cas où tout aurait été compris de travers. dog était superbe, dog était belle, dog était maline, était fine, dog avait tout pour plaire. pourtant en son fore intérieur, incapable de se dire qu'un tel coup de poker allait être possible, même qu'aucune maison n'accepterait de mettre en vente une oeuvre aussi décalée, il n'a fait que conforter amon dans une idée en laquelle il n'avait jamais cru - et de loin aurait préféré garder le manuscrit, dont il relirait soigneusement les lignes chaque fois qu'il le pourrait.

- oh wow. putain.
les doigts se resserrent un peu, pas assez malgré tout pour froisser la lettre. l'envie surpasse le soutien - il reste droit pierrot, refuse de courber l'échine, endosse sans gêne l'hypocrisie dont il connaît les chaque recoins et qu'il côtoie chaque jour. devant chacun. devant quiconque se retrouve un beau matin reconnu pour son travail, acharné ou non.
- c'est - c'est.
un temps. hochement de tête.
rictus qui se déploie, asymétrique.
- j'ai pas les mots.
littéralement, rien ne fait sens dans ses cordes vocales.
rien ne tremble, rien ne s'épanche.

- tes premiers pas en tant que... dramaturge.
coup de talon, coup de pied, coup à s'en arracher la langue.
- t'y crois toi ?
et renvoie de la question - à oser le regarder, se planter dans le bleu des prunelles d'amon. un coup à se noyer - ou à boire la tasse. c'est qu'il pourrait en dégueuler des litres, pierrot, d'amertume à ne plus savoir quoi en faire.

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MessageSujet: Re: don't stop me now / pierrot   Mer 15 Aoû - 3:32


don't stop me now
il y a les compliments qui sautent comme sur un tourne-disques défectueux qui viendrait à sauter le refrain. c’est pas dérangeant. ça ne le dérange pas. c’est pas grave si il manque un peu près tout ce qu’il serait en mesure d’attendre. si il y a ni instruments, ni musique. si tout est affreusement calme. il se frotte les yeux pour se ressaisir amon, pour chasser l’émotion-
humble, fallait qu’il aspire à garder la tête froide. ne pas se laisser envahir

non quand même: il était publié. sa pièce allait être vendue. il aurait son petit encart dans le journal - sans l’avoir acheté cette fois.

il relit une deuxième fois la lettre, à l’endroit, à l’envers, en diagonal et en travers; c’est son dog, son nom annoté juste au-dessus. et ça reste inconcevable. ça l’fait flipper, un peu, c’est pas lui l’artiste. et s’il n’avait fait qu’imiter vaguement ses auteurs préférés, inconsciemment ? est-ce qu’on peut copier inconsciemment ? il avait sûrement fait ça. il attend pas vraiment de réponse, il est dans sa bulle amon, attaché à un vulgaire bout de papier qu’il tient beaucoup trop précautionneusement entre ses mains. il se pince l’arrête du nez, anxieux.
mais c’est là, il l’a fait. il est publié. il est capable d’écrire une pièce, d’être publié comme tous ceux qu’il a potassé pendant des mois. évidemment qu’il est sous le choc, qu’il a les yeux rougis d'orgueil et de fierté. pierrot se déplace, et il l’entend, presque, relire l’entièreté de la lettre dans sa tête.  
comme si sous ce flot de formalités se dissimulait une musicalité exquise provenant d’un autre pays que le leur.
son trouble se dépose sur l’enveloppe, l’adresse de son prochain rendez-vous. il se penche un peu plus au-dessus de son secrétaire pour reprendre pieds. jette une oeillade au-dessus de l’épaule de pierrot. il attend qu’il finisse.
- moi non plus j’ai pas les mots. ou au contraire, il a trop de mots, trop d’adjectifs, trop d'onomatopées, de wouah et de ouh. il se frotte une nouvelle fois les yeux en soupirant. sa tête continue de trembler pourtant, à ne plus rien comprendre. d’ailleurs il comprend pas, il comprend pas comment dog peut convenir à quelqu’un d’autre que pierrot ou lui-même.

