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 histoire d'un soir (alberto)

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dr. pepper
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MessageSujet: histoire d'un soir (alberto)   Dim 1 Juil - 13:00

wanda aurait besoin d’être plus ponctuelle,
pas tout le temps,
juste de temps en temps.

et, même si elle essaie de faire des efforts wanda, elle ne sait pas faire ça. depuis qu’elle a accepté d’écrire, chaque semaine, quelque chose pour le new york times, son organisation brouillon l’a met à rude épreuve. toujours le même schéma : choisir un sujet sur lequel écrire en début de semaine, regarder les nouvelles et décider quelques heures avant le bouclage de changer entièrement son fusil d’épaule.
et en ce jeudi, wanda veillera jusqu’à tard dans la nuit.

vingt heures,
le lounge


ce n’est pas forcément le meilleur endroit pour écrire, d’ailleurs elle n’écrit jamais ici, sauf ce soir. allez savoir
wanda presse le pas, machine à écrire au bras.
elle cherche une place dans un coin, qui pourrait lui permettre d’être bien.
là-bas, c’est bien...hum quoique après je ne vais plus avoir assez de lumière et je vais devoir forcer sur ma vue et ça va m’abîmer les yeux....
demi-tour
je peux mettre ici sinon, ça à l’air sympa... en même temps c’est devant la porte d’entrée, va y avoir des va-et-vient et ça va m’agacer
un regard à gauche
ah, là c’est sympa... oui enfin en même temps, ça à l’air un peu crade... ouais non ça m’dégoute.
un regard à droite
oh! mais là c’est sympa
elle a jeté son dévolu sur un canapé en cuir et une table basse assez grande pour accueillir sa machine à écrire, ses journaux, un cendrier et même une tasse de thé. wanda a besoin de place, wanda s’étale.

c’est la première fois que wanda ne sait pas sur quoi prendre la parole, parce que wanda est révoltée au sujet de beaucoup de choses et hier, elle est tombée sur la une des journaux : des bombardements sur hanoï. elle trouve cette guerre au vietnam assez ridicule à vrai dire. ce n’est pas la première fois qu’elle prend la parole sur ce sujet et cela ne sera probablement pas la dernière, d’ailleurs il y a de fortes chances qu’elle prenne à nouveau la parole ce soir ou peut-être pas. aujourd’hui, la national organization for women vient d’être créé. voilà, wanda est perdue et ne sait plus de quoi parler.  

elle attrape son carnet dont elle lit les dernières pages, ses dernières pensées. le vietnam ou la femme mais pas les deux, ça c’est certain. wanda se jette dans le canapé, attrape son journal de la main gauche et pose ses pieds sur le bord de la table basse. elle l’ouvre d’un geste élégant et commence à lire. quelques minutes après, elle ferme violement son journal qu’elle délaisse à côté d’elle et se jette sur sa machine à écrire. elle y insère une feuille et commence à écrire. ce sera la femme, les femmes.

elle tape, se trompe, change d’avis toutes les deux minutes, arrache sa feuille, en fait une boule et la jette par terre. une cinquantaine de fois, toujours de la même manière, comme une machine bien rodée. elle écrit quatre pages comme ça, sans jamais s’arrêter, sans jamais s’ennuyer et puis à la cinquième page, il y a comme un bruit étrange. haussement de sourcils et une légère inquiétude peu perceptible. non, pas maintenant. elle fait mine de ne pas comprendre même si elle s’est très bien ce qui est en train de se passer. c’est la vingtième fois en trois mois que sa machine fait des siennes. elle devrait se résoudre à en acheter une nouvelle mais elle est sentimentale, wanda. elle trifouille deux secondes histoire de se dire qu’elle essaie quelque chose, regarde sa montre qui affiche vingt deux-heures quinze et lâche sans aucune retenu un ‘fuck’ fataliste et désillusionné. une main retenant sa tête et une moue blasée sur le visage puis wanda qui se tape doucement le front contre la table basse comme pour réfléchir plus vite qu'elle ne le fait déjà.

