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 dieu baisse les bras → alberto

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Mae Monroe

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MessageSujet: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyMer 6 Juin - 11:39


dieu baisse les bras
elle l'a en horreur, le bronx, elle l'a en terreur, le bronx. démarche peu rassurée, yeux qui en croisent d'autres et qui s'ignorent avec véhémence, elle avance. elle avance la détermination dans les ongles, dans l'esprit, dans le reste de sa carcasse décharnée cachée sous des tonnes de vêtements bariolés - et une fourrure à ne jamais laisser de côté. elle a la cigarette aux lèvres, qu'elle tapote avec nonchalance dans la rue, l'imaginaire encore focalisé, débraillé sur une bouche saignée à vif face à un public qu'a cessé de respirer. elle inspire, expire, le sourire qui s'affiche avec discrétion sur sa mine opale - cet homme est fou ! avait affirmé un homme-feutrine, la main entourant le bras de sa femme qui pale comme un mort menaçait chaque seconde de s'écrouler sur le sol, à s'en exploser le crâne. elle, silencieuse, n'avait pipé mot, seulement zieuté avec une curiosité malsaine cette panique tangible, ce corps en abandon total, pissant carmin dans le bruit ambiant. des mois après, la voilà, après avoir recherché maintes informations, qui, quand, pourquoi, où - une seule question fut ponctuée d'une réponse en fin de course. le où - là, dans le bronx, le bout de papier entre les doigts qui recrache le chiffre de l'immeuble, elle s'y engouffre sans accorder quelconque attention à ceux qui veulent en sortir. le mégot elle l'a balancé dehors. l'attente devant l'ascenseur lui est bien trop longue, elle tape du pied avec impatience, mettant en image ce qui pourrait sortir de cette rencontre improvisée, quasi-performative tant elle ne sait comment l'accueil va se faire. lunettes sur le nez dissimulant son maquillage outrancier, elle se veut discrète dans son extravagance mae, ne souhaitant finir un couteau dans les côtes, se vidant dans une ruelle sans aucune aide.

la lèvre inférieure se pince, ose toucher la couleur peinte à même sa bouche-pétales. elle entre enfin - monte ni au plus haut, ni au plus bas, s'adosse contre un des murs en regardant les différentes lumières signifier son approche certaine. le coeur palpite, un peu plus vite, s'arrache et cogne contre les autres organes. elle se sent comme une gamine devant sa première sortie en société, comme une gamine trop heureuse d'enfiler une robe aussi chère qu'une parure de gemmes. couloir en seconde étape, elle s'arrête devant la porte - elle attend un peu, époussette ses épaules, prête à en démordre, impeccable jusqu'au moindre cil sur ses paupières. porte qui s'ouvre face au marchisio, la face rongée par la fatigue, encore victime de ses blessures qui dorénavant portent une teinte un peu plus rosée. elle remonte son accessoire sur le haut de sa tête, dévoile ses deux billes claires qui scindent. un rapace.
- le fameux alberto, en chair et en os. entrée ni vraiment en simplicité, ni en naturel de mots, elle joue des dialogues pour donner un peu plus d'indécence à la réalité, une véritable représentation théâtrale à ciel ouvert. si tu as un peu de temps à m'accorder - dieu j'espère que oui -, j'aimerais te parler. longtemps qu'elle oublie de rajouter. on a pas idée de se suicider devant des spectateurs - on a pas idée de marquer ainsi, de frôler la mort pour qu'à jamais il se fraie un chemin jusqu'au panthéon des décérébrés. cet homme est fou ! avait affirmé un homme-feutrine. et bon sang qu'il avait raison.

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Alberto Marchisio

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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyMer 6 Juin - 22:34


