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 sea lion woman -- mae (1962)

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dr. pepper
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MessageSujet: sea lion woman -- mae (1962)   Mer 13 Juin - 14:46


sea lion woman
mae monroe est sur toutes les bouches - entre toutes les lèvres ((rouges ou nues)). mae monroe fait vendre des journaux - toute nouvelle reine d’un monde à sequins, fourrures et nuances sombres de rouge à lèvres. c’est mae monroe qu’on murmure et chuchote ici, à l’entrée d’un magasin d’électroménager - du ménager à petits prix pour mesdames qui veulent un foyer bien tenu, brillant et scintillant de propreté. alma fait claquer ses talons à travers la foule, joue des coudes, des mains pour avoir la meilleure place. new-york est là - un petit monde fait barrière entre la silhouette exagérée de mae et ses spectateurs. des qui sont là pour elle, des qui sont là pour elle mais pour l’insulter plutôt, des qui ne comprennent pas, des qui comprennent très bien. mae elle passe ses mains manucurées sur son joli tablier dont les bords sont décorés de volants, sourit à la foule qui piaille et se presse - un sourire de publicité. elle est simple et mignonne - classique, sans l’extravagance qui l’accompagne toujours. comme les femmes d’ici, comme les femmes de maintenant. puis sa bouche claire s’ouvre et c’est pas des discours qui en sortent, c’est pas des chansons, des poèmes ou des mots doux et chauds qu’on lui prête d’ordinaire, c’est des slogans. des phrases d’accroche.

moi je veux de l’utile et de l’agréable
et mes voeux sont comblés avec ma super cocotte seb.
votre femme sera plus heureuse avec un aspirateur.


elle leur met devant les yeux les cocottes, le moulinex, les aspirateurs et les minis fours parce que même en voyage, votre mari aime toujours la bonne cuisine. répète, répète et répète encore en boucle et même en serpentin - se tord, se disloque dans des gestes mécaniques et jamais sans perdre le sourire, le si parfait sourire et les yeux grands ouverts parce que les femmes se font écraser mais restent douces et parfaites. alma elle a les yeux qui regardent si bien qu’ils en oublient de cligner et les oreilles qui bourdonnent de bruit - des femmes gloussent des c’est bien vrai qu’on est un peu des robots, des hommes qui savent mae féminine mais féminine qu’à moitié s’outrent, se disent mais mon pauvre, elle est en train de dire qu’on pourrait cuisiner et faire le ménage aussi, nous ? et alma ne glousse ni ne s’outre ni ne dit rien du tout à personne - se tient devant, tout devant, la petite affiche de la performance dans la main droite et l’esprit en effervescence.

c’est bien toi ça mae.
jamais perdre une occasion de scandaliser le patriarcat.


quand ça sonne la fin et que la populace s’écoule vers la sortie du magasin alma ne prend pas le même chemin - s’avance plutôt vers l’étoile qui irradie encore au milieu de l’allée réquisitionnée pour elle. « mae mae mae… » elle dit et la troisième fois qu’elle répète son prénom c’est dans un rire, lui tend un petit bouquet de roses pâles - sait être faux gentleman comme mae sait être fausse tendre bourgeoise au quotidien irréprochable et jamais ennuyeux. « c’était incroyable. tout chez toi est artistique et sublime. » ils sont toujours courts ses avis - peut-être plus tellement objectifs et toujours accompagnés d’yeux rieurs et de sourires énormes. « je peux t’offrir un verre ? une cigarette ? deux ? j’aimerais te parler d’une chose. » elle a tôt fait de sortir la sienne de cigarette et si ça ne tenait qu’à elle, elle l’allumerait là, en plein milieu du magasin. « je vais t’attendre dehors. » lui envoie un baiser volant comme si c’était devenu sa signature et la laisse se défaire de son costume, la laisse en enfiler un autre, redevenir mae glamour, excentrique et pointue - celle avec qui plusieurs soirs par semaine elle écume les salons guindés de la ville ou les bars où on passe du jazz et du swing.  
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MessageSujet: Re: sea lion woman -- mae (1962)   Jeu 14 Juin - 1:08