peut-être que pour la première fois, wanda ne sera pas à l'heure.
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triple elvis
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MessageSujet: Re: histoire d'un soir (alberto)   Lun 2 Juil - 0:39


histoire d'un soir
il ne tourbillonne pas d’un lieu à un autre alberto, il est cette ancre qu’on aime voir mourir sur de belles côtes toscanes. on imagine bien, pourtant, il a jamais l’air tout à fait à sa place à la fabrique. plus cobaye qu’artiste, il acquiesce sans jamais demander son reste. il est comme une ombre enfumée dans un couloir. comme une éponge, il boit les mots et les gestes des indécis. de ceux qui se découvrent à la lumière pour la première fois. et quand on cherche ses bras, il les offre avec chaleur; réconfort. comme un faux-fuyant, il évite soigneusement les questions de peur de décevoir. alberto, c’est un démon égoïste. il estime qu’il a rien à donner ailleurs que sur scène. qu’il ne brille que sous les projecteurs. qu’il est somme toute banal, tout juste moyen. bon à égorger les chiens. alors à chaque fois qu’il passe les portes de la fabrique, il a ce regard alerte qui cherche, de bons copains, de vagues connaissances, le jeu hypocrite auquel il peine. il n’aspire à rien de spécial alberto, même pas un quart d’heure de célébrité.
il y a rien - sinon quelques murmures sous ses pas immenses qui se pressent de l’autre côté du miroir. pas de fioritures dans sa fortune made in italy.
imbibée d’essence, il s’en fout. alberto il préfère réussir sa mort plutôt que sa vie.
il tourne en rond, comme un feu ardent,
il tourne en rond, trop longtemps. concentré, sur un point fixe qu’il prétend ignorer.
sans virgule
sans ponctuation
sansespace
il a l’image de cette fille trop sophistiquée qui atrophie la pièce, qui souffle la planète en tapant à la machine.
il chope un verre, pour surnager, pour voir à travers l’obscurité de la salle blanche.
il va pas s’battre pour un soleil alberto, il aurait rien à lui demander.
même si, faut s’méfier des apparences, des trucs qui n’ont pas d’sens.

il devrait passer son chemin alberto, ignorer ou faire semblant d’ignorer le désarroi. l’anxiété coupable qui précipite le stress. parce qu’il est visiblement pas repassé par le lounge au bon moment mais qu’il peut difficilement ne pas baisser les yeux en direction du nombre incalculable de boulettes de papier à ses pieds. est-ce que c’était là avant ? avant que l’image imprègne sa rétine, quelques minutes plus tôt. il marche, à travers les cadavres de papier laissés pour compte au milieu du passage.
il s’agenouille rapidement, si tu veux, je peux jeter un œil.
il faut qu’il croise son regard une première fois pour avoir l’impression de la connaître. il sait pas d’où. il en conclue seulement, au vu des circonstances, qu’elle doit être journaliste. il détaille la machine de ses doigts en suivant les indications factuelles de cette autre main que la sienne.
comme deux pianistes sur une seule partition. c’est pas censé se faire à deux. même si, aujourd’hui, la machine s’entête à lui soutenir le contraire.
parce qu’il y a tout juste un clic libérateur avant qu’il ne se redresse pour maudire ce dos douloureux. un sourire se dessine sur son visage, il lit quelques lignes, quelques lettres noires sur du papier blanc. il est un peu surpris de voir apparaître le fameux new york times, de voir qu’on confie seulement un article politique à une femme. forcément, ça peut pas être n’importe quelle femme.
- ça devrait fonctionner je crois. il hausse vaguement les épaules tout en restant cloué au sol. faudrait pas qu’il ait l’air d’un imbécile trop vite alberto, parce qu’il en a trop souvent le sourire.
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MessageSujet: Re: histoire d'un soir (alberto)   Lun 2 Juil - 19:35

c'est vrai qu'elle fait sophistiquée, wanda. elle vous donne toujours l'impression d'être toujours bien apprêtée. elle est grande et élancée, toujours bien coiffée, un trait d'eye-liner parfaitement tracé. et, quand on la voit comme ça, on peut se demander ce qu'elle peut bien faire là, au milieu de tout ça, de ces gens-là. pourtant, wanda s’y sent bien à la fabrique, toujours plus qu’à washington ou que dans les montagnes suisses. la différence, c’est qu’ici au moins elle se sent libre. Elle se sent libre de pouvoir dire ce qu’elle veut, faire ce qu’elle veut et quand elle le veut sans avoir de compte à rendre à personne. c’est cela sa liberté.

