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 death sentence ↓ freddy

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MessageSujet: death sentence ↓ freddy   Ven 27 Juil - 23:23


death sentence
il a fait ça comme il faut, sans public, sans rien. rien que freddy et quelques intervenants pour jouer à la mort avec lui. non, il va pas faire un truc tout propret et tout lisse comme il espère. il va juste lui prouver sans A sans B, que ses œuvres sont toutes aussi significatives que celles qu’il vante après un verre de trop à la fabrique. il a pas besoin de gloire éternelle alberto, il veut juste freddy. qu’il dise oui, qu’il dise non, qu’il se prenne un uppercut dans la poitrine. que ça soit de l’art ou non, il allait pas bouger alberto, il resterait tout là-haut comme un jésus sur sa croix.
les gens sont là.
entassés.
désarticulés.
de maigres pantins qu’on empile comme un holocauste.
le bois avec lequel on se réchauffe le cœur.
et tout ça c’est là, morts. on distingue les corps, les silhouettes, les ombres.
près du chemin pavé d’argent, qui casse, qui s’agace du poids tenace.
des pieds qui balaient le verre comme une flaque d’eau. maintenant c’est une flaque de sang.
dans sa belle combinaison orange il avance lentement alberto, les mains derrières le dos, craignant à tout moment de perdre l’équilibre.
d’être trop moyen.
mais ça c’est rien, ça c’est que dalle. parce qu’il l’avait nommé comme ça, cette performance: death sentence.
alors il serre les dents et il avance sur son tapis de verre.
il regarde pas freddy parce que ça manquerait de le sortir de ça, d’avoir les muscles trop crispés pour faire quoi que ce soit.
c’est pas la fabrique, non. c’est qu’un simple hangar. trois murs repeints en gris, un faux plafond et un éclairage trop fort, beaucoup trop fort. une fin de parcours qui ne lui laisse aucun répit.
comme un couloir qui ne cesserait de rapetisser.
mais c’est pas assez bien,
on lui enlève les menottes et il se frotte légèrement les poignets alberto. il relève enfin la tête vers freddy. et il a encore, non pas une pointe, mais un pic d’amertume. peut-être bien qu’il déteste son boulot. parce qu’il manquerait pas d’être dépité-
il a le sang jusqu’aux chevilles, le verre coupant qui lui rentre dans la chair et pourtant il est ailleurs. déconnecté; parce qu’il peut pas s’empêcher de fixer freddy tout en ôtant sa fausse combinaison de détenu. et pas que.
parce qu’une mise à mort ne va pas sans une mise à nu et qu’il a pas l’intention de se fixer d’invisibles barrières. même si c’est freddy.
surtout si c’est freddy.
et il sait presque avant d’le faire qu’il va désapprouver. parce que c’est sûrement pas de l’art. parce que c’est pas tout à fait une chaise électrique.
mais deux semaines,
c’est tout ce qu’il lui a laissé.
il prend deux crochets suspendus dans le vide alberto. et il fait ça, mécaniquement. il se les plante à travers la poitrine. il se bousille un peu plus, se fait de nouvelles entailles, de nouvelles tenailles. il laisse le temps. il se précipite pas. il ne fait rien.
pendant près de cinq minutes, il regarde le sol. se désintéresse du sang qui fait ploc. de ses jambes qui se crispent enfin à cause de la douleur. et dans le silence il claque des doigts. dans le silence on l’élève comme un ballon dans une fête foraine.
il siffle entre ses dents alberto. il regretterait presque l’idée tellement la douleur est brutale. parce que son corps veut pas s’élever, son corps le tire vers le bas.
mais qu’il compte pas hurler sa mère pour faire plaisir à freddy.
le mort ne crie pas.
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MessageSujet: Re: death sentence ↓ freddy   Lun 6 Aoû - 19:13