sea lion woman
elle a le sourire qui hurle à l'injustice, un sourire qui traîne des amants butés sur le trottoir, un sourire qui pue le désespoir. elle a le sourire qui tire, tire, chaque muscle de sa face pour le déformer, en faire un lissage de surface - elle a tout l'air mae, de ces bonnes femmes qui sont toutes pouponnées sur les affiches, sur les pubs à la télé. elle fait pas la fière mae, parce que là, elle fait que répéter, répéter les slogans à foison, jusqu'à en devenir un véritable poison. elle est la femme mae, la femme carton, la femme chiffon, la femme qu'on traîne sur l'autel, qu'on traîne sur le buffet à volonté, la femme qu'on dévore à n'en rien laisser, la femme sacrifice et la femme sans vice. elle est la femme vide de ses entrailles, dépossédée de tout son attirail . elle est vêtue de ces robes classiques sans trop d'excentricités, d'un tablier aussi laid qu'on puisse en trouver - avec quelques petits cercles violets pour agrémenter cette pâleur d'un poil de bonheur. à quoi bon l'être plus, à quoi bon l'être moins, tant qu'il y a entre les mains un aspirateur, un bon batteur, une cuillère de candeur - elle fait machine, elle fait pas maline, elle fait la poupée mae qu'on veut pas dorloter, qu'on veut juste bonne à se faire baiser une fois la nuit tombée, bonne à être vidée d'esprit, bonne à être l'abrutie.

jusqu'à la fin elle reste, le sourire qui trône sur sa face, le sourire de vente, le sourire en attente, coincé sur ses dents blanches, prunelles ouvertes jusqu'au dessèchement. elle tombe, s'effondre, s'écroule en tas de ruines - signe la fin de son oeuvre productive. puis ça applaudit, ça se tire, ça laisse des échos, des avis dont elle ne tient qu'une piètre importance. elle attend, attend un moment, puis se relève, époussette ses vêtements puis discute quelques secondes à peine avec l'équipe l'ayant accompagnée - puisqu'il faut malgré tout de ces compagnons pour ne pas se faire jeter dans le fond du caniveau. jusqu'à l'odeur des fleurs, jusqu'à cette douce odeur, sucrée, épicée, un mélange à en donner le tournis - une ivresse passagère, éphémère mais qui laisse une sensation après coup de violente nostalgie. alma juste ici, juste là, qui ramène sous son nez tout un bouquet - elle échange les rôles comme on échange de vie, sans aucun mal elle l'imagine mae, vêtue d'un costume trois pièces, aussi élégante qu'un homme véritable le serait. elle sourit, accepte sans broncher le présent qui termine entre ses bras, le bout du nez qui vient se glisser entre les pétales - lèvre inférieure pincée, elle n'a pas le temps de répondre, ne peut qu'accepter sous les compliments qui glissent sur sa chair en une pluie plaisante. de la main elle la salue, de la main elle signe la suite - et les minutes longues à outrance ne traduisent que son changement de vêtement, pour une robe plus saillante, pour un maquillage plus forcé, pour des chaussures plus colorées. mae aux cheveux platines, à la robe émeraude qui ne laisse entrevoir aucune poitrine, les lèvres enfin explosives à s'en déchirer la rétine. bouquet entre les mains, elle sort, bouquet entre les mains, elle la regarde plus franchement, ce rictus de fierté qui possède sa mine éhontée.
- je suis... plus qu'heureuse de savoir que mon travail te plaît. alma à la plume, alma à l'encre qui pleure des torrents de mots prenants, alma qui fait danser le levant - alma, toujours alma et ses grands yeux bien ouverts sur un monde qui tourne à l'envers. de sa poche cousue main, elle sort son paquet de cigarettes, maladroitement en sort une, fourrée dans son bec elle l'allume, sans faire tomber les fleurs qui cette fois-ci ont une meilleure valeur. et si tu m'offres un verre, je ne répondrais plus de rien. rire complice qui trahit son petit bonheur d'une compagne de soirée - qu'elle aurait souhaité sans doute de vie pour troubler le monde entier dans son ordre bien établi. elle pourrait le parier, que lors d'une valse elle serait le meneur, alma. elle serait la grandeur, elle serait la force des épaules, elle serait le ravageur, le bourreau des coeurs.