c’est vrai qu’elle fait classique, wanda. elle vous donne l’impression d’être ennuyeuse à mourir. mais, cela ne l’empêche pas d’avoir quelques amis. elle est profondément gentille. son côté bon chic bon genre, elle l’hérite de son éducation bourgeoise. wanda a eu une enfance privilégiée, elle le sait très bien et ce n’est cependant pas quelque chose dont elle parle ouvertement ou facilement. elle a toujours cette impression wanda que le jour où l’on saura d’où elle vient réellement, les gens ne lui accorderont plus aucune crédibilité. wanda ne parle jamais de sa famille et si le sujet arrive tout de même sur la table, wanda prétend qu’elle a coupé les ponts pour des raisons personnelles. en réalité, elle n’a jamais coupé les ponts. sa mère lui écrit toutes les semaines quant à son père, on peut dire qu’ils sont en froid depuis qu’elle a décidé de publier son second roman. l’unique échange qu’ils ont a lieu la veille de noël et se résume à la phrase suivante : tiens marianne, toujours en vie? un être charmant, n’est-il pas ? malgré cette rancoeur, il ne l'a jamais chassé hors de chez lui, peut-être pour faire plaisir à sa femme, peut-être parce qu'au fond elle reste sa petite fille.

elle se tient droite, ne met pas ses coudes sur la table, on peut se douter d'où elle vient wanda. on peut l'imaginer plus facilement qu'elle ne le pense mais personne n'a jamais eu le cran de creuser suffisamment la question pour en obtenir la confirmation.

elle a le front collé à la table quand elle sent une présence sur sa gauche. c'est au ralenti qu'elle tourne délicatement sa tête sur le côté sans jamais cesser le contact avec la table. dans son champ de vision, un homme aux cheveux gominés. ses yeux noisettes fixent les siens, ils sont marrons mais ils lui paraissent presque noirs et wanda, elle a envie d'y plonger corps et âme dans son regard. elle cligne des yeux une, deux, trois fois et ses sourcils qui se fronçent quand elle comprend qu'il est en train de lui dire quelque chose. d'un mouvement vif, wanda se redresse et porte ses mains au niveau de ses oreilles. elle ôte ses bouchons auditifs. "pardon, tu me disais quelque chose?" et là un grand sourire vient illuminer son visage. c'est pas habituel pour wanda de sourire aussi rapidement à un inconnu. non, habituellement elle reste si stoïque qu'elle donne l'impression de prendre les autres de haut. alors il lui répète qu'il veut bien jeter un oeil. wanda qui recoiffe légèrement sa frange 'euh... oui, je veux bien! tu t'y connais en machine à écrire?' parce que si non, il ne vaut mieux pas que tu y touches. wanda le laisse faire malgré tout, c'est la première fois qu'une autre personne touche à sa machine à écrire, la toute première fois et ça lui fait une sensation bizarre dans l'estomac. elle lui montre où ça coince 'c'est toujours au même endroit qu'elle bloque et je ne sais pas pourquoi....' ça l'embête quand même wanda. ça voudrait dire qu'elle va devoir s'en racheter une, en même temps elle a les moyens de s'en offrir une de pas trop mauvaise qualité mais en même temps... puis, elle se dit qu'elle pourra toujours aller pleurer auprès de sa maison d'édition. si elle n'a pas de machine à écrire, il n'y pas de romans - pas de romans, pas de publications et pas de publications, pas d'argent. bon en même temps, wanda a aussi besoin d'argent dans cette histoire c'est pour ça qu'elle ne veut pas investir dans une nouvelle machine à écrire. elle pourrait aller la faire réparer mais comme elle veut que quiconque n'y touche, ça devient délicat et puis en même temps si elle la répare, ça ne veut pas dire qu'elle fonctionnera à nouveau comme au premier jour. la réparer peut devenir un mauvais investissement.

perdue dans ses pensées, c'est le bruit d'un clic qui la fait revenir. elle regarde le bel inconnu et elle le voit sourire. son regard s'y attarde quelques instants et ce sourire qu'elle fixe lui déclenche comme un tsunami émotionnel dans tout son être. elle ne sait pas ce que c'est mais elle ressent quelque chose dans le bas du ventre, comme des picotements intenses. est-ce ça avoir des papillons dans le ventre?  elle pose sa main gauche lentement sur son cœur qui bat bien trop vite et elle se met à sourire de la manière la plus niaise possible. et elle ne s'en rend même pas compte, qu'elle a le sourire qui monte jusqu'aux oreilles. et pour la première fois, wanda ne voit rien venir.