dieu baisse les bras
il ouvre jamais la fenêtre, il a quasiment plus d’odorat. le sens, le goût peut-être quand il mâchouille un maigre steak carbonisé. tout est incroyablement fade dans sa bouche meurtrie. il ne va que du lit jusqu’au fauteuil. il est si fatigué de bouger, d’aligner les pas, les mots, les lettres et les consonnes. il est rentré il y a cinq jours, cinq jours qu’il prend la poussière sans idée devant la télévision. cinq jours qu’ils remontent le temps depuis la lune où ils ne mettront jamais les pieds. alberto est blême, il a pas pris l’air frais depuis des jours ou si peu, le jour où l’hôpital l’a foutu dehors. il s’est engouffré dans un taxi aussi vite. et toutes ces fleurs il les piétine maintenant, de ses pieds nus. il écrase les roses et les blattes de la même nonchalance, en voguant à travers ses murs caverneux qu’il éclaire de mille couleurs avec ce qu’on lui impose de cadeaux. du pop art qu’il mutile au couteau, qui dénonce tout en gardant les couleurs du plus grand des supermarchés. supercherie photocopiée qu’il tient comme un chapelet entre ses dents, qu’il aimerait pouvoir briser. mais c’est là, comme le décor d’un film qui ne lui appartient pas. entre la corde tendue qui bloque l’accès à la plupart des pièces dans lesquelles il ne s’aventure plus. il dort sur un matelas posé par terre ou sur son canapé. il lit beaucoup, il lit toute la journée alberto pour pouvoir réfléchir, pour sentir la vague l’aspirer, la civière le supporter. il calcule ce qu’il a dans le myocarde en chérissant ses inconnus qui font uppercut, caisse à raisonnances. des noms qui tombent pour la sainte patrie. on devrait tous pouvoir tomber comme ça, s’enlacer comme ça, s’aimer comme ça.
ses mannequins font affront à ceux qui se bousculent dans sa boîte aux lettres. il ne répond pas, il n’ouvre rien, c’est à peine s’il prend la peine de lire son courrier alberto. de se nourrir d’autres choses que de steaks et de chocolat. ça cogne, bruit qu’il aurait besoin d’halluciner. il peste, rase les murs pour atteindre le couloir du monde trop réel. et ce qu’il y voit lui donne un air égaré. il se sent à la rue à l’instant même où il franchit le pourtour en bois verni-écaillé de l’entrée. pris en étau entre son admiration et sa quiétude qui fait merveille de son anxiété.
il en oublie de répondre, de parler, de faire acte de présence.
il a cette longue cicatrice sous le nez, qui rattrape ses lèvres bousillées.
comme s’il avait un bec de lièvre. il baise sa main manucurée, se languit de voir une aussi belle figure faire contraste avec l’abîme figé de son horloge mural. mae. il sait très bien qui elle est, ses tenues qui font mauvais genre, il les a appréciées. il les a photographiées sous son encéphale comme un rêve érotique. comme un film de science-fiction. pourtant elle est tout ce qu’il déteste, tout est tellement superficiel.
fake, coloré, trop. trop. trop. l’excès, l’outrance.
mais il ne pourrait juger d’une aussi belle femme défiant ce bronx affamé, chien qui se languit d’avoir un peu d’attention. pour une fois.
- j’attends personne. ce qui ne veut pas dire qu’il a le temps, ce qui ne veut pas dire qu’elle tombe à pic pour visiter son taudis. l’antre répugnante qui sert son bloody concerto, suffisamment fucked up mais trop sophistiquée. est-ce que j’dois t’inviter à rentrer ? avertissement malhabile qu’il a pas l’intention de l’inviter dans un beau restaurant new-yorkais pour attiser son égo, pour supplier, vendre le piège sans la clé. il pousse la porte du bout du doigt, furieuse parodie qui trahit de son admiration. sémantique pour sept ans et plus.
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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyMer 6 Juin - 23:53


dieu baisse les bras
prononcé par une bouche détruite par une folie passagère, son nom sonne différemment. plus brutal, plus dépité, plus lassé d'un moment qui s'étire - sans grande surprise. pourtant ça ravie tout son être, d'une chaleur presque égoïste tant le sourire sur son visage à elle grandit peu à peu, révélant une part d'humanité qui lui est propre. elle aime être reconnue mae, elle aime se savoir au centre des conversations - au centre d'un monde. ne pas être qu'un vulgaire satellite, être ce qui importe, être et faire être. alors les sourcils se haussent sous une quelconque surprise - elle jette une oeillade derrière le corps souffrant de l'artiste, rien de beau à montrer, seulement le strict minimum pour au moins donner la sensation qu'il n'y a aucun cadavre à trouver sous le plancher. elle repose son attention - délimite plus clairement le visage. il a l'air plus vrai alberto, il a l'air subitement mortel, proche des peurs habituelles, des angoisses perpétuelles. elle inspire profondément, regarde autour d'elle dans le couloir - toujours aussi silencieux, sans doute propice à être ce fameux calme avant une tempête, des coups de feu, des cris d'une femme à terre. sa tête se secoue un peu, à peine, ne fait bouger en aucun cas sa tignasse toujours parfaitement disposée sur le haut de sa tête.
- invitée ou pas, j'ai la fâcheuse habitude de faire comme bon me semble. une moitié d'excuse sous une petite grimace surjouée - un aveu entre autre de son esprit tourné vers son propre reflet. mae elle a l'insouciance qui tape dans ses talons, elle a l'impression d'avoir pactisé avec un démon - elle a le mensonge qui glisse sur sa peau en perles de pluie. ni une ni deux, elle se laisse happer par l'intérieur, referme presque avec délicatesse la porte derrière elle. et pour être tout à fait honnête, je tiens à rester encore un peu vivante. taquinerie qui vaut ce qu'elle vaut, ses talons claquent sur quelques pas à peine. elle jauge - de haut en bas, de bas en haut. il n'a rien de plus alberto, rien de plus qu'un autre si ce n'est les stigmates de sa religion pour les horreurs corporelles - l'alentour l'intéresse à peine, elle oublie la poussière, le parquet grinçant, les invitations vers d'autres pièces cachant d’innombrables secrets.