- après tout ça, c'est presque surprenant de dire autre chose. d'être capable de prononcer mes mots à moi, et non pas ceux que j'entends, ou que j'ai entendu. la femme robotisée, la femme foutue au sol et éclatée, la femme en morceaux, la femme qu'on fout sur le peloton d'exécution. de dire autre chose... autre chose pour toi, surtout. fumée qu'elle souffle par le nez, new-york comme nouveau public, les buildings qui n'ont de cesse de la juger - qu'ils continuent, qu'elle puisse encore s'en abreuver.

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MessageSujet: Re: sea lion woman -- mae (1962)   Mar 3 Juil - 22:28


sea lion woman
mae c’est peut-être la plus femme des femmes - et pourtant. belle - belle à en crever. des boucles blondes ou brunes ou même rousses, des robes desquelles sous les fentes apparaissent des jambes longilignes (souvent décorées de bas résille), des talons hauts - tellement hauts que parfois, mae elle a l’air hors d’atteinte. elle l’est peut-être un peu - plus à new-york maintenant qu’elle ne l’a jamais été et plus à new-york maintenant qu'à quiconque. pas juste un étoile - ou alors une grosse comme le soleil. qui brûle, éblouit, réchauffe. elle est femme mae, femme qui ne se laisse pas attraper et met le monde à ses pieds. elle dit des choses (avec des mots, avec son corps, sa bouche, ses yeux), des choses qu’alma pourrait passer une vie à écouter - et se taire à tout jamais rien que pour ne pas l’interrompre. c’est une muse mae, un idéal. quelque chose au-dessus même de tout ce qu’elle a déjà alma, quelque chose qui part au-delà de tout le reste et atteint des sommets. c’est pas qu’elle qui lui plaît, c’est pas que son art - c’est ses idées et ses gestes quand elle parle, ses croyances et sa façon de les aborder, de les lui expliquer si joliment et si doucement.

mae
mae elle a quelque chose de mystique
mystique c’est plus fort que magique
c’est entre le bleu, le noir et le violet


dehors alma elle s’occupe pas des minutes que prend mae à revenir. elle a pas souvent l’impression de l’attendre, de s’impatienter - jamais en fait. c’est pas - c’est pas comme ça. elle saurait pas dire pourquoi ou comment ou même trouver un mot exact, un adjectif - c’est mae. elle tire sur sa cigarette, regarde droit devant. toute seule quand mae est occupée, ce qu’elle aime alma c’est imaginer quelle robe elle va porter, là, maintenant. quelle couleur. quelle texture. combien de couches, de voilages. quelles chaussures, quelle hauteur de talons. une bride ou pas. beaucoup de bijoux ou très peu, un manteau en fourrure ou un manteau long masculin-féminin. quel rouge à lèvres - rouge rubis ou burgundy. parce qu’elle est imprévisible mae - jamais très sobre mais toujours incroyable. alors quand elle arrive dans sa robe émeraude, alma elle la regarde, la détaille. c’est son vert à elle, ça. qui lui va comme un gant. « t’es magnifique. » elle le chuchoterait presque parce que mae la souffle sans cesse. elle a le sourire jusqu’aux oreilles, grand et joyeux de l’avoir près d’elle (et de la voir tenir si bien son petit bouquet). elle s’allume une cigarette la monroe - celle que tous les hommes ont jalousé. crache la fumée par le nez. elle a un rire pour elle alma, pour ses mots qui dégoulinent de charme. « c’est con, hein ? » elle lève le nez, comme ça, dans sa gestuelle habituelle. « quelques fois tenir un discours personnel c’est plus difficile que d’en tenir un biaisé. ça devrait pas. » ça lui arrive aussi à alma, de dire, penser des choses qui ne viennent pas d’elle (plutôt de la société) et se dire, la minute d’après, mais qu’est-ce que je fais. et parfois se le dire résous rien, ça reste quand même. « oh juste pour moi ? je pourrais en rougir. » un rire de plus qui s’échappe d’entre ses lèvres, remonte le long de sa trachée comme une nuée de petits papillons. c’est l’effet mae, on dit. « ce soir je vous sors madame. » et prise dans ses imitations grossières de gentil-homme elle lui offre un bras, s’empresse de la guider jusqu’à un petit bar où le jazz tonne déjà et les gens s’échauffent.