elle n'essaie même pas de taper quelque chose pour vérifier si elle fonctionne correctement, elle continue de regarder l'inconnu comme attirée par un aimant. elle en oublie même de dire merci. elle lui tend la main et ajoute un 'je m'appelle wanda' et son sourire qui ne s'atténue pas.
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MessageSujet: Re: histoire d'un soir (alberto)   Lun 23 Juil - 21:17


histoire d'un soir
la fille à la machine cassée,
le prénom qui fait une vague d’échos incompréhensible. il sait pas trop pourquoi ni comment, dès fois il se mêle de ce qui ne le concerne pas alberto. c’est pas seulement une fabrique d’arts, c’est un carrefour, un tourbillon qui, quelquefois, lui arrache un sourire sur son visage figé. une vaine idée selon laquelle le travail est accompli. il aurait pu faire comme tout le monde, faire comme si elle n’existait pas. il ne s’en est pas senti capable, au dernier moment. c’est comme s’il se visualisait recevoir une paire de gifles invisibles. il voulait simplement, ne pas la déranger. c’était suffisamment bizarre qu’elle se tienne à l’écart de la pagaille qui recouvre les lieux du sol au plafond.
il est pas réparateur de machines à écrire alberto, il en possède pas non plus. mais il a déjà réparé plusieurs fois sa vieille moto alors il s’dit naturellement que ça peut pas être compliqué. il réfléchit pas vraiment à ce qu’il fait. pourtant il voit bien que cette machine a une importance capitale, importance qu’il aurait jamais envisagée.
pour wanda,
il se demande inconsciemment d’où ça peut venir un prénom pareil, il trouve ça joli. parce qu’il aurait jamais parié là-dessus, qu’il trouve ça un peu bizarre. elle lui tend la main et il lui faut bien quelques secondes pour s’en apercevoir. pour réagir. parce que son sourire ne manque pas de le perdre. personne ne fait ça. personne ne sourit comme ça. ni lui, ni aucune fille. il sait pas vraiment s’il doit lui serrer la main ou pas, sûrement qu’un baisemain serait malvenu. wanda elle est trop convenable pour consentir à son baratin habituel. alors il lui tend la main pour la lui serrer,
pourtant il ne fait que caresser la paume de sa main, bizarrement. il fronce les sourcils en faisant mine d’être ailleurs. et puis il lui sourit. reflet incertain de la chaleur qui lui a transpercé le corps et le cœur un peu plus tôt. enchanté wanda. il y a un silence, il lève les yeux vers elle, curieux. alberto. s’il était un peu plus courageux il l’inviterait à sortir c’est une certitude mais plus il la regarde wanda, moins il en a, des certitudes. il reste assis par terre. c’est la première fois que tu viens à la fabrique wanda ? il devrait pas poser toutes ces questions, mais la machine avait fait un clic alors il pouvait pas être de si mauvaise compagnie. il n’ira pas jusqu’à dire qu’il aurait remarqué une fille comme elle depuis longtemps, mais il le pense. il y a trop d’espoir dans ses yeux, l’envie de changer l’monde pour en faire quelque chose de mieux. alors il ira pas jusqu’à dire que sa machine était comme neuve maintenant, seulement qu’elle fonctionnerait le temps de quelques mots nocturnes dans un endroit pas approprié. et encore qu’il serait prêt à croire en n’importe quoi pour revoir son sourire suspendu à ses lèvres.
c’est à quel propos ? il continue, malgré lui. faut croire qu’il devait être shérif dans une vie antérieure à celle-ci alberto. ou alors il était nerveux, sans qu’il ne sache pourquoi. c’est certainement pas la première fois qu’il parle à une femme et il aurait toutes les raisons du monde de trouver ça affreusement puéril ou ridicule s’il était en mesure, lui, de parler politique. de défendre quelque chose qui ne commencerait pas par je. il dit rarement tu. il dit jamais nous. il s’intéresse pas à la politique, il continue même à penser que cet enfoiré de kennedy est pas une grosse perte.
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MessageSujet: Re: histoire d'un soir (alberto)   Mar 24 Juil - 19:05

albertoc’est un très beau prénom’ pense-t-elle tout haut. wanda ne se rend même pas compte qu’elle vient de prononcer ces quelques mots. et c’est vrai, alberto c’est beau et ça lui va bien. alberto, ça sonne comme des vacances en italie, un voyage à capri, une vie sans-soucis. alberto. c’est la première fois qu’elle entend ce prénom, enfin c’est ce qui lui semblait. elle n’avait pourtant pas souvenir d’avoir croisé un quelconque alberto dans sa vie. en tout cas, alberto c’est un prénom qu’elle n’oubliera pas de sitôt.

des frissons qui parcourent son corps tout entier, de la tête au pied, quand elle l'entend prononcer son prénom. comme si elle l'entendait pour la première fois, comme si elle le découvrait encore une fois. et wanda, ça lui plait de l'entendre le prononcer une deuxième fois. alberto, il a une voix grave et ça lui fait quelque chose. son corps réagit sans qu'elle puisse en avoir pleine conscience. depuis qu'elle est enfant, wanda a toujours été sensible aux sons et celui de sa voix résonne comme un chant qui vient adoucir ses tympans.