amon ripken : dramaturge.
ça va pas ensemble.
ripken ça va avec rien sinon la couleur rose,
verte - jaune - bleue - rouge -
le plastique
ripken ça tape à l’œil. ça frappe. ça rend aveugle presque.
ripken n’aime pas dog, ou à peine, pour se donner consistance.
- j’ai l’impression d’avoir gagné au loto pour tout te dire. il a ce sourire de gosse sous un feu d’artifice. sauf que c’est bien mieux que le loto pas vrai ? il mélange tout, le fric, l’art, tout ce qu’il s’est efforcé de bâtir comme un homme depuis plusieurs décennies sans peurs combustibles, sans souffle au cœur pour l’époumoner.
maintenant, il a la foi amon, en chaque soleil - d’y voir la destruction plutôt que la bénédiction d’un nouveau ciel plus clément.
c’est trop facile. c’est devenu trop facile.
un nouveau jeu d’enfants auquel il excelle, plein de confiance, trop sûr de lui.
- tout ça c’est grâce à toi, tu l’sais ? tout. il pèse pas les mots, il s’en fout amon, il patauge jusqu’aux genoux dans une douce euphorie qui vient l’étreindre de ses bras nus alors qu’ils vient ronger les lippes de son amant avec une fougue dont il ignorait jusqu’à présent l’existence.
il se sent plus vivant,
et tout autour de lui lui semble plus vivant qu’à l’accoutumé.
- si t’avais pas été là, j’aurais jamais écrit une ligne c’est dingue. il sait pas quoi dire à part une longue liste de je t’aime dont il finirait par se lasser, paraît qu’à force ça veut plus rien dire - mais du champagne c’est bien aussi.
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MessageSujet: Re: don't stop me now / pierrot   Ven 17 Aoû - 23:04


voyageur sans bagage
sans doute pourrait-il s'effondrer, sans doute pourrait-il hurler à l'injustice sous ce pauvre soleil d'été, sans doute pourrait-il réagir de la même manière qu'un enfant le ferait face à un caprice - il se tait cependant, se sent non pas flottant mais lourd à outrance, de ceux qui bouffent les pissenlits par la racine au lieu de lever le nez vers les nuages. il a le coeur qui palpite, crépite, et pourtant se veut paradoxalement silencieux - il n'a plus la même valeur, s'éteint un peu sous cette nouvelle bien trop soudaine pour être appréciée à sa juste valeur. dans d'autres circonstances aurait-il pu sauter jusqu'au plafond, dans d'autres circonstances aurait-il pu s'abandonner dans ses bras sans plus de cérémonies. chaque muscle est figé, chaque pensée se cogne à une autre, laissant des ecchymoses en aquarelles dans son crâne - il cherche dans sa façon de respirer un autre moyen de se concentrer. il se sent secoué - face au bonheur d'amon qui résonne en une mélodie que, cette fois-ci, il refuse de comprendre. plus les secondes avancent, plus il rajoute à sa naïveté un surplus de candeur - une sorte de rêverie réservée aux mômes qui continuent encore de rajouter à leurs mésaventures d'autres touches magiques. un réalisme ponctué de poussières dorées. il pourrait en rire, il pourrait s'en délecter - il sourit tout juste pierrot, assez pour que rien ne vienne totalement pâlir son visage déjà trop blanc, presque maladif. le baiser soudain s'échoue contre sa bouche, auquel il répond par automatisme autant que par envie - les idées qui font sur sa chair, l'effet de lames qui cherchent à délier ses veines. ses mains se perdent un peu, prennent place sur la nuque d'amon - il baisse un peu la tête en fin de course, trouve de l'intérêt sur une planche d parquet, qui, quand il s'appuie un peu plus, semble bouger.

il fabule,
il délire,
il se croit funambule,
sur une corde qui constamment s'étire,
ne lui laissant aucun répit - pas même celui de mourir -