ça fait un moment qu’elle y pense - quelques mois. et ça fait un moment qu’elle pèse le pour et le contre, parce que ce qu’elle s’apprête à demander n’arrive pas tous les quatre matins, parce que des gens, une fois, se sont déjà sentis mal à l’aise. mais ça fait un moment, aussi, qu’elle ne voit plus que mae pour embellir son travail, ses mots en bazar. mae qui rit et parle, ressemble à un tableau. et elle se lance, pose son verre même pas à moitié entamé sur la table en bois vernis. « si je voulais te voir c’était pour te demander quelque chose. » tu l’as déjà dit alma. elle a l’air presque trop sérieuse, presque anxieuse - une alma qu’on ne connait pas très bien. « est-ce - est-ce que ça te déplairais, si je te dédiais un poème ? » elle relève deux yeux verts mi-rieurs mi-concernés vers mae, appréhende un peu sans le dire. « je prépare un nouveaux recueil, dama. mais j - je comprendrais si ça te gêne. ça gêne souvent. » mais t’es pas comme les souvent mae. vraiment pas. tu le sais ça.
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MessageSujet: Re: sea lion woman -- mae (1962)   Dim 15 Juil - 18:33


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alma vêtue d'une robe à dentelles serait une aberration. alma sans son pantalon ne serait qu'une vaste blague qui n'aurait sa place dans le monde que pour faire semblant et plaire à son entourage. parce que alma c'est pas qu'elle danse, c'est qu'elle mène les pas comme un chef d'orchestre au tempo endiablé, elle a le diable au coeur comme l'ange à l'âme et elle a le sourire qui défie les gravités, qui joue du ciel comme de la terre ferme. alma elle est l'admiration silencieuse qui se joue derrière quelques joues faussement rougies - derrière les compliments qui passent dans les oreilles d'une midinette qui pour la première fois, découvre les affres d'un amour perverti, désireux des soupirs contre le matelas et des cheveux emmêlés. mae, elle aurait aimé se retrouver à caresser la peau d'alma comme un tableau retapé, comme une oeuvre d'art à ne surtout pas briser et à bien poser au centre de la pièce - sans quoi elle perdrait toute sa saveur, sa grande valeur. elle se laisse porter, inviter, comme une vraie lady se fait embarquer dans de folles mais pudiques aventures dans un château aux jardins interminables - à la place c'est un bar, mais qui rayonne et s'assombrit à la fois dans les longs cheveux bruns de la poétesse à la verve enflammée. assise, mae croise ses jambes comme à l'accoutumée - se donnant un air de donzelle mal élevée. puis la proposition tombe en une petite bombe personnelle, qui sur son passage défait sa peau, quelques os, quelques nerfs, les doigts autour de son verre elle pianote dessus alors qu'un sourire de môme s'inscrit sur son visage.
- vraiment ?
elle a du mal à le gober, mae, d'être un jour muse d'alma comme si de rien n'était - comme si elle était capable d'attirer d'autres yeux que parfois certains mauvais ou d'autres plus que curieux. elle boit une gorgée d'alcool pour ne pas paraître trop idiote, elle s'en mâchouille la lèvre inférieure en tentant vainement de ne pas totalement détruite sa couleur. avec plaisir alma, voyons. c'est bien plus qu'un honneur de savoir que je peux t'inspirer, c'est une bénédiction.
elle rit un peu, d'un rire à moitié faux.
- même si je n'ai rien d'une grande croyante. non à vrai dire, je ne le suis pas du tout. elle pourrait utiliser un autre mot, mae, mais il sortirait du même registre, de l'idée du miracle, de la lumière divine qui s'abat sur son menton levé vers le ciel sans lune. elle baisse un peu les yeux, regarde le fond de son verre, subitement hypnotisée. ce sera une merveille, comme d'habitude.
joues vermillons, elle croise son regard - s'y accroche, sent son coeur battre à tout rompre, à en faire même disparaître tout son maquillage.
- qui plus est, je pense avoir oublié de souligner à quel point tu superbe.