'oh non ce n'est pas la première fois...' wanda ça fait deux ans qu'elle vient là. en réalité, wanda n'aurait jamais dû y mettre un pied à la fabrique, ni même à new york. parce qu'au fond, wanda est bien plus californienne que new yorkaise. west coast forever. même si sa californie natale, cela fait bien longtemps qu'elle en a foutu l'camp. '... d'ailleurs j'ai l'impression de passer plus de temps ici que dans mon appartement...' wanda a des problèmes pour dormir, elle est abonnée aux insomnies alors elle préfère passer son temps à la fabrique que seule dans son lit à beaucoup trop réfléchir. entre nous, être à la fabrique ne l'aide pas à moins réfléchir, mais au moins elle trouve de quoi s'occuper. d'ailleurs, c'est comme ça qu'elle a écrit son dernier livre, c'était l'année dernière - après la publication, elle avait dû s'absenter quelques temps de new york pour tout ce truc de promotion qu'il l'ennuie toujours fortement. wanda, elle déteste ça. elle déteste devoir aller se justifier de toute façon, elle trouve que les journalistes sont d'une pertinence tout à fait médiocre ce qui est assez contradictoire je l'avoue au regard du fait qu'elle écrit elle-même pour le new york times. néanmoins, wanda ne se considère pas comme étant une journaliste. elle n'est pas une journaliste. '... c'est sûrement dû au fait que j'aime beaucoup cet endroit.' finit-elle par avouer.la fabrique était arrivée au bon moment dans sa vie. il avait suffi d'une rencontre, une seule pour que les perspectives changent. 'et toi alberto, viens-tu souvent ici ?' et une petite hésitation qui s'immisce dans ses pensées 'nous n'avons jamais été présenté, n'est-ce pas ?' et wanda qui pose sa main sur l'avant-bras d'alberto. wanda rencontre des gens tous les jours, et elle les oublie parfois sans vraiment le vouloir. elle espère juste qu’elle ne l’avait pas déjà rencontré ou qu’on ne lui avait pas présenté comme ça entre deux coupes de champagne durant une soirée parce qu’elle s’en voudrait de ne pas s’en souvenir. elle a l’impression qu’alberto, ce n’était pas quelqu’un que l’on pouvait oublier comme ça. wanda est persuadée qu’elle n’aurait pas pu l’oublier.

'de ?' c'est qu'elle en aurait presque oublié qu'elle était en train d'écrire quelque chose. 'oh oui bien sûr, et bien ça parle de la national organization for women, je ne sais pas si tu en as entendu parler c'est une nouvelle organisation féministe qui vient d'être crée... ' et wanda qui prend ses aises, beaucoup trop rapidement. si vous assistiez à la scène et que vous connaissiez tant soit peu wanda, vous seriez les premiers à dire qu'il se passe quelque chose d'étrange. '... elles veulent défendre le fait que les femmes doivent participer pleinement à la société américaine signifiant alors qu'elle pourrait et je dirais même devrait avoir accès aux mêmes privilèges et responsabilités que les hommes...' et puis, elle l'attrape son paquet de cigarettes qui traîne sur la table basse qu'elle ouvre pour attraper une cigarette qu'elle porte rapidement à ses lèvres. elle montre le paquet encore ouvert à alberto comme pour lui dire 'sers-toi'. elle allume sa cigarette rapidement avant de recracher légèrement de la fumée. '... ça serait pas si mal d'avoir plus de femmes dans les institutions...' silence 'mais entre nous... les hommes ne sont pas prêts et ça va leur prendre du temps avant d'admettre qu'il est nécessaire d'inclure les femmes... enfin s'ils l'admettent un jour. c'est pour ça qu'une organisation comme celle-ci est nécessaire...' wanda pourrait en parler encore pendant quelques heures, d’ailleurs la place de la femme dans la société était le sujet de son dernier livre, ça la passionne wanda. mais elle n’était pas certaine qu’alberto ait la moindre envie de l’écouter parler de ça. ce sont toujours des sujets qui fâchent de toute manière, wanda le sait parfaitement. elle a eu de nombreuses occasions pour s’en apercevoir et wanda, la douce wanda, n’a pas envie de se disputer ce soir.

elle cendre sa cigarette et tourne la tête vers alberto ‘… bref, c’est un débat sans fin... et toi alors que fais-tu ?’ un sourire qui vient illuminer à nouveau son visage et  wanda qui est toute ouïe d'en savoir plus.


