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 i'm walking in this here atmosphere, well, anything's allowed l alice

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Beldam Wiswas

campbell's soup cans
rumeurs : 398
venue : 29/05/2018
faceclaim + crédit(s) : donald glover + lux astern
autre(s) compte(s) : Caïn Morel
dollars : 1998
réputation :
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métier : peintre, plasticien
habitation : babybronx
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it's not who you are that holds you back it's who you think you're not

ALICE l BERTO l LOUIE l COLE & ADAM


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MessageSujet: i'm walking in this here atmosphere, well, anything's allowed l alice   i'm walking in this here atmosphere, well, anything's allowed l alice EmptySam 16 Juin - 16:16



People say beware but I don't care
Words are just rules and regulations to me, me

Aéroport JFK Aéroport j'ai jamais pris l'avion Aéroport bienvenue à New York les gens riches Aéroport y'a jamais eu autant d'amour que dans un hall d'Aéroport c'est à se demander si on ferait pas mieux de ne se voir que dix minutes tous les cinq ans Aéroport des foules d'inconnus qui ne se connaissent pas et qui vont traverser le monde ensembles genoux contre genoux pendant des heures.
J'ai l'appareil autour du cou chemise à fleurs pantalon quand même mais quand même j'ai l'air du parfait touriste ouais sauf que noir par contre ouais noir alors les gens me regardent de travers oups j'ai oublié un truc à ma panoplie j'aurais du revêtir vos peaux - jamais de la vie les amis qui dépensent des fortunes pour aller bronzer la vôtre ailleurs si j'y suis.
J'ai l'appareil autour du cou, un Polaroïd Swinger Model 20 tout neuf cher ce truc là acheté à manger rien pendant des semaines jamais essayé encore je l'ai depuis une semaine et maintenant c'est son moment.
D'abord je photographie les gens à leur insu j'ai l'air d'un espèce de photojournalotouriste il me faut du mouvement beaucoup de mouvement j'ai assez de pellicule dans mes poches
Mon problème comme celui de beaucoup d'artistes même un peu riches c'est que ouais chemise à fleurs appareil tout neuf mais pantalon et chaussures troués déchirés peut être des restants de peinture dans les cheveux. Pour Andy Warhol ça passe, pour Beldam Wiswas ça se remarque vite et les nez se froncent JE NE PUE PAS MESSIEURS DAMES je pourrais crier à la volée JE PRENDS DES DOUCHES TOUS LES JOURS mais j'ai besoin d'être un peu discret d'abord.

Et puis je demande et d'abord ça refuse puis parfois ça accepte ça accepte en ricanant bêtement deux minutes d'image pour les gens lambdas ça fait ça apparemment ils ont à nouveau cinq ans et demi je commence à avoir une certaine quantité de portraits et le swing du travail se meut en moi et quand ça arrive j'ai envie de danser alors je cours plutôt je cours d'une personne à l'autre c'est l'avantage des instantanés je peux faire ça je cours et c'est vite un flot continu qui ne s'arrête jamais. Et puis je passe d'une personne à l'autre en tourbillonnant sur moi même très vite. L'avantage d'un hall d'aéroport, je le comprends très vite, c'est que c'est grand et que ça brasse les gens. Personne ne reste donc vraiment assez longtemps pour s'inquiéter de mon comportement ou même l'observer à part les employés qui eux sont trop occupés à leurs tâches pour vraiment faire attention. Peut être que je finirai par me faire arrêter, c'est quoi ce noir qui tourbillonne et importune tout le monde, peut être pas.
Quand j'ai une soixantaine de portrait et que je commence à ne plus savoir où les mettre avec ceux de flous, de mouvement de foule, je commence à coller. Il y a une arcade entre deux portes d'embarquement assez grande pas non plus massive, je ne suis pas n'importe qui je me suis renseigné avant regardé les plans, entre la porte 3B et la porte 3C et le scotch merveilleuse invention me permet de garder ma virtuosité de mouvement et je colle côte  côte les uns à côté savamment des autres
Pour l'instant ça ne ressemble à rien pour l'instant non c'est normal mais mes mains sont libres et je repars en chasse

Je remarque vite une jeune femme qui ne bouge pas, qui elle prend le temps de regarder, et dans un premier temps ça manque d'éteindre mon élan ça manque de tout péter mais je continue et maintenant que j'ai senti ce regard sur moi je n'arrive pas à ne plus y penser. C'est une petite nana blanche, une petite bourgeoise bien comme il faut, je ne la regarde pas mais je sais qu'elle me regarde je me sens observé ça me bloque ça me bloque ça m'irrite comme un moustique qui ne s'arrête pas tant qu'on n'allume pas la lumière ça me tue j'ai autre chose à faire je voulais faire ça vite, une après midi, et si je ralentis le pas ça ne sera jamais fini et si ça n'est pas fini ça n'a aucun sens alors je continue à virevolter et ça devient de moins en moins léger et virtuose, ça devient petit à petit la danse folle de la bête harcelée et ça m'épuise plus que ça ne m'aide alors je lâche la corde je lâche je me précipite vers la jeune femme


Je vais devoir te prendre en photo

Si je pique pas son regard ou si elle ne s'en va pas mon installation est foutue alors je pique son regard

_________________
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MessageSujet: Re: i'm walking in this here atmosphere, well, anything's allowed l alice   i'm walking in this here atmosphere, well, anything's allowed l alice EmptyDim 17 Juin - 15:51

Elle ne sait pas bien ce qu'elle fait là, Alice. Enfin si elle le sait : elle attend. Elle attend sa sœur, l'aînée, qui vit en Californie depuis longtemps déjà. Elles n'ont rien à se dire, elles n'ont plus rien à partager. Enfants déjà, elles n'ont jamais été proches. Alors, franchement, Alice aurait pu être partout ailleurs, surtout pas ici d'ailleurs. Mais non, la voilà l'aéroport pour attendre une sœur en visite pour quelques jours - "pour mettre de l'ordre dans les affaires de papa". Alice avait voulu répondre que tout était en ordre, pas de problème, elle s'en occupe. La réalité, c'est qu'elle n'en s'en occupe pas tant que ça, occupée à bien d'autres choses, et que l'appartement du père c'est trop, trop de souvenirs, de placards à ouvrir comme les vannes de ses larmes.