the great life of alberto → A un rendez-vous dans un hangar, il a hésité à se rendre. Ce n'est qu'Alberto, ses lubies de maniaques, ses lubies de fou furieux qui se proclame artiste.
Ces lubies d'un homme, en fin de compte, beau, assez beau pour que Freddy l'embrasse.
Un hangar, il aurait du s'y attendre, alors il s'y rend, l'air hagard. Papier avec l'adresse à la main, costume soigné sur les épaules, des milliers d'autres pensées en tête.
Il pousse la porte.
Les quatre murs sont peints en gris réduisent l'espace, ferment l'endroit en un théâtre sombre, nuisible. Au milieu, une rangée de personnes, de chaque côtés de quelque chose.
Il s'approche. Personne d'autre que quelques figurants, qui ne lui jettent pas un regard, qui portent des uniformes noirs, sobres, dont il ne reconnait pas tout de suite l'appartenance. Il s'approche, au bout d'une rangée.
Il y a une chaise, qui l'attend certainement.
Il n'y a que lui, il n'y aura que lui, c'est ce qu'il a demandé.
Devant lui, des bris des verres, par dizaines, centaines de milliers, il ne saurait compter. Ils forment une allée funeste, une rangée de mort.
Des dizaines de scénarios se forment, par dizaines, au creux de son esprit, habitué aux performances en tout genre. Son coeur bat lentement, profondément, il entend profondément chaque battement, proféré comme une menace au creux de son corps.
Puis apparaît au fond de la salle l'homme du siècle.
Alberto, d'orange vêtu, en combinaison, des épaules aux chevilles, dans un uniforme  de prisonnier évident. Freddy ne dit rien, le regarde approcher, s'arrêter en face de lui, plus loin, au niveau du début de l'allée de verre.
Il ne remarque qu'à cet instant qu'il est
pieds nus. Il pense, naïvement, qu'il va contourner.
Bien sûr que non.
Body Artist, Kamikaze du corps.
Il marche, droit devant lui, sans le regarder, en enfonçant la plante de ses pieds dans les bris de verre. Freddy se crispe, sans ses sourcils se froncer, sa mâchoire se serrer fortement. Il est instantanément pris d'une pulsion violente : aller le chercher, le porter, le ramener sur la terre ferme, sur la terre douce. Mais on n'arrête pas une performance comme ça, on agit pas comme ça sans raison, sans tradition. Il suffoque Freddy, à mesure qu'il avance, que ça dure, ça dure, ça se traîne, qu'il sent la culpabilité enserrer sa gorge.
Il arrive à sa hauteur.
Leurs regards se croisent.
De nouveau, il veut le prendre dans ses bras pour l'asseoir sur la chaise, à sa place, de nouveau, l'embrasser, lui faire tout oublier. Au lieu de cela, Alberto enlève sa combinaison, se retrouve nu.
Totalement nu devant Freddy, qui ne l'observe que dans les yeux, pour ne rien briser d'autres. Pas un mot, par un souffle, juste l'envie profonde de crier, arrête. Arrête ça. C'est pas de l'art. C'est trop violent.
Du plafond, descendent deux crochets. Ceux avec lesquels on remorque les voitures. Ceux avec lesquels on déplace les bêtes mortes. En plus aiguisé.
Alberto se le plante dans le torse.
Les mains de Freddy se serrent, son coeur saigne. Il est certain de sentir un liquide chaud couler le long de ses dents, tellement il serre fort la mâchoire. Il a mal, mal, mal, il comprend pas, il veut vomir, tout arrêter, tout hypothéquer pour stopper ce genre de folie.
Et, une force étrange l'en empêche.
Au nom de l'art, il laisse Alberto se transpercer le corps. Au nom de l'art, il le laisse claquer des doigts, s'élever en l'air, soulevé par la chaire.
C'est si violent, si long. Freddy arrête un haut le coeur, Freddy projette le visage d'Isaac sur Alberto. Freddy imagine des médicaments, il imagine Alberto être mort dans ses bras, tout de suite.
Pourtant, au nom de l'art, Freddy tient longtemps, longtemps,
Que ça dure
Une putain
D'éternité
Avant que Freddy
Ne daigne
Se réveiller.