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MessageSujet: Re: histoire d'un soir (alberto)   Jeu 16 Aoû - 2:12


histoire d'un soir
personne -
a jamais complimenté son prénom, jamais. ça n’est jamais arrivé en vingt-huit ans même pas de la part de sa mère. alors une inconnue tout juste rencontrée à la fabrique. non, il a plus bougé, plus cillé l’espace d’une seconde. c’est rare qu’on lui fasse un compliment alberto - généralement on en arrive bien assez tôt au stade où on le considère comme complètement dément - et c’est fini.
c’est fini avant même d’avoir commencé quoi que ce soit. comme un veau qu’on enverrait directement à l’abattoir pour en faire des steaks. qui a jamais senti que la merde, la pisse et l’odeur plus rassurante de sa mère. non, quand ça devient sérieux - tout le monde démissionne. tout le monde se jette à l’eau pour survivre au naufrage.
un compliment, c’est diablement anodin.
et en même temps, ça réchauffe inévitablement le palpitant désaccordé.

il penche la tête en fronçant les sourcils, c’est pas normal.
c’est pas normal de dévaler autant d’étages aussi vite. peut-être côtoyait-il trop d’artistes à l’extérieur pour s’autoriser à venir ici, plus souvent. alors peut-être qu’il venait, moins souvent qu’avant. parce que tout le monde est si prolifique à la fabrique, même wanda ; quand lui prend le temps de papillonner pour ressentir l’élan et le grand frisson. la parade sanglante qui l’emmènera sur le toit du monde plutôt que le réveil du matin
qu’il entend pas.
l’attaque qui le transcende; cette fois-ci il veut bien écouter alberto. être l’ombre ou la lumière, peu importe. la fabrique était mieux que la plupart des foyers où l’ennui embrasse les petites vies ordinaires qu’il vomit. ça le rend excessivement triste l’ennui, anxieux - il tourne en rond alberto.
- tu peux pas venir aussi souvent ici... et depuis quand - comment. est-ce qu’il avait été trop ivre ? trop bon à la défonce, le nez dans la neige ? trop bien pour regarder tout autour de lui, pour apercevoir une étoile dans son foutu désordre ?
le temps passait trop vite ici, comme si tout était si monstrueusement décuplé sous la loupe d’andy. et ça,
TOUT ÇA
ça lui plaisait pas. moi aussi mais j’dirais pas que c’est parce que j’aime cet endroit. c’est plutôt que son appartement finit par lui donner le cafard au bout de quelques jours. qu’il ressasse les mêmes idées et que l’odeur nauséabonde qui s’en dégage finit par lui donner la nausée. la fabrique n’a jamais été un plan A, c’est un endroit où il faut être. un endroit pour bavasser autour d’un parfait tracé de cocaïne. un endroit pour s’faire gentiment démonter en pièces par un critique droit dans ses pompes. alberto il préfère flâner dans la rue comme un adolescent tout en vidant son paquet d’clopes. se noyer en enchaînant les boulevards, perdu. voir les visages fatigués, euphoriques du petit matin. se finir à la bière à saluer des passants-étrangers. il aime pas rentrer chez lui alberto,
y a personne à attendre ou à retrouver. j’essaie juste de pas m’ennuyer.
elle pose sa main sans qu’il ne l’ait vu venir et il est happé - quoi ? non, bien sûr que non. j’ai une trop bonne mémoire pour oublier un visage. pas du tout. il se pince légèrement les lèvres en guise de mensonge avant de lui sourire. non, il pouvait pas sortir le baratin qu’il sert habituellement à toutes les femmes. et puis, elle était là souvent, elle avait pas besoin d’un balourd pareil. d’un chouette numéro de poésie romantique. ou peut-être que si, après tout, elle écrivait.