- comme bien d'autre, j'étais là pour ta dernière performance. rien d'original jusqu'ici, elle enlève de ses épaules son manteau, prend ses aises comme une danse répétée jusqu'à ce que ses poignets et ses jambes se brisent sous l'effort. et je dois bien avouer que je suis plus qu'admirative. elle qui n'oserait jamais se mettre à ce point en danger, elle qui n'oserait sacrifier sa gueule pour quelques minutes glorieuses - mais qui de loin vend son image sur un autel au nom de l'outrage. elle cale son vêtement entre ses doigts, se rapproche un peu - elle regarde encore, mae, c'est comme avoir enfin une statue vivante sous les yeux.

- j'ai vu des tas de bouches. mais comme la tienne, jamais.
rictus qui grandit peu à peu, entre dans son jeu. elle a toujours eu le chic, mae, de faire les choses avec un semblant de poésie - ou du moins faire traîner l'objet de ses désirs jusqu'à ce qu'il s'use, se désintègre sous les pierres. je veux travailler avec toi.
elle a plus qu'à croiser les doigts, mae - elle a jamais été une déesse capable de diriger une armée. elle a plus qu'à croiser les doigts, mae - pour revoir encore la beauté dissimulant la monstruosité.

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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyJeu 7 Juin - 15:42


dieu baisse les bras
il n’aime pas ses atours, le feu bleu de ses yeux sous ce maquillage outrancier. l’espace qu’elle prend, comment le mot honnête ment dans sa bouche, comment elle abat les cartes avant de distribuer. il se fait meuble, ouais, dans son propre appartement alors qu’elle prend ses quartiers dans son palais de ruines. il aurait aimé pouvoir masquer l'orgueil, la prétention sur son visage atrophiée mais il est trop content alberto. il est comme un gosse alberto, embobiné un soir de 24 décembre. il se laisse endormir, il se laisse captiver par ses maigres flatteries parce que c’est pas tous les jours que ça arrive. il ne capte pas l’attention dans la foule alberto. et, bien souvent, on lui demande son nom quand il s’aventure jusqu’à la fabrique. mae elle est comme ces tableaux qu’il tient en horreur, ces tableaux dont il ne peut se séparer. si bien que sa proposition lui fait l’effet d’une bombe nucléaire au cœur. parce qu’il ne veut pas dire oui. parce qu’il ne veut pas dire non. il déteste le personnage, il noir désire sa personne. le mystère guette la déception qu’il porte pour l'icône. ses affabulations fantasques ou fantasmées à désarticuler une poupée comme mae. est-ce bien réel ? concevable ? mille idées lui font farce alors qu’il est prêt à s’arracher les cheveux. non.
c’est sa réponse, pas qu’il soit particulièrement imbu de lui-même alberto. pas qu’il soit insensible non plus aux performances de mae. pas qu’il ait une bonne raison à son refus non plus.
mae c’est une étoile, et il est pas certain de pouvoir rayonner.
de marquer les esprits comme elle le fait.
c’est pas compatible.
si on bosse ensemble, j’veux quelque chose de grandiose et j’pourrais pas m’donner à mae seulement - aussi sublime soit-elle - j’ai besoin que ça soit réel pour ne pas mentir. que les os craquent, que les vêtements s’arrachent. que ses couleurs viennent tuer chaque nouveau soleil. que ça fonctionne comme un algorithme mathématiques.
ressentir l’effroi d’un nouveau mouvement violent contre sa poitrine. d’un nouveau coup de feu, de phalanges capricieuses, d’une lame affûté à faire mourir les songes. disjoncter un peu plus fort. disjoncter. plus fort. et j’ai pas un prénom. ni un prénom, ni rien du tout. même si je ne doute pas que tu aies vu beaucoup de bouches comme tu le prétends. l’image attire la curiosité, le talent l'obsession morbide, le sexe, l'idylle amoureuse, la sueur, l’isolation. l’anxiété de ne toucher personne. de croiser la honte, le bide, l’indifférence, la dépression. la fatigue qui martèle l’envie, qui ravale toute amertume, animosité, colère.
pull my strings and watch me move.
plante seulement une aiguille, là, dans la veine ou n’importe où. il y a trop d’idées pour un seul précipice. c’était quoi l’idée ? il s’assoit, sur un parterre de fleurs fanées en se tenant les tempes alberto. il rabat ses cheveux en arrière dans un tic nerveux. il ne le dit pas clairement mais il veut collaborer, il ne l’assume pas vraiment mais il est faux à jouer de sa prudence pour obtenir la grâce, la piste d’or et de paillettes sous une lune d’argent.
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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyJeu 7 Juin - 16:11