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MessageSujet: Re: sea lion woman -- mae (1962)   Mar 21 Aoû - 17:35


sea lion woman
alma on pourrait l’interroger, lui demander tu penses quoi de mae, c’est qui mae, c’est quoi - elle dirait je sais pas en haussant les épaules, un sourire stupide sur les lèvres qui finira par devenir un rire gêné. alors on insisterait, peut-être qu’on se fâcherait un peu en disant oh allez alma, tu trouves toujours les mots ; même pour ce qui en demande pas, tu dois bien savoir. et alma prendrait son temps pour hiérarchiser ses idées, ses phrases et ses aveux - mae c’est une personne, c’est un homme qu’elle n’a jamais rencontré et une femme qu’elle a mille fois eu le temps d’adorer. c’est un point de couleur saturée, une petite lumière, un reflet, un prisme. des mots comme inspiration, grandeur, idées. alma dans tout ça elle dirait que mae, c’est quelqu’un qu’a su faire sa place dans sa vie - si vite et si bien qu’elle a jamais eu le temps de s’en surprendre.
elle a pas imaginé un non - s’est pas non plus résolue à un oui. à un peut-être, un je sais pas, laisse-moi réfléchir. monstre de confiance, d’amour propre, de fierté elle s’est faite petite, incertaine - encore un peu ébranlée par les refus catégoriques essuyés pour ses propos, ses idéaux et son genre. elle regarde mae de sous ses cils, une jambe qui gigote sous la table - pas vraiment nerveuse, plutôt impatiente. et c’est oui - c’est oui à la façon mae, avec des compliments glissés qui sont peut-être les seuls à pouvoir faire rougir alma. mae qui ne la regarde plus, qui s’hypnotise dans son fond d’alcool et dont elle arrive à percevoir des tâches vermillon sur les joues poudrées. un soupir soulagé qui quitte ses lèvres rouges et elle se rend compte tout juste qu’elle avait arrêté de respirer. elle rit - un rire franc, entier, qui fait se retourner les têtes qu’est-ce qu’il y a de si drôle là-bas. « pourtant j’aurais juré que tu étais un ange tombé du ciel. » obligée de jouer sur les mots - et si l’église les entendait, elles se feraient sermonner - elles dont les références sacrées sonnent terriblement fausses et affreuses dans leur bouche, elles pour qui le mot sainte n’est rien d’autre qu’un mot. « merci. » chuchoté, comme pour que mae soit la seule à l’entendre ou parce que mae en est la seule et unique destinataire. elle y enferme milles autres dans un seul, un pour chaque chose que mae ait faite ou dite et qui l’ait touchée.
elle se détend, croise ses jambes sous la table, souffle un peu, boit une gorgée avant de sourire - pourrait le faire jusqu’à l’épuisement si ça voulait dire en gagner un autre de mae. « c’est vous qui êtes charmante madame. » certainement bonne contestante au prix des plus beaux parleurs s’il en existait un - sauf que les belles paroles d’alma sont toujours le fond de sa pensée. elle jette ses boucles brunes en arrière, soupire encore de si loin qu’on la croirait revenue d’une journée éprouvante. « je suis contente que tu acceptes, je voyais vraiment que toi pour ça. c’est - je voudrais écrire quelque chose qui questionne, qui frappe. montrer qu’un genre n’est qu’un genre, qu’une femme est saisissante… » elle a posé son menton dans le creux de sa main, a pris la moue des grands hommes qui cherchent à théoriser ce qu’on préfère ignorer. « c’est quoi une femme pour toi mae ? » les yeux dardés sur la sirène, alma dessine déjà les premières lignes de dama, poèmes dédiés à mae monroe.
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