il reprend peu à peu ses esprits, continue d'amener sur sa mine déconfite une tendresse qu'il ne saurait enlever - constante, elle n'est réservée qu'aux rares visages qui savent ravir le sien. il laisse ses doigts glisser sur les épaules de l'autre, les serre vaguement.
- content d'avoir pu aider à ton entrée dans le monde des arts. aveuglément, il y a cru. aveuglement, il s'est avancé dans des rigolades, dans des croyances contre lesquelles il aurait mieux fait de ne jamais se frotter. il regarde, analyse, cherche ce qui brille dans les yeux bleus-océans de l'autre, qui parfois virent au ciel comme un feu explosif lancé dans l'atmosphère. tout se serre, rien ne se défait - alors que lui échoue, tous autour de lui arrivent à se lever, plus encore, s'élever.
- c'est une... très belle nouvelle.
tout sonne étrange, sorte de mauvais raccord, dans l'image quelque chose détonne, l'emplacement des cheveux, le travers des yeux.
- c'est que l'début, amon. après l'édition viendront les critiques et là ce s'ra pas une partie d'plaisir. montée ou descente, tout intervient entre les mains des connaisseurs, des grands qui lisent chaque soir une tripotée de dramaturges, des grands qui lisent chaque soir des nouvelles histoires - et celle d'amon pourrait soit plaire, soit déplaire, faire débat ou faire taire. sans prendre distance, il vient à se lover dans ses bras, il serre fort, fort comme on étoufferait, fort comme un adieu, fort comme une nouvelle qui revient à briser le corps.

- t'as pas peur qu'ils aient acceptés parce que c'est toi ? toi qui fabrique, toi qui fait, toi qui fait le bonheur de chiards le soir de noël, toi qui fait glisser les billets pour les grandes ignominies du monde, toi qui toujours sourit, toi qui ne laisse jamais couler sur tes joues quelconque larme superflus, toi qui laissera à ta mort un héritage d'illusions délicates. j'ai pas envie qu'ils t'dévorent, les critiques, les artistes, tout - c'monde. pas envie tout court qu'il prenne le pas sur ce qu'il aurait désiré - pas envie tout court qu'indéfiniment, l'ombre devienne sa destination par défaut. il serre, serre encore, incapable de relâcher la tension, dans un besoin de se faire soutenir - sous peine de défaillir. il continue de sourire cependant, pierrot, puisqu'il faut bien se forcer un peu, pour feindre la joie qui fut engloutie des années auparavant.

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MessageSujet: Re: don't stop me now / pierrot   Sam 18 Aoû - 1:04


don't stop me now
est-ce qu’il pourrait vivre sans pierrot pour lui dire quoi faire ? pas vraiment quoi faire mais où et comment ? est-ce qu’il pourrait avoir un meilleur agent que lui ? sans doute pas. à croire qu’il était sa quatrième marionnette, bien réel cette fois. c’est pas pour rien si il a ce sourire idiot amon - si il est toujours, excessivement, de bonne humeur.
pas pour jouer la comédie, pas pour remontrer le moral des troupes.
il a pas de raison, amon, d’être heureux. il réfléchit pas aux causes ni aux conséquences amon. il a plus besoin d’faire ça depuis longtemps: se démolir les méninges à la recherche d’un miracle.
il avait besoin de rien, même pas de ses distractions - l’art - le théâtre - il avait même pas conscience de ça. que c’était là.
il était pas un vrai dramaturge amon, il a jamais visualisé l’ensemble.
c’était comme ça: dans le seul but de faire plaisir à pierrot.
dans le seul but de partager quelque chose avec lui.
faire en sorte que leurs univers se rejoignent à l’occasion d’une discussion. il a jamais aspiré à ne partager que ses draps avec lui amon. il va pas lui chopper une étoile amon. il va embrocher toutes ces foutes planètes du système solaire. pour lui.
difficile de n’avoir que son nom noir sur blanc. pourtant il avait ce léger sourire, il pouvait pas amon,
courir partout, sauter sur son lit à en faire claquer les lattes une par une, à louer une chambre d’hôtel pour en faire un trou noir.

dieu vient en aide à l’humble et combat l'orgueilleux.