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parasite, elle se glisse entre les pores de la peau, elle se fait peu à peu présence dans chaque muscle, puis dans les organes, et enfin droit dans le coeur. parasite, elle est à éliminer, à mettre sur le pilori d'exécution en attendant enfin de prendre feu, en martyr de sa décennie, en grande dame qui a meilleure place parmi les défunts. le refus prononcé, elle s'en offusque presque mae, tentée de faire un caprice telle l'enfant qu'elle représente parfois - mais se tait en attente, préfère regarde avec attention chaque parcelle de l'âme dégagée de ce corps-poupée. poupée malmenée, poupée torturée, poupée foutue, jetée contre les pavés. corps qui se tord, corps qui se décompose, corps qui devient chemin d'expériences aux plus douteuses comme les plus malheureuses - un frisson se glisse dans sa nuque, désagréable, presque signe d'un danger quelconque. elle fait face - elle penche sa tête sur le côté en bestiole curieuse, ses sourcils se haussent alors que ses lippes s'étirent à nouveau. elle prend place à son tour, s'assoit face à lui alors que le tissu épouse la forme du sol, de l'air. il veut du vrai, alberto, il veut du vrai comme du jamais vu, de l'authentique qui arrache sur son passage les tendons, du véritable - pas elle, elle se jette, elle se vend par milliers dans des boîtes en plastiques, avec les lèvres rouges ou roses, avec sa même blondeur habituelle. on a pas idée de donner vie à un jouet - on a pas idée de souffler l'existence à du plastique.
- je vois. elle inspire profondément, ses doigts manucurés qui glissent sur la basse terre, ses cils papillonnent un peu pour faire disparaître la poussière. elle laisse tomb son rictus d'apparence. défaire les religions, le don du corps pour des entités invisibles. vomir au sens le plus littéral l'amour de dieu. rire qui fait vrombir ses cordes vocales, mae qui jamais ne s'est penchée vers une croix autour de son cou, qui a toujours fuit le regard du christ sur sa chaise électrique. lèvre inférieure pincée, elle songe à ce qu'elle pourrait créer, en retirer, une tenue toujours moderne qu'elle doit encore retravailler, cette toile peinte qu'elle ne put que jeter, insatisfaite - comme n'ayant trouvée aucune raison de faire ce en quoi elle croit : rien.
- c'est imprécis. brouillon. c'est un gribouillage. qui n'aura de forme qu'une fois que le crayon sera repassé dessus, avec plus de dextérité, de puissance, de sûreté. mais je veux bien te donner un prénom. peut-être même plus. seulement si aucune de ces confessions ne sort de ta bouche hors de ces murs.
l'échine qui se redresse, droite sans être humble, elle entend dans le creux de ses tympans les hurlements - douleur désagréable qui encore maintenant vient à triturer ses entrailles.
- le grand public n'aime pas la vérité. il préfère le personnage pour au moins se dire qu'il est légitime - derrière tout ça, tout le monde se fout de celui qui l'incarne. sans doute serait-il trop dur d'avouer, que des êtres comme eux sont cette espèce. de celle qui périt - pourrit.

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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyJeu 7 Juin - 22:28


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sa connerie n’égale que sa passion. l’usage coup de poing qu’il affiche comme un point d’honneur manqué à un code déontologique inexistant. son rire fait naître un semblant de rictus sur ses traits fatigués alors qu’il digère l’information. oui, il est inégalablement stupide alberto mais il est aussi triste à voir qu’il est enthousiaste. même si son sourire s’étire étrangement, il ne saurait mentir à son propos. il aurait réitéré son non pour éviter tout malentendu. c’est un beau gribouillage. mais elle le sait déjà, c’est évident. elle savait, d’avance, qu’il accepterait de se plier en huit, qu’il finirait par mordre l’exquis hameçon qu’elle ne manquerait pas de lui balancer en plein visage. comme sa mère le traînait à l’église quand il était petit. et il répétait l’évangile par mimétisme alberto. et il ne comprenait pas, pourquoi, pourquoi il devait accorder son pardon aux autres quand les autres avaient pendu son père et privé sa mère de sépulture. où était le bien ? où est le mal pour un gosse de sept ans ? l’intérêt de dire amen, de dire j’accepte, de dire ceci une épreuve.
si c’était une épreuve alors il serait invincible. alberto il voyait ce corps minuscule et diminué sur la croix.
transparent, translucide. il pourrait faire pire que bien. il pourrait se laisser mourir de faim.
par mimétisme, faire le signe de croix, par mimétisme.
qu’est-ce qu’on sacre ? qu’est-ce qu’on parjure ?
à porter une couronne d’épines.
j’veux être un putain de jesus christ et que tu boives mon sang jusqu’à en dégueuler. il dit ça à voix haute comme s’il lui proposait le plat du jour ou n’importe quel autre mets comestible. c’est bizarre mais il ne s’en rend pas compte. on pourrait même faire plusieurs performances, sur plusieurs jours. il a déjà oublié le non alberto, il violente son imagination mortuaire pour donner d’autres formes de vie. j’veux qu’on se confonde sans lumière. il garde ses mains derrière sa nuque tout en fixant mae. mais j’ferais c’que tu veux. pas parce qu’il aime tout particulièrement se soumettre aux désirs des autres mais parce qu’elle a prouvé que sa vision artistique valait au moins la sienne. peut-être pas avec une approche similaire à la sienne mais peu importe, ça cogne à plein régime dans son crâne éprouvé, comme un flipper, il a besoin de cerner ses motivations, ses envies, les recoins négligés qu’on enfonce habituellement sous la terre fraîche. il a besoin de se nourrir de quelque chose. pas d’un personnage, pas de beaux vêtements, pas du rôle de sa vie.
il lui prend ses deux mains à mae, il les tire jusqu’à lui en serrant aussi fort qu’il lui est permis de le faire. si t’as pas confiance j’le veux pas, sache seulement que moi je m’en fous pas de qui l'incarne, de savoir que tu préfères pisser debout le jeudi et assis l’samedi soir. il abandonne l’étreinte, lâchement. sort un briquet de sa poche, il aimerait lui forcer la main, quelque part. ou sinon j’me couds la bouche, encore, comme ça t’as pas l’choix. il lui suffit de trouver une aiguille et du fil. en réalité il pourrait quasiment rapiécer toutes les vieilles tenues de mae tant il fait un bon piqueur alberto. tant ça lui semble évident de se coudre une partie du corps plutôt que de jurer sur la bible.  
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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyVen 8 Juin - 0:23