Et lorsqu'il se réveille, il ne réfléchit pas. Il repère le figurant qui tient la chaine, qui l'a accroché à un harnais. Il s'y précipite, bousculant au passage d'autres intervenants, passifs, qui aiment le goût du sang. Il attrape la chaine, lentement, il la descend. Il hurle à quelqu'un :
"VOUS DEUX LA !  RECUPEREZ LE!" On leur a sans doute donné des consignes différents, mais le ton de sa voix dissuade n'importe qui de s'opposer à sa volonté. Avec ses chaussures correctement cuirassées, il se tient debout, au milieu de l'allée de verre, et il le voit descendre. Une voix le cadavre d'animal dans les bras des deux intervenants, Freddy se précipite, le récupère lui même. Il retire les crochets, il fait comme il peut, il l'assoit sur une chaise. Il hurle d'appeler une ambulance.
Il passe ses mains sur les épaules d'Alberto.
Il ne parvient pas à contenir ni sa nausée, ni ses tremblements.




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MessageSujet: Re: death sentence ↓ freddy   Jeu 16 Aoû - 14:22


death sentence
il pense plus à rien, là-haut.
ni à freddy, ni à sa carrière, ni à sa stupide performance.
il se concentre sur des trucs positifs impossibles l’italien. il se contient sans attendre sa bénédiction, il voit pas comment il pourrait refuser le super agent -
est-ce qu’il a jamais vu une marionnette vivante ?
il a des picotements, des picotements douloureux dans la poitrine alberto.
comme si son corps s’était soudainement mis d’accord pour le lâcher. comme une mutinerie interne de ses organes vitaux.
qui tendent à démissionner. marre de ces conneries. il respire pas fort,
il respire presque pas
faudrait pas tenter le diable de lui arracher une bonne fois pour toutes les tripes.
alors il est plus rien sinon de la chair soudée sur des os, suspendue - tout pareil que dans un abattoir. le sang qui fait poc en guise d’unique bande-son, dans l’indifférence de ses assistants recrutés dans l’urgence.
pourtant le pire c’est pas les crochets, ni même la peau qui s’étrangle sous la pression: c’est ses pieds qui deviennent étonnement lourds. il sent plus rien, il a juste des frissons, des sueurs froides, des tremblements éprouvés qui provoquent un balancement encore plus douloureux.
quelle idée tordue!
il fixe le plafond, ferme les yeux.
faut pas qu’il cède alberto - il restera accroché là jusqu’à ce que freddy se lève. reste ou quitte le hangar, il veut juste sa réaction. ce pourquoi il fait tout ça, ce pourquoi il s’inflige tout ça.
il lui sert pas du réchauffé, du déjà-vu. c’est pas non plus de l'esbroufe, ça fait deux semaines qu’il ne pense qu’à ça. deux semaines qu’il est complètement obsédé par cette performance.
il se mord la lèvre,
comme si toutes ces pensées étaient un poids mort de plus à porter.
dans l’fond il le voit même pas s’relever freddy - il entend les chuchotements alors il se penche, grimace. constate que tout ce beau monde s’est mis en tête de le descendre.
il serre les dents tout en fixant les deux intervenants désignés par le français. il dit rien mais il a deux carabines dans les yeux alberto. il a peur de descendre maintenant,
il a encore tous ces éclats de verre dans les pieds et l’attraction terrestre lui donne le vertige.
comme si la douleur, là-haut, était devenue supportable.
bien plus que ses critiques assassines.
bien plus que son regard dur et froid.
pourtant il tombe
pas vraiment un ange tombé du ciel. il se tient la poitrine alberto,
vérifie que tout est en place, stupéfait.
c’est seulement quand il se fait enlever les crochets qu’il voit les mains freddy s'exécuter. il devrait mieux respirer, mais c’est toujours pas le cas. le verre brille sous ses pompes alors qu’il renifle bruyamment en l’agrippant sans y mettre la force.
- me lâche pas.
il ne sent ni la chaise, ni ses bras, tout va beaucoup trop vite.
il entoure sa poitrine perforée, trouée de ses propres bras.
pourtant il peut pas s’empêcher de le fixer lui, avec admiration et rancoeur.
mais il est pas aveugle,
- j’suis désolé. il sait pas de quoi il est désolé. de son état cadavérique, de toute cette foutue mise en scène, qu’il soit le seul et véritable intervenant de cette performance. non, il avait sûrement pas signé pour ça freddy, en poussant les portes de ce hangar. parce qu’il sent ses tremblements à travers sa nuque et que ça lui donne une vague de frissons. j’sais rien faire d’autre.
comment il est supposé mentir alberto,
si il peut pas mentir à freddy.
si il doit accepter sagement qu’il lui tourne le dos.
il espère secrètement qu’il va en dégueuler,
il espère secrètement qu’il puisse l’embrasser encore.
il attrape sa chemise impeccable du bout des doigts, et il ne fait rien. comme s’il était pieds et poings liés, sommé de ravaler ce qui cavale sur sa joue comme un aveu de faiblesse. il pleure. t’avais raison.
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MessageSujet: Re: death sentence ↓ freddy   Dim 19 Aoû - 20:10