la phrase lui revient en mémoire avant qu’il ne la chasse définitivement.
c’était ce que sa mère lui disait.
c’est aussi la dernière réplique de dog.
alors il est extrêmement silencieux amon, lui qui est habituellement si expansif.
c’est une très bonne nouvelle.
il avait pas besoin des doutes aujourd’hui - des angoisses, de revoir apparaître le fantôme de son trop-plein d’anxiété.
tous les mots de pierrot tournoient comme un cyclone dans sa tête. il est pas certain, de vouloir rencontrer ces gens. de mentir encore, et encore, et encore. de mettre un seul pied à la fabrique, pour faire bien. peut-être que sa pièce valait rien après tout, peut-être que c’était son nom qui avait la lourde tâche de rapporter du fric. peut-être que sa joie était, au fond, qu’un débile château de sable que les critiques s’empresseront le jour venu de piétiner
pour l’exemple.
peut-être qu’il devrait faire machine arrière, tout arrêter. changer de nom. quitter le pays. prendre les vacances qu’il désire depuis si longtemps: là ou là, peu importe.
et plus pierrot serre fort, plus il a cette illusion de sécurité minable.
et plus il sert fort lui aussi, nerveux.
ou... j’pourrais transformer cet appartement en bunker et ne plus jamais en sortir. il a ce sourire qui arrange tout amon, qui transforme les bombes en pétales de rose. il fait comme si l’information n’était même pas parvenue jusqu’à ses oreilles, pourtant il est crispé, là, contre lui. bon, dans cette version alternative évidemment, tu serais mon otage mais... c’est pas si mal comme plan, y a pire. il rit. recule à peine pour lui sourire. il veut vraiment pas qu’il s’inquiète pierrot.

silence.

tu penses qu’ils m’ont signé pour mon nom ?

silence - panique.

j’veux dire, ils peuvent faire ça ?

il arrive pas vraiment,
à tout garder
c’est comme si tout sortait de sa bouche sans filtre.
et il y a vraiment que pour l’argent qu’il se retient amon - ce qui ne l’empêche pas de faire quelques blagues d’un niveau d’humour douteux. il prend une grande inspiration. une deuxième plus discrète. pourquoi... tu continues à aller à la fabrique si, tu les trouves à ce point horribles ?
auprès de c’monde, sous-terrain.
inconnu.
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MessageSujet: Re: don't stop me now / pierrot   Dim 9 Sep - 18:57


voyageur sans bagage
n'a de pire et de meilleure alliée que sa rancoeur, qui le pousse à tomber dans des extrêmes à peine croyables. sans doute tout est-il devenu, à l'intérieur de lui, qu'un infâme champ de bataille où les cadavres s'entassent, pourrissent, attirent peu à peu les mouches et les vers. sans doute y voit-il encore les restes des balles, des obus, des tanks laissés à l'abandon sur la terre humide. dans ses bras, son odeur l'apaise, dans ses bras, son odeur l'assagit, le rend plus sujet à prendre du recul sur sa propre carcasse, ses propres compréhensions - à croire que son âme vient de sortir, qu'elle tente de le frapper au creux du dos avec le dos de la main. sans savoir sur quel pied exactement danser, entamer le rythme, il cherche encore les raisons de ce qu'il veut en tirer, à force de s'emmêler dans ses fils. faire un peu mal, faire un peu de bien aussi, faire un peu des deux justement, finement - ne jamais trop exploser d'un bonheur divin, alors que l'un touche au panthéon et laisse l'autre en pauvre mortel en bas. il inspire profondément, recule un peu son visage sous les questions en pluies de roches qui lui tombent dessus - amon n'a jamais manqué de pertinente, de délicatesse, d'une tendresse presque surprenante en tant qu'homme du monde des affaires.

- je continue parce que... et bien parce que - j'n'ai pas peur d'eux, tout simplement. pierrot qui croit tout savoir, pierrot qui croit tout connaître et pense qu'il peut se jeter sans regret dans des gueules affamées. lui qui sans cesse idéalise ces grands noms de la société, qui font pleurer les journaux et effraient les bonnes femmes coincées. il passe ses deux mains sur les épaules de son amant, les laisse retomber, glisser doucement vers ses avant-bras, il vient à les serrer un peu entre ses doigts osseux.

- ils peuvent oui. mais - ta pièce était très bonne. je pense que les deux ont eu raison.
un temps,
éclat d'un soupir, mêlé d'un rire,
incompréhension.
- tout ira bien.
tout n'ira pas bien,
tout n'ira pas bien puisque ce n'est pas lui,
tout n'ira pas bien, définitivement pas bien.

- tout peut-être, non.
un temps.
- mais le public te découvrira sous un nouveau jour.
positif, négatif,
négatif sans aucun doute,
dog est galeux, enragé.

- reste seulement sur tes gardes.
et creuse à la cuillère le doute, pierrot,
et creuse à la cuillère un trou en plein coeur.

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