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il a l'air en transe alberto, complètement à l'est de l'ouest, le nez foutu devant un rail à pas refuser quelconque trace de poudre. il a l'air en transe alberto, complètement largué dans un monde qu'il tente tant bien que mal de comprendre, faute de pouvoir le percuter, il essaie de l'imprimer sur sa chair, tout en entier, ne ratant aucune parcelle susceptible d'être marquée. les images elle les imprime mae, elle les prend, les notes dans un coin de son esprit - boire le sang du christ, qui fut salvateur. le sien en l'occurrence - l'idée lui plaît autant qu'elle lui arrache du dégoût, rappelant le goût ferreux qui se propage entre les dents, après s'être bouffé un poing bien violent. elle se tait, se laisse étreindre, elle en ferme même un peu les yeux mae, comme calée dans une bulle de sécurité qui pourtant ne laisse à montrer que de l'insécurité - même une certaine alarme viendrait à la prévenir, celle de se tirer, prendre ses jambes à son cou pour mieux ne plus le croiser, sous peine de se faire avaler par des crocs acérés. elle se laisse bercer, avoir par pur amour de l'art - ou par simple fascination pour ces douleurs infligées, son propre bras qui soudain se met à transpercer son estomac. un suicide sous les prunelles innocentes d'un peuple en haleine qui pourtant n'attendait que ça. la chaleur se propage - elle sent la marque de ses doigts dans le creux de sa nuque. elle sourit - un peu plus sincèrement cette fois. les jolies paroles savent toucher, savent se propager jusqu'à la contamination.
- inutile. tu saurais encore écrire alberto, et je pense que tes mains pourront te servir encore un peu. elle se redresse un peu, passe ses doigts sur ses propres jambes cachées par la robe longue - toujours d'une blancheur virginale. elle inspire profondément, hoche la tête en signe d'approbation tardive. plusieurs jours, une semaine pourrait faire écho à la création du monde, sans doute. elle n'en sait que les grandes lignes, mae, élevée dans un foyer sans réelles croyances, elle ne pu que voir le collier autour de la gorge de sa mère, se serrant presque à chaque fois qu'elle voyait son mari. c'était sa corde de pendu - son pardon, sa damnation personnelle.

- et pour le christ, tu donnes plus l'impression d'une version abîmée. réellement abîmée. haussement d'épaules en signe de remarque inutile, sa main glisse dans son propre cou, remonte jusqu'à la naissance de la perruque si bien calée, elle hésite un instant du bout de ses ongles. elle regarde mae, regarde autour avec une attention particulière - comme si des yeux vicieux tournaient autour de sa caboche, attendant le moment fatidique pour faire circuler la rumeur. allen.
les cheveux platines peu à peu s'évanouissent sous son mouvement, dans sa paume termine la perruque qu'elle remettra en fin de course, sa vraie tignasse tombe sur son front. se confondre à la lumière - ou dans l'ombre. il sait qu'il va peut-être regretter - mais il sait aussi qu'il veut partager durant un temps, aussi maigre soit-il, un peu de ce génie apparenté à de l'inconscience. celle des braillards qui se jettent dans le vide en croyant voler - celle des jeune adultes qui pensent que le lendemain n'est qu'illusoire. il la pose à côté d'elle, laisse s'extirper un soupir.

- t'as peur de rien, hm ?
le dialogue reprend ses mauvaises habitudes,
un peu avaler les mots, un peu les gober,
compréhension à peine plus compliquée.
- j'attends d'voir à la une en gros titre : marchisio, il a donné sa vie pour la gloire de la performance.
un temps.
- accrocheur, provocateur. tragique.