the great life of alberto → Son corps est engourdi, il a la sensation d'avoir été enfermé mille ans, dans une salle sans indices, sans lumières, ni son, aucun repère. Rien du néant.
Et Alberto dans ses bras, qui n'est pas mort, qui aime flirter avec elle, encore plus qu'il aime son art, son entourage.
Quel entourage. Il ignore bien tout de lui.
Une sentence à mort, voila ce qu'il était capable de faire, pour l'art, pour la mort, pour lui, Freddy Nollekens, qui n'est ni critique, ni artiste, seulement agent. Agent d'artistes qui a transgressé ses règles en agent de la mort.
Agent de la mort...
Agent mortel...
Fatal.
Il pourrait sans doute achever Alberto, il repose là, dans ses bras, et un coup dans ses plans, il en succombe en un instant.
Pourtant Freddy ne fait rien, le garde dans ses bras, tandis que les figurants désœuvrés ne savent pas s'ils doivent sortir de leur performance, se lever, chanter, pourquoi pas faire la fête avec eux, ou reste dans le personnage.
Me lâche pas, j'te lâche pas. Il arrive pas à parler. J'suis désolé, y'a pas d'quoi être désolé, t'es un artiste. Mais les mots restent bloqués dans sa gorge, à la folie.
Sans doute qu'il sait rien faire d'autre, c'est vrai, et oui, il avait raison.
Freddy a la tête qui tourne, il le regarde, de peur qu'il tourne de l'oeil.
Il voit des larmes au coin de ses yeux, il sent sa main contre sa nuque.
Tout bascule, de nouveau.
Il perd la notion du temps, il ne fait que le regarder, il n'a que peur pour sa vie. Il n'ose pas bouger, ni parler, à peine respirer, et trembler.
Peut-être que les secours arrivent vite, peut-être qu'ils mettent des heures. Ca n'a aucune importance. Et lorsque Freddy se voit ôter des bras son cher et tendre condamné à mort, il est en état de choc.
Il le regarde être emmené sur un brancard, il regarde la porte de l'entrepôt se refermer. Il n'entend plus rien.


Alors que faire dans un état de choc ?
Il faut respirer, respirer, essayer de ne pas vomir, essayer de ne pas tourner de l'oeil. Reprendre doucement conscience de son espace, de son entourage.
C'était trop violent. Trop de mauvais souvenirs, trop de culpabilité. Il regarde la porte fermée, et rapidement, il se lève à son tour.
Il respire, une grande inspiration venant du bassin. Respire Frédérique Nollekens. Il marche, sort dehors, prend sa voiture, sans réfléchir, il va jusqu'à l'hôpital.
En réalité, la nuit est peut-être tombée, il ne pourrait pas en être certain.
Quand il arrive, en tous les cas, on lui dit qu'Alberto est en salle d'opération, que son état est sérieux, pas gravissime.
Alors, Freddy, en bon agent, sourit, remercie, va s'asseoir dans la salle d'attente où attendent les personnes les plus anxieuses de la planète.
Et doucement, toute sa conception de l'art est remise en question.
Il étudie ses sentiments. Il étudie ses concepts. Il étudie, en silence, tout ce qu'il vient de vivre, tout ce qu'il s'est passé. Ce qu'il a ressenti, pourquoi il l'a ressenti, en quoi il a été personnellement touché, l'universalité de l'oeuvre. Comme si il avait été touché, comme l'univers entier, en un regard, un pas sur du verre, et des crochets dans la peau.
Il réfléchit, l'universitaire doit reprendre le dessus, pour gérer la situation.
Et puis, au milieu de toutes ses réflexions, qui lui vrillent les tympans, il voit un brancard sortir d'un bloc opératoire. Il se lève, reste sur place. Il suit, de loin, après s'être présenté comme ami.
Et il attend, dans la chambre blanche, gorgée de lumière du soir, que Alberto revienne à lui.




