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 château de cartes -- césar

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Alma Ruiz

dr. pepper
rumeurs : 154
venue : 30/05/2018
faceclaim + crédit(s) : abrielle stedman -- tweek ✩
autre(s) compte(s) : matsuda
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MessageSujet: château de cartes -- césar   château de cartes -- césar EmptyMer 13 Juin - 22:48


château de cartes
la cigarette ((l’éternelle)) entre l’index et le majeur qui se consume, se brûle sans être fumée, de l’autre main elle tient les cartes - carré de neufs qu’elle attend sagement de poser sur table. autour ça piaille, ça chante des paroles broyées par le scotch écossais, ça rit fort et ça part en quintes de toux quelques fois. on joue un jazz - une reprise d’ella fitzgerald qui en fait danser quelques uns au milieu du petit bar aux airs de pub anglais. minuit ou minuit trente alma gagne pas beaucoup ce soir, est surtout là pour son rendez-vous habituel avec ses demoiselles - un peu brouillée chantonne des paroles espagnoles, sert des étreintes à toutes les connaissances qui passent à grands coups de sourires-soleils, on lui refuse rien. elle repart un peu avant les autres - fatiguée elle dit et cette fois c’est peut-être un peu vrai. son grand manteau sur les épaules elle a un signe de main pour les fêtards restants et s’engouffre dans la rue.
la rue aussi elle fait du bruit - résonne comme une boîte. des sirènes au loin, des bribes de conversation. des cris de disputes et puis un fond de musique. elle sent le tabac et la fine pluie de juin - celle qui dure jamais plus de quelques minutes, juste histoire de faire mentir le presque été qui s’installe et ses grands soleils ronds.
elle sait pas vraiment ce qu’elle fiche - ses pieds glissent sur le mauvais chemin. trop de verres - souvent trop de verres. c’est ce qu’elle s’oblige un peu à penser. elle se sent pousser les ailes de la nostalgie - ou celles de la connerie. mais alma rentre pas chez elle ce soir - comme beaucoup de soirs. à la place ses semelles plates grattent le bitume de la mauvaise allée - enjambent des escaliers en colimaçon, des jolis tiens d’ailleurs est-ce qu’ils étaient déjà si jolis avant ? la paume de la main qui glisse sur la rampe dorée et froide elle finit sur un palier familier. peut-être qu’il a été trop familier. elle sait toujours pas bien ce qu’elle fiche mais retourne jamais sur ses pas - finit par sonner. elle le réveillera pas lui, elle le sait, mais sûrement un ou deux voisins et ça la fait sourire. le verbe déranger lui colle aux basques.
la porte s’ouvre et alma prend pas la peine d’enlever les mains de ses poches. elle se plante là, le regarde - rictus con sur la bouche après deux ans. deux ans putain. elle a rien perdu de son culot monstrueux. « bonsoir césar. » elle a la voix enrouée, crevée de cigarettes abusées et d’avoir parlé trop fort toute la soirée. « j’étais dans le coin, je me suis dit que j’allais passer - voir comment t’allais ? ça fait un bail. » oh elle pense pas qu’il va mal - césar va toujours bien. au moins du côté des femmes. on pourrait lui dédier un film à alma, ou un roman  - l’art et la manière de réapparaître comme une fleur et la bouche en coeur, belle gueule mais culot dingue en sous-titre.
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MessageSujet: Re: château de cartes -- césar   château de cartes -- césar EmptyMer 13 Juin - 23:40


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script entre les doigts, tu répètes encore et encore les mêmes phrases. en faisant les cents pas dans ton appartement, t’arrêtant par moment devant l'immense miroir de l'entrée. travaillant chacune de tes mimiques, chacun de tes haussements de sourcils, ton rire. mais rien n'y fait. le personnage ne veut pas te coller à la peau, tu insistes tout de même. les minutes passent, les heures bientôt. tu te sers un verre de scotch, le bois d'une traite avant de te remettre au travail. tu t'affales sur le canapé. tu grognes. te relèves pour prendre place sur l'un de tes tabouret haut de bar. une clope maintenant, nouveau verre. les papiers s'échouent sur le comptoir, s'éparpillent, tu les zieutes un moment avant de les foutre en l'air. le script vole au sol.
tu viens de sortir de la douche, t'as enfilé un jean, une serviette dans la main quand tu rejoins le salon, tu souffles un grand coup, avant de te baisser pour rassembler les feuilles se trouvant au sol. et la sonnette se fait entendre, un coup d’œil à ton horloge, presque une heure du matin. ce n'est que la curiosité qui te pousse à aller à aller ouvrir. torse nu, tu frottes tes cheveux encore humide quand tu entrouvres la porte. « bonsoir césar. » tu fronces les sourcils, qu'est-ce qu'elle fout là. alma et ses grands yeux clairs. la dernière fois que tu l'as vu, elle était mariée. l'est-elle encore ? a-t-elle divorcé ? un sourire en coin étire tes lèvres. « j’étais dans le coin, je me suis dit que j’allais passer - voir comment t’allais ? ça fait un bail. » tu la détailles des pieds à la tête, inspecte sa tenue comme si celle-ci allait te dire d'où elle arrive, comme une fleur. « il t'a fallut deux ans pour retrouver le chemin de mon appartement ? » tu ne lui laisses pas le temps de répondre, tu lui tournes le dos après avoir laissé la porte plus grande ouverte, une invitation. parce que les habitudes sont mauvaises et jamais ne disparaissent. « j'vais bien Alma, merci de t'en soucier à une heure si avancée. » tu t'es retournée vers elle. « tu n'as pas changé. » au lieu d'un tu es toujours aussi magnifique. « je te sers un verre. » la parole se liant aux gestes, tu n'attends pas sa réponse, le verre est déjà remplit. « mais toi, dis moi, comment vas-tu ? » et tu te laisses tomber comme un roi dans un des fauteuils, regard vissé sur la demoiselle.
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MessageSujet: Re: château de cartes -- césar   château de cartes -- césar EmptyJeu 14 Juin - 0:38