il se dit pour lui-même qu’il aurait peut-être pas dû l’encourager, ou être à ce point curieux de tout connaître et tout savoir comme si il avait l'encéphale d’einstein. d’ailleurs il a pas une aussi bonne mémoire alberto, il oublie des tas de trucs, feint d’avoir jugé ça sans importance. la national organization for women était sûrement pas sans importance mais il se sentait pas vraiment concerné. pas qu’il ait à cœur de garder tous ses privilèges - il aurait quitté le bronx pour manhattan sinon, pour parfaire son personnage mais, il avait beau refaire le picasso dans sa tête - une femme à la tête de quelque chose, même lui, il trouverait ça bizarre. pas dérangeant mais bizarre.
sa mère aurait jamais consenti à ce type de petite révolution.
elle a jamais travaillé, et elle s’est très vite remariée après la mort de son père.
- je trouve ça louable mais ça va jamais fonctionner. il réfléchit à quelques mots, il veut pas dire de conneries alberto, la politique c’est pas son sujet de prédilection. parce que le peu de femmes avec un tant soit peu d’ambition se voient contraintes de coucher pour obtenir une microscopique promotion. il lâche un léger soupir, signe qu’il est peut-être pas prêt pour ce type de discussion. visiblement wanda en savait plus que lui sur la question. il s’adosse au canapé, la tête calée là où il devrait lover son fessier. moi ? difficile à dire.
est-ce qu’il y a une définition exacte qui pourrait convenir ? j’me fais enterrer vivant, tout un tas de trucs. il est pas vraiment loquace alberto parce que généralement, c’est là qu’on le trouve nettement moins sympathique. j’fais ce qu’on appelle du body art ? je performe avec mon propre corps, c’est pas toujours hyper plaisant à regarder. il hausse les épaules comme si c’était pas vraiment important alberto, il tient pas plus que ça à rentrer dans les détails, à évoquer toutes les idées tordues qui lui traversent l’esprit ou comment il s’y prendrait pour coudre une aussi belle bouche que la sienne. - mais il se reprend, bizarrement. mais c’est pas du porno, j’préfère préciser. il tousse pour faire passer la gêne.
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dr. pepper
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métier : elle écrit des histoires sans fin qui se transforme en livre et en chronique dans le ny times
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on se veut
on s'enlace
on se lasse
on s'en veut

je t'enlacerai
tu t'en lasseras
(louise de vilmorin)


rps en cours
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MessageSujet: Re: histoire d'un soir (alberto)   Lun 27 Aoû - 0:53

ses sourcils qui se froncent légèrement et wanda qui rit doucement. ‘oh, tout dépend de ce que l’on entend par souvent…’ il n’y avait pas un jour de la semaine où elle n’était pas à la fabrique mais elle ne participait pas à toutes les fêtes. parfois, elle ne venait que pour le petit-déjeuner ou pour prendre une tasse de thé. elle pouvait y rester une journée ou juste une matinée. ‘… mais si on se tient à la définition même du mot souvent, alors oui je peux venir souvent… et comme la fabrique ne ferme jamais ses portes, cela tombe bien.’ elle regarde alberto à nouveau, de toute façon c’est comme si ses yeux n’avait plus la capacité de réussir à regarder ailleurs. ils reviennent toujours se poser sur alberto, comme un automatisme nouveau. ils ne s’était jamais vu, ok. tant mieux. enfin non, elle aurait préféré le rencontrer avant, parce qu’il avait quelque chose de différent et ça ne la laissait pas indifférente. et puis elle le regarde se pincer les lèvres et ça la fait sourire, un peu rougir. elle porte sa main sur sa joue beaucoup trop chaude à son goût. elle se sentait tout à coup gênée. elle écrase rapidement sa cigarette, même si elle n’est pas terminée.

et elle l’écoute parler, donner son avis. louable ? non nécessaire. ‘ce n’est pas parce que personne ne croit en ce que tu fais qu’ils ont raison. je crois qu’il faut croire très fort en ce que l’on fait, et garder une seule chose en tête, pourquoi on le fait… et finalement, l’avis des autres a très peu d’impact…’ wanda n’avait jamais rien fait comme les autres. elle en avait toujours fait qu’à sa tête ‘… alors évidemment, ils peuvent avoir raison c’est certain mais dans le doute, toi aussi tu peux avoir raison alors il faut essayer malgré les remarques qui te donnent envie d’abandonner.’ et wanda, elle commence à se livrer sous un flot de banalités, sans vraiment le faire exprès. parce que wanda, elle a dû apprendre à s’affirmer face aux autres, face aux hommes et face à ses femmes qui la juge souvent hors norme. pourtant, elle répond à de nombreuses normes, wanda mais ils oublient ça parce que ce qui attire l’attention c’est toujours ce que vous ne faites pas comme les autres. la différence.tu sais, alberto, je ne suis pas certaine que toutes les femmes avec un tant soit peu d’ambition soient prêtes à se mettre à genoux juste pour une simple augmentation… enfin j’peux me tromper…’ elle hausse les épaules.