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MessageSujet: Re: death sentence ↓ freddy   Lun 20 Aoû - 3:03


death sentence
il a le corps qui se contracte, qui se détracte. il a plus figure humaine alberto. il frôle la bête de foire. celui qu’on se partagera aux urgences pour quelques clopes. l’horreur qui donne du baume au cœur à tout l’service. il pouvait pas seulement chanter en fumant le cigare, traîner dans les bars se saouler. fallait qu’il rentre dans les petits papiers de freddy.
il voit la nuit, les gyrophares de l’ambulance,
il entend mille questions.
il sent la gifle de sa mère qui s’écrase sur sa joue.
l’impression d’être ivre.
peur du vide
peur du bruit
peur des gens
il s’écrase contre le brancard, bascule,
- j’ai pas fini.
il a fini.

en vérité.
il a fini. il tient plus debout. il a sa poitrine qui se dégonfle comme un ballon. il suffoque comme s’il avait avalé un sac plastique.
comme s’il avait avalé une bonne vingtaine de pilules. comme si un pied le tenait couché au sol. mais il en est persuadé alberto, il peut tomber plus bas - il y va pas à fond.
il pourrait marcher, encore. se forcer. il pourrait se forcer à se mettre sur ses deux pieds. à courir, à sauter, à danser. il pourrait faire un marathon.
c’est pas assez dingue. c’est bon qu’à faire revenir à la vie les morts.
qu’à endosser la peau d’un père qu’on a fait pendre il y a trop longtemps.
foutue catharsis.
maintenant ses ailes sont cassées,
et les visages sont flottants.
et il y a personne, non, pour lui dire que ça ira mieux après. que c’est juste une mauvaise passe casse-gueule. qu’il devrait ralentir, que le timing est pas bon. qu’il est pas un château imprenable ou un super-héros en collants rouges ou bleus.
il garde les yeux grands ouverts, inhabités.
rêve de tenir entre ses doigts ce bourbon qui arrangerait tout. mais il rêve pas vraiment.
il convulse, sans plus de trésors dans les yeux à donner. c’est vide. blanc. inanimé. l’image saute.
il tombe de fatigue, il tombe de désastre.
ils pourront jamais réparer ça.
le mauvais cœur dans le mauvais corps.

peut-être qu’il ferait n’importe quoi, pour que ça veuille dire quelque chose, pour pas que ça soit insignifiant. pour ne pas être lui-même insignifiant. et freddy, freddy il peut réaliser tout ça en un claquement de doigts, parce que c’est un putain de magicien. il s’en fiche de l’histoire avec isaac alberto, ça a rien changé pour lui - la haute estime qu’il a pour freddy a pas bougée d’un iota.
la haine qu’il éprouve de se faire éconduire comme une pauvre fille qu’on utilise et puis qu’on jette non plus.

il a la tête qui flanche contre son nouvel oreiller, alors qu’il s’ouvre l’horizon d’un œil fatigué.
c’est quand il voit freddy, seulement, qu’il est repris d’une nouvelle forme de panique qui fait bip sur l’appareil.
il manquait que ça pour lui voler un sursaut,
il s’enterre dans son lit de fortune alberto, il est sûrement pas prêt à entamer une vraie conversation après s’être pris un bon gros shoot de morphine par intraveineuse.
suffisamment pour se dire qu’il se sent pas si mal.
qu’il est bon pour repartir demain matin à la première heure, en fauteuil, sûrement.
son regard se pose sur freddy de nouveau et il a ce sourire niais sur la figure.
- j’savais que tu viendrais, tu peux plus te passer de moi.
il hausse les épaules avec amusement et nonchalance.
tout en grimaçant,  
tout en reniflant.
pourquoi tu peux pas juste aimer c’que je fais freddy ?
pourquoi tu m’fous en l’air ?
pourquoi tu m’rends malade ?
tu devrais t’prendre un assistant, une assistante
j’sais pas.
souffler, prendre des vacances.


silence.

j’ai jamais pu encadrer isaac
c’était un gros con.
t’avais l’air mal j’osais pas t’le dire, mais c’était un vrai fils du pute et j’suis pas du tout triste qu’il soit mort.

j’espère que t’auras au moins un peu apprécié le spectacle, sur la forme. j’sais que tu détestes le fond.
et merci,
et désolé que tu sois là,
t’as sûrement bien mieux à faire que d’pieuter sur une chaise aussi inconfortable.

t’es con,
c’était si évident et t’es quand même venu
pour nous faire mourir tous les deux. pourquoi tu fais des trucs comme ça ?