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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyVen 8 Juin - 13:21


dieu baisse les bras
poésie plastique qui se découvre, oiseau sans plume qui craint de s’écraser, de s’éclater au sol sans parachute, de voir disparaître la tête d’affiche, l’ivoire tant désiré d’un nom qui ne lui appartient plus. qu’on se foute seulement du corps qui s’étouffe sous le corset qu’on taille comme de la pierre, qu’on étreint sans caresse. 7 jours c’est parfait. 7 péchés qu’on frappe à la rétine sur un fond blanc. la toile mystique,
il voit déjà rouge alberto. le film d’animation qu’il a toujours rêvé de massacrer défiler sous ses yeux. il acquiesce machinalement, à tout. tout. il ne se demande pas si 7 est un chiffre supportable, si 7 est un chiffre à faire réveiller les morts. il sait pas, il veut du feu, le sabbat, la messe noire qui fait pleurer la bourse du petit bourgeois, le sacrilège de punir les dieux.
enfin.
mener la grande inquisition jusqu’à l’autel. rituel.
- ouais, j’suis pas marlon brando j’ai pigé. pas la prestance, pas la beauté, pas de muscles saillants. pas la gueule du prophète. seulement le corps lâche et disloqué du vil serpent. ça l’irrite. il a pas l’habitude, alberto, de simplement parler, d’alimenter une conversation normale avec un inconnu.
inconnu plus célèbre qu’il ne saurait l’être, ça l’effraie, sûrement pour ça qu’il se cantonne au bronx.
le rêve à la sirène, lave sur le trottoir. les gosses traînent et les battes s’éveillent.
la loi du plus fort, c’est ce qu’il a toujours apprécié alberto, l’italien qui se murmure entre deux murs crasseux. le whisky bon marché, les clopes qu’on allume, comme les filles qu’on saute bien trop aisément. l’ivresse des beaux jours qu’on attend, la croix qui attrape ce qu’elle peut, qui placarde, qui affiche, l’aide dont on ne veut pas.
c’est pas le beau manhattan. il devrait déménager, à brooklyn alberto. ça éviterait la suspicion. la loi du talion. parce que mae était venue, justement. et que mae, elle passe certainement pas inaperçue dans un quartier comme celui-ci.
- allen. il répète, ça sonne tellement étrange. il se le répète encore plusieurs fois pour lui, dans sa tête. il y a encore un peu de bronx aussi.
il la regarde s’égarer pas très sûr de lui.
il, elle, il sait plus vraiment quoi utiliser alberto.
il lui sourit, d’abord. l’œil divague, sans penser, sans causer. ça lui va droit au cœur, plus qu’il ne saurait l’admettre en réalité. personne ne se donne aussi gratuitement à quelqu’un. ça fait quoi ? ça lui réveille les tripes, l'appétit non seulement féroce mais curieux. il scrute sa perruque, ses cheveux d’or disparus, intrigué. plus intrigué qu’il ne l’était avant. on n’a pas idée de lui donner qu'un seul doigt à ronger. il reste dessus, malgré l’accroche bouillonnante qu’on pourrait vendre sur un papier journal.
- si, j’ai peur d’avoir une mort indolore, de crever paisiblement sur un lit d’hôpital dans de beaux draps blancs sans personne. j’veux un public, pas juste une main tremblante et des sanglots spectacles. il préfèrerait s’faire arracher le cœur sans anesthésie. s’faire débrancher, qu’on coupe les fils, les vrais. qu’on découpe. qu’on entaille. qu’on le vide comme un putain d’animal de basse-cour. d’élevage. élevé dans la presse avec miséricorde mais sans remerciement.
dans un silence, abyssal. résigné. résolument jaune, comme les fleurs qu’on dépose, sans odeur ni parfum.
- rien d’autre, et toi allen, de quoi t’as peur ? l’attention retombe, comme un vaisseau lumineux, les dents particulièrement acérées.   
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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyVen 8 Juin - 20:15


dieu baisse les bras
il est pas sûr de la méthode à adopter, de comment ramener le fauve dans sa cage sans perdre ne serait-ce qu'un doigt - nul doute que sa tête a déjà été arrachée, et qu'il se persuade qu'il ne lui est rien arrivé. pourtant il se sent à l'aise, allen, aucun battement de coeur ne semble en trahir un autre, et le feu dans son estomac ne témoigne que d'une excitation - une ouverture vers l'univers de l'autre. il se sent sur une bonne pente, dans un instant avec un grand i qui pourrait peut-être faire pencher la balance - quitte à donner ce qu'il est en échange, il est prêt à tout quand il le veut, quand il ressent ce besoin excessif de trouver une seconde aide, une partie manquée dans sa descente d'un quelconque paradis. sur sept jours tout pourrait être décortiqué, des blasphèmes jusqu'aux promesses vaines, des espoirs jusqu'aux passages sanglants de l'histoire - il visualise quelques strates de ce futur à peine promis, à peine signé sur le bas de la page. il se tait, s'en bouffe la lèvre inférieur et boit les paroles d'alberto - sans sentir le besoin de respirer entre chaque gorgée. il sourit - un peu plus timidement, comme une mise à nue incomplète, un modèle qui n'a pas encore totalement enlevé son peignoir devant foule de talents en dessin. il hoche un peu la tête, fait comprendre que tout a fait sens - il ne serait pas semblable à la mort d'une étoile, alberto, plus d'une planète qui vient en percuter une autre, et ne laisse que des morceaux dans l'immensité. personne ne saura oublier ce jour - ou s'ils n'en ont plus les images, ils auront encore des gens pour le raconter. il croit entendre les sanglots de désespoir d'une famille - honteuse, dépitée de son môme perché au plus haut d'un arbre de souffrance aux pommes pourries. il croit. il n'entend rien, si ce n'est l'extérieur qui crache quelques fumées, les voitures qui klaxonnent, les pas dans le couloir qui changent de rythme à chaque fois.
- mes peurs sont similaires aux tiennes, j'imagine. crever seul. crever dans un motel pourri, être retrouvé un beau matin comme un camé - qu'un flic balance encore un sans vraiment d'pitié. crever sans gloire, sans personne pour chialer ma perte. sans un monument, à peine une épitaphe. juste comme ça. il claque des doigts. mae s'estompe sous les couches cumulées, sous les vêtements, sous les faux cils qui continuent de fouetter l'air sans aucune retenue. un soupir vient basculer sur ses lèvres rouges - il sent le serre-taille se resserrer un peu plus, ses os transpercer sa chair comme les grillages d'un portail ancien. j'ai peur d'être trop égoïste. ses épaules se haussent avec nonchalance, ses mains se posent à plat sur le sol, sa tête tombe en arrière - il ne sent aucun cheveu venir caresser sa nuque, c'en est presque étrange.

- et ça fait pas grand-chose si tu veux tout savoir. ses paupières viennent lui offrir l'obscurité quelques secondes - il sent l'appel à la cachette revenir le hanter. allen il est abandonné sans mae - il est plus qu'un tas de peau sans muscles, sans squelette. mae ça sonne plus joli, ça roule mieux sur la langue. allen c'est bateau, c'est banal. je s'rais pas ici sans elle. son dos redevient droit - ses jambes elles, sont immobiles. je s'rais invisible.
rictus carnassier, elle se rapproche un peu - toujours au plus beau point des corps, celui qui sans fusion semble faire passer un fil électrique, un fil d'ariane, une corde qui pourrait faire craquer la nuque. elle se penche - souffle plus bas encore, un secret de mômes sous un vieux platane, une promesse dans le placard.
- j'aime pas être invisible.

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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyLun 11 Juin - 12:54


dieu baisse les bras
il y a beaucoup trop de questions qui lui viennent, c’est comme un concerto de cris, d’une jungle dans sa tête. de bons bruits, de bonnes vibrations qui tapent jusqu’à dans sa nuque. il comprend un peu mieux alberto, il a ce sourire enfantin sur ce visage habituellement figé, quasiment inhabité. l'excitation du vide dans sa rétine. il voulait travailler avec mae pour sa popularité; maintenant il veut travailler avec allen. allen qui accroche la moindre parcelle de gloire pour rester là, dans l’œil du cyclone. parce que c’est pas un métier qui donne à la paresse ses lettres de noblesse: au contraire. il y aura toujours un p’tit nouveau pour prendre la place, pour tout faire mieux et en deux fois plus vite. en rose, en rouge ou en latin. allen, il lui semble tellement à des kilomètres de mae qu’il en est désarçonné alberto, un instant. il a l’impression d’une deuxième rencontre comme si la première n’avait pas comptée. il a ce semblant d'insouciance qui vient l’étreindre, comme si ses poumons reprenaient finalement goût à l’oxygène plutôt qu’à la corde raide contre son cou, sa peau impie qui cherche la rupture et l'asphyxie sans romance, sans un bruit et qui fait taire la peur avant la vie. réveillé son corps endormi, jusqu’à ce que la tête fasse poc sur la chaussée. il a un rire nerveux, supposé, incompréhensible qui vient découvrir ses lèves encore bleutées. parce qu’il est profondément triste du spectacle alberto. c’est comme une mauvaise histoire drôle qu’on vient lui conter. le comble du malheur. la rançon d’avoir autant de gens pour lui faire la cour. il a perdu le nord, allen, à force de tournoyer comme une danseuse. écrasé sous un ciel bleu pastel, sous de beaux posters, sous une montagne de compliments. à côté, allen, c’est une plante verte. intergalactique. qui se descend en rouge à lèvres. arme tentatrice qu’il utilise beaucoup trop bien, tellement qu’il aurait presque envie de s’y frotter pour voir si ça peut déteindre sur lui d’une façon ou d’une autre. voir si c’est possible de se donner pas seulement corps mais âme à une poupée qui n’existe pas.
c’est quasiment clinique, il aurait pas pu espérer pire diagnostique allen que d’être celui qui ne compte plus.
il pourrait contredire, évidemment.
dire de fausses vérités,
alberto.
mais mae; ça sonne mieux, évidemment. même si mae n’est qu’une marionnette dont allen tire secrètement les ficelles, triomphe factice qu’on ne saurait nier. il fait ça bien.
il la laisse venir à lui, trop curieux d’entendre sa supplication. il a beaucoup parlé alberto, mais il a quasiment rien donné. alors il attrape son poignet avant qu’elle ne se redresse mae, qu’elle s’évanouisse. il remonte ses doigts jusqu’à son bras, comme la parade nocturne d’un vieil animal. il se penche un peu plus vers son petit visage pâle orné d’aventures. son regard accroche son regard. son sourire défie son sourire. alors ne le sois pas. il est un peu happé alberto, il a déjà trop confiance, trop d’estime parasite pour le personnage.
il attrape, du bout des doigts, l’objet tant convoité. la blondeur candide mais superficielle de l'amérique. elle, est, comme toutes ces filles, une campagne de pub, dépossédée du fond. alors,
il plante son regard comme un couteau, de nouveau. manque de suspendre ses lèvres aux siennes en se redressant.
il garde, la perruque, lâche subitement son bras pour attraper son zippo. et la flamme vacille au-dessus alors  qu’il brûle. qu’il met le feu. qu’il prend, égoïstement, comme un voleur d’art.
pour voir si ça fait pas grand-chose. encore. pour voir, comme un gosse où sont les limites.
pour voir quelque chose qui manquerait de transparaître sous son maquillage trop parfait.
  
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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyMar 12 Juin - 23:08


dieu baisse les bras
ça se laisse attendre, ça se laisse suspendre le thorax par des hameçons ici et là, laissant au corps l'impossibilité de trop se mouvoir sous peine de se déchirer. il se tait allen, comme un manque d'air soudain qui vient couper directement sa trachée - c'est à s'en demander si sa tête ne vient tout simplement pas de tomber. quelque part sans doute, celle de mae se confond avec la perruque qui ajoute au personnage un peu plus de carnage - en bien plus sage. c'en est presque un moyen de faire basculer l'air, de le transformer en une masse informe qui prend sa taille, qui l'épouse, qui l'enferme dans un lieu plus sombre. il a du mal à reprendre les réalités - comme un shoot en plein dans les veines, une pilule qui doucement fond sous sa langue rosée, laissant qu'un arrière-goût sale pour des délires édulcorés. la suite il s'y attend à peine, ça fait constante de signes qui s'accumulent jusqu'à ne donner qu'une représentation d'images difficiles à arracher les unes des autres. au nom de l'art, au nom de quelque chose, du grand. alberto qui sur ses deux jambes, bien debout, fout le feu à la matière qui perd de sa splendeur - pire, elle devient une gangrène retirée de la peau. il reste un peu bête, toujours au sol, ni la mâchoire ouverte, ni même dans les yeux un soupçon de trop grosse surprise - ça paraît logique, il se sent juste stupide pour ne pas avoir compris que dès le départ, il allait au moins perdre quelque chose dans toute cette histoire. il baisse les yeux, les ferme un instant, écoute le crépitement venir s'entasser dans un coin, rappeler qu'il n'est qu'un mensonge, calomnie, une persona qui derrière le masque n'est rien qu'un bonimenteur.
- elle m'a coûté une petite fortune, cette perruque. tête basse qui emmène avec elle un surplus de confiance qui ne s'accorde qu'à mae - lui laisse siffler un rire, ni nerveux, ni anxieux, un peu bienheureux, un tantinet cinglé qui face au miroir ne voit pas le reflet qu'il voudrait. à son tour il se lève, debout sur ses talons perchés - à replacer quelques mèches de cheveux derrière son oreille, le soupir qui vient à nouveau enquiquiner ses traits. et j'repars comment alberto, sans elle ? hm ? j'aurais l'air d'un gigolo qu'a mal tourné. c'est peut-être déjà le cas.
c'est sans doute déjà le cas.

(c'est le cas)

il fait un peu craquer son dos, en profite pour laisser quelques pas le guider dans la pièce principale - aucun jugement ne saurait pourtant totalement biaiser son oeillade globale, allen reste humble, là où mae n'a jamais su faire de concessions. il s'arrête devant une fenêtre, glisse deux doigts sur les rideaux pour mieux apercevoir l'extérieur. il s'accoude au bord.
- fais gaffe à pas t'brûler les mains, ce s'rait con. à moins qu'ça fasse partie du spectacle ? clin d'oeil complice, amusé, allen qui repose à nouveau attention aux buildings alentour, aux fumées qui n'ont de cesse de cracher leur haine. si t'as des vêtements à m'prêter cela dit... j'