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elle le voit césar, froncer les sourcils. froncer les sourcils puis sourire en coin - comme d’habitude ((une habitude d’il y a un peu plus de deux ans)). égal à lui-même, le torse nu, les cheveux encore humides - ça a le mérite de la faire rire, les yeux au ciel - quel charmeur. il laisse la porte un peu plus ouverte, s’en va déjà vers le salon - ils se sont jamais vraiment invités avec de vrais mots, toujours avec des gestes nonchalants comme un crois pas que j’en ai réellement quelque chose à faire sur un ton joueur. elle entre alma, ferme la porte derrière elle sans la claquer, doucement pour n’agacer personne. deux ans pour retrouver le chemin de son appartement - c’est marrant, ça lui fait hausser les épaules après tout c’est vrai, il lui aura vraiment fallu deux ans.
elle défait son manteau, le laisse pendre dans l’entrée et le rejoint dans le salon - y laisse courir son regard, à l’affût du moindre changement. une breloque en plus, en moins. un meuble à une autre place. le canapé où ils se sont laissés crever d’une petite mort plus d’une fois. il lui sert un verre, se laisse tomber dans un de ses fauteuils. alma préfère le sofa - s’y assoit les jambes croisées, son fond de scotch entre les mains. « toi non plus. tu m’ouvres encore la porte torse-nu. » une première gorgée avec un sourire comme elle sait les faire - charmeur à souhait.
elle le détaille, le passe en revue. césar qui a toujours l’air d’une vedette hollywoodienne, de celles que les filles s’arrachent en poussant des cris - et elle a été une de ces filles mais sans les cris, sait pas vraiment si elle pourrait l’être encore. césar qu’elle croit bien être celui ici qui porte le mieux son prénom - empereur de son petit monde. « bien. j’ai gagné soixante-quinze dollars au poker. et j’ai divorcé. » des nouvelles dont on se fout, des nouvelles pour combler un trou, des nouvelles qui vont du coq à l’âne mais ils ont jamais fait les choses dans l’ordre. ils tournent autour du pot. « je peux fumer à l’intérieur ? » elle demande avec un haussement de sourcil, agite sa main dans laquelle se trouve la cigarette. se redresse un peu la mine curieuse quand ses yeux se posent sur le script laissé parterre, le montre du regard. « tu bosses sur quoi ? » ça a le don de lui rappeler césar dans toute sa splendeur, les feuilles éparpillées au sol. une drama queen dans l’âme, une prédisposition au tragique, dramatique. il s’agace jamais qu’à moitié césar. y a même rien du tout qu’il fasse qu’à moitié.

t’as vraiment pas changé césar.
vraiment pas.
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MessageSujet: Re: château de cartes -- césar   château de cartes -- césar EmptyVen 15 Juin - 19:43


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tu la regardes prendre place sur le sofa, tu ne peux réprimer un sourire, tant cette vision te renvoie des années en arrière. elles se comptent par dizaines, les fois où tu t'es retrouvé à l'observer sous cet angle. « toi non plus. tu m’ouvres encore la porte torse-nu. » tu souris bêtement avant de répondre. « je me sens toujours obligé de soigner mon entrée en scène. » parce que ta vie n'est qu'un vaste spectacle. tu fais tourner l'alcool dans le fond de ton verre, avant d'en boire une gorgée. la curiosité te gagne bien vite, tu te demandes tout ce qu'elle a fait, où était-elle ? en deux ans les choses changent, les gens évoluent. « bien. j’ai gagné soixante-quinze dollars au poker. et j’ai divorcé. » la nouvelle tombe. tu relèves soudainement le regard vers elle, t'arques un sourcil comme pour demander un peu plus d'explication. mais elle change de sujet. « je peux fumer à l’intérieur ? » question rhétorique, du moins tu l'espères. en guise de réponse, tu t'allumes toi même une cigarette, les règles de ton intérieur, elles, n'ont pas changé. « tu bosses sur quoi ?  » tu suis son regard qui s'est posé sur les papiers encore étalés au sol, évidemment. tu lèves les yeux au ciel. « un nouveau projet, j'ai le script depuis une semaine, impossible d'en tirer quoi que ce soit. » tu soupires, tu finis ton verre de whisky avant de te lever pour finir de les ramasser et les poser sur la table basse. « je ne parviens pas à rentrer dans ce foutu personnage. » tu ricanes maintenant. toujours debout, c'est un nouveau verre que tu te sers. le quatrième déjà ce soir, ou le cinquième, de quoi parfumer à merveille ton haleine. « c'était une partie de poker avec ton groupe habituel ? »  ce groupe de femmes qui se réunit régulièrement, étendard de la nouvelle ère des femmes. mais ce n'est pas ce qui t’intéresse réellement. tu visses ton cul sur l'accoudoir du canapé. « tu es divorcée alors ? re-mariée ? » seule ? tu tires sur la clope un fin sourire sur les lèvres.
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