à mon avis ils m’ont pas fait prendre que d’la morphine, j’me sens vraiment pas bien du tout d’un coup.
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MessageSujet: Re: death sentence ↓ freddy   Lun 27 Aoû - 15:35




the great life of alberto → The wonderful alberto.
Le magicien, sans peurs, qui d'un sourire, efface vos suspicions, vous faire croire à la magie.
Il vous fait croire que, non, deux crochets plantés dans la peau, ne font pas mal. Que ce n'est rien de plus difficile qu'une toile, à peindre, que n'est pas magicien qui veut, mais que qui veut peut faire de l'art.
De l'art...
De l'art, pourquoi a-t-il choisi l'art pour régir sa vie ? En voila une bonne question.
En voila une bonne question, ne jamais laisser sa vie entre les mains d'une idée philosophique imprécise et complètement bancale. Si seulement il avait vécu au XVIIème, au XVIIIème siècle, là tout aurait été plus facile. C'est pas comme si l'art était remis en question tous les quatre matins, c'est pas comme si se planter des crochets dans le corps relevait du génie à cette époque. Ca relevait de la torture, c'était beaucoup mieux.
Alberto s'est torturé au nom de l'art, quel con.
Quel abruti.
Quel enfoiré. Fils de pute enculé, il peut le traiter de tous les noms, ça n'empêche pas qu'il est là, à ses côtés, et qu'il attend sagement le déluge, et qu'il se réveille.
Ca n'empêche pas que d'un coup, a remis en cause son univers.

Il le voit ouvrir les yeux, finalement, avoir survécu à l'apocalypse. Sans doute qu'il a simplement eu très mal, rien d'autre. Qu'est-ce qu'il en sait.
"J’savais que tu viendrais, tu peux plus te passer de moi. P'tit con. Ses mots sont mal articulés, il le fait sursauter, il est chiant Alberto, vraiment chiant. Il se redresse un peu, le regarde depuis sa chaise. Il a l'air ailleurs, pas dans cette chambre d'hôpital. Loin, bien loin. Mais Freddy, il sourit. Il avait pas l'habitude de sourire avant, mais l'entendre parler, même de choses tragiques, ça lui donne envie de sourire. C'est sans doute nerveux. "pourquoi tu peux pas juste aimer c’que je fais freddy ? pourquoi tu m’fous en l’air ?" J'te fous pas en l'air, tu t'fous en l'air tout seul. "pourquoi tu m’rends malade ? Tu t'rends malade tout seul. "tu devrais t’prendre un assistant, une assistante, j’sais pas. souffler, prendre des vacances." Nan, nan ça c'est trop facile, il veut pas fuir ses problèmes, ses ennuis ses emmerdes appelez ça comme vous voulez. Il se mord la lèvre Freddy, il a le coeur qui bouscule, il le regarde. Il supporte pas d'entendre qu'il le rend malade, il veut pas foutre en l'air la vie de quelqu'un d'autre. Il fronce les sourcils quand il l'entend parler d'Isaac. Il souffle, plus pour lui, " Pourquoi tu l'fous sur l'tapis." C'est pas le moment, c'est certainement pas l'endroit, t'es mal placé pour en parler. Tu sais rien. Tu sais rien du tout Alberto alors s'il te plait, ferme la.

Il voudrait lui prendre sa mâchoire, la fermer à tut jamais, mais il continue, il déblatère, et il accuse.
"t’es con, c’était si évident et t’es quand même venu, pour nous faire mourir tous les deux. pourquoi tu fais des trucs comme ça ?" Il le regarde Freddy. Il comprend pas, il fronce les sourcils, il sourit, il est perdu. Il glisse : " Alberto j'ai rien fait." Il se rapproche, regarde ses mains. Regarde un peu son torse, pastout à fait caché par la couverture. Couvert de cicatrice. Deux énormes pansements de chaque côté de la ligne de symétrie. Il le regarde : " Tu t'fous dans la merde tout seul depuis le début, moi j'essaye de me protéger de toi comme je peux, je sais pas pourquoi je persiste ... " Pourquoi il est là. " J'suis là, j'suis rentré dans ton jeu. J'suis rentré dans ton jeu, j'ai foncé à tête baissé dans c'que tu m'vendais, j'suis vraiment trop con."
Sa voix se brise un peu. Doucement, il attrape sa main, il la serre comme il peut, il se mord la lèvre.
" Tu m'fais ressentir trop d'trucs."
Avec l'art, avec le coeur, avec le coeur.




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MessageSujet: Re: death sentence ↓ freddy   Dim 2 Sep - 15:52


death sentence
il a le nez dans les étoiles, sous les étoiles. il a les flashs délavés à la machine qui ne manque pas de lui faire cligner des yeux comme un monstre ébahi face à un arc-en-ciel. les pièces d’un nouveau puzzle mâchouillées par le chien. il se sent pas vraiment là, physiquement. il peut bouger, un peu, mais est-ce qu’il est là ? il ressent plus la douleur,
il ressent plus rien. alors ça va,
il sait plus si il est l’homme ou le rêve.
s’il peut lever les mains en l’air, ou craquer ses doigts pour prier.
s’il peut prier sans y croire,
au lieu de se faire un rail de coke, attendre que ça passe.
maintenant il était bien, anormalement bien. anormalement serein dans son habit de mort.
maintenant il avait le choc thermique, la fatigue au volant, la pitié déguisée en sourire.
il peut faire que sourire alberto, quand il croise freddy. inventer, prétendre, mentir.
ne pas voir le sang sur ses mains.
l’injustice épouvantable, il pourrait faire acte de parjure. ça serait facile. mais qui écouterait un pauvre type qui manque de s’tuer pour passer l’temps ?
il soupire. il veut pas que freddy aille en taule pour ça.
pas parce qu’il aurait plus de non-agent avec qui flirter, il veut pas que freddy aille en taule, c’est tout. ça lui importe. il sait pas comment, mais ça lui trouerait la poitrine une deuxième fois.
il se demande si c’est plus douloureux alberto mais il ne fait qu’hausser les épaules, vaguement désolé.
vaguement tout. vaguement surpris, vaguement blessé, vaguement triste, vaguement dépité, vaguement perdu, vaguement honnête, vaguement coupable.
il a rien fait.
il a tellement rien fait qu’il en a la gorge nouée alberto. que son petit speech a le malheur de l’abattre en plein vol.
il sent sa main dans la sienne, qu’il aimerait serrer de toutes ses forces.
trop d’trucs. est-ce qu’il va exploser ?
- mais tu m’as décroché non ? alors il était plus qu’un costume, plus qu’un spectateur attentiste. plus qu’un super agent avec un bon aftershave.
il recule sa main lentement, il sait pas quoi lui dire.
être aussi heureux et triste à la fois. il fixe freddy un instant avant de revenir à ces deux énormes bandages qui scindent sa poitrine en deux.
- des trucs, ouais. il hoche la tête positivement. ça serait mentir que de dire qu’il ressent rien, qu’il ressent pas des trucs. c’est pas comme si c’était pas flagrant depuis le tout début. mais ton truc c’est de ne rien faire, vrai ? de faire comme si ça n’existait pas. il ne se mord la lèvre. pourquoi il a fallu qu’il tombe amoureux d’un cauchemar ?
il ne lui prend pas la main, il lui attrape le bras. il veut pas qu’il parte alberto, qu’il le laisse ressasser tout ça dans sa pauvre chambre d’hôpital. seul, il va péter les plombs. il renifle.
- je voulais, seulement, t'impressionner. tu sais pourquoi, et c’est pas parce que j’ai besoin d’un agent.
c’est parce que j’ressens un peu plus que des trucs.
j’ai pas besoin d’un agent,
j’ai besoin de toi.
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death sentence ↓ freddy
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