enterrer vivant ?’ et le visage de wanda qui affiche une surprise. elle s’y attendait pas. pourquoi voudrait-on s’enterrer vivant ? elle trouve ça étrange, wanda, ça l’a met un peu mal à l’aise.  ‘c'est intéressant’ elle ne sait pas trop quoi dire wanda, c’est la première fois qu’elle reste sans voix, involontairement. oui, car rester silencieuse, elle sait très bien le faire. elle voudrait lui poser des questions, pleins de questions mais ça ne sort pas. et puis, il précise que ce qu’il fait ce n’est pas du porno. ‘oh mais tu n’as pas à te justifier.’ s’il avait envie de faire du porno, ça le regardait bien et wanda n’a pas grand chose à dire la dessus. ‘et du coup, ta dernière… représentation… euh projet euh… enfin la dernière chose que tu as faite, qu’est-ce que c’était ?’ peut-être qu’elle en avait entendu parler, surtout s’il traîne à la fabrique et en même temps, wanda, les trucs qui touche au corps, c’est pas forcément son truc surtout si ce n’est pas si plaisant à voir. wanda, âme sensible. tout ce qui était lié à la violence, au sang, à la douleur, elle avait toujours eu du mal à le supporter. elle ne regarde pas les films d’horreur, par exemple.

wanda, elle a son regard qui dérive vers la table basse et elle voit apparaître ses feuilles avec son texte qu’elle avait écrit et c’est comme si elle remontait à la surface pour respirer, c’est comme si elle revenait à la réalité. son rythme cardiaque qui s’accélère et les poumons qui se serrent. ‘oh mon dieu, mon dieu, mon dieu… quelle heure est-il ?’ elle cherche une montre, oubliant qu’elle a la sienne autour du poignet. elle cherche une montre et elle en voit une au poignet d’alberto qu’elle attrape d’une manière assez vive. elle regarde le cadran. vingt-trois heures tentre qu’elle lit  ‘VINGT-TROIS HEURES TRENTE !’ elle lève les yeux lentement vers alberto comme un appel à l’aide, comme pour qu’il lui dise que non, sa montre ne marche plus et qu’il est bien plus tôt que ça. ‘ce n’est pas possible, il ne peut pas déjà être cette heure là.’ la panique qui envahit le corps puis l’esprit. ‘non, non, non, non pas ça, pas ce soir.’ comment a-t-elle pu oublier l’heure ? comment ? on pourrait rire de la situation, parce que la réponse est évidente. elle est juste devant elle. c’est lui. il a réussi en l’espace de quelques instants à lui faire oublier le reste. elle rassemble à toute vitesse les papiers sur la table basse. ‘tiens prends ça… je dois trouver un téléphone…’ elle se lève et scrute la salle. ‘tu gardes ces feuilles avec toi… et cache la machine à écrire quelque part, peut importe, je viendrais la récupérer plus tard…’ et elle laisse alberto là assis, pendant qu’elle court vers le premier téléphone qu’elle pourrait trouver.  

c’est incroyable comme votre corps peut réussir à se mettre en pilote automatique quand vous vous retrouvez dans une situation de crise. enfin, wanda c’est quelque chose à voir, elle donne l’impression d’avoir un corps et un esprit un peu bancals. de manière tout à fait inorganisée, wanda a traversé cinq fois le lounge, pour aller dans les différentes pièces, sans aucune logique et sans trouver de téléphone, non plus.

et à la sixième traversée du lounge, elle voit alberto toujours là où elle l’avait quitté. ‘il n’y a pas un seul téléphone dans ce fichu endroit, viens, je dois trouver une cabine téléphonique’ elle lui attrape le bras pour l’amener à l’extérieur. par chance, il est plus aisé de trouver des cabines téléphoniques dans les rues de new york. il y en avait une juste en face de la fabrique. wanda, elle traverse la route à toute vitesse, sans regarder, en manquant de se faire renverser. elle pénètre dans la cabine et avant de fermer la porte, son regard se dirige vers alberto qui semble confus ‘attrape un taxi, j’arrive’ et elle s’engouffre à l’intérieur. elle insère maladroitement des pièces dans la machine et compose le numéro de john ‘john, c’est wanda, j’arrive ne lance surtout pas la publication, j’arrive’ et elle lui raccroche au nez s'empressant de sortir de la cabine, à la recherche d'alberto et d'un taxi jaune.

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