Un regard sur sa montre ; elle est terriblement en avance. Alice a ce défaut des gens respectables : elle est toujours trop à l'heure, aucune place pour l'imprévu dans cette vie chronométrée au centième de seconde près. Et soudain, elle a deux heures devant elle, en attendant l'aînée. Deux heures à tuer dans un aéroport, fourmilière gigantesque où les gens se croisent, se meuvent sans jamais s'arrêter vraiment. Elle reste plantée là d'abord, en plein cœur du hall, à l'épicentre des allées et venues des milliers de passagers qui transitent par ici. Elle laisse son regard se balancer autour d'elle, doucement, soupirant un peu de contrariété. Dans la foule, elle avise un homme qui se distingue des hommes d'affaires et des familles chargées de valises. Chemise à fleurs, pantalon troué, chaussures élimées et appareil photo. Les yeux d'Alice s'attardent, traînent, détaillent cet homme à l'allure singulière alors qu'il photographie, virtuose frénétique. Il finit par s'interrompre et s'approcher d'elle.


« Je vais devoir te prendre en photo » il affirme quand il se trouve enfin à son niveau, arrachant à Alice à léger sursaut surpris. Elle croise les bras sur sa poitrine, face à la soudaine proximité - physique comme verbale - de l'inconnu. Il envahit son espace, il prend de la place, de sa présence imposante, charismatique, une forme d'aura active dans le moindre de ses gestes.
« Et pourquoi ça ? » qu'elle réplique, Alice, encore troublée par cette interaction inattendue, et sur laquelle elle n'a visiblement aucun contrôle. « Qu'est-ce que vous... tu photographies ici ? » Curieuse malgré tout.
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Beldam Wiswas

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MessageSujet: Re: i'm walking in this here atmosphere, well, anything's allowed l alice   i'm walking in this here atmosphere, well, anything's allowed l alice EmptyVen 13 Juil - 9:53

C'est pas très compliqué les filles comme ça les filles comme ça souvent ça refuse en faisant la moue en cherchant à faire la maligne et en même temps ça crève d'envie d'en savoir plus.
Voilà alors ça c'est précisément putain précisément un cliché terrible et inacceptable et moi on me balance des clichés dans la gueule toute la journée et quand j'ai l'occasion de former une pensée originale sur quelqu'un je m'applique à perpétuer bêtement le lieu commun
BRAVO BELDAM
et après tu espères qu'un jour une portion de l'humanité réussira à changer les choses
tu rêves
malheureusement pour l'intégralité de mon histoire cette petite demoiselle bien loin de clouer le bec de mes préjugés ne vient que les perpétuer. On aurait presque pu y croire à l'extraordinaire. On aurait presque pu croire qu'au détour de mes tourbillons je ne pourrais trouver que de l'inattendu. Que je perdais du temps sur le collage de l'installation, certes, mais que c'était pour un truc qui valait le coup.
Je renifle j'écoute ses questions je les entends je n'ai pas envie d'y répondre j'ai l'impression qu'à question idiote réponse idiote, à question hidiote réponse hidiote c'est un prof que j'ai eu qui avait un défaut de prononciation étrange qui disait ça en aspirant tous les mots commençant par des voyelles HIDIOTE tout à fait monsieur.
Pourtant c'est moi j'ai amorcé le contact tant pis pour moi je ne peux pas juste laisser là chose là et partir comme un malpropre enfin si je pourrais mais un truc me retient. Son petit nez peut être. L'espoir qu'elle démolisse mes pensées de connard peut être. Mes pensées HIDIOTES.


Je fais un truc. Ca te dit ?

J'ai trois ans et demi quand je suis impatient
toujours eu trois ans et demi quand j'étais impatient
même à 3 mois - véridique
Je me vois pas lui dire que je fais une installation que blablabla que je artiste contemporain plasticien blablabla ça casse le mystère pourquoi les gens sont curieux ça n'arrange pas mes affaires parfois j'aime mieux quand ils sont trop tournés vers eux mêmes pour capter l'existence des autres
Si ça ne lui dit pas qu'elle veut absolument savoir j'irai en courant dans un autre terminal terminer ma mission tranquille avec des gens assez bovins pour me laisser faire et puis je reviendrai et si elle est encore là je lui proposerai d'aller boire un café.
Là tout de suite ça ne vaut pas le coup de l'inviter tout de suite à prendre à café. Ca ne m'amuse pas encore tête trop prise corps trop pris dans l'action il faut vraiment que je me remette à courir sinon je vais hurler.
C'est comme un tic, une obsession, une jalousie, ça ne s'arrête pas
Comme un éternuement tu peux toujours tourner autour parce que c'est pas le moment il finira toujours pas arriver.


Tu verra plus tard, promis.

Ouais je sais j'ai tendance à
Comment on dit déjà
Infantiliser ? Ouais, infantiliser les gens.
Je sais pas pourquoi.
Par impatience.
Par impatience, j'ai trois ans et demi tout le temps, un gamin désagréable de trois ans et demi qui infantilise les gens : c'est HIDIOT.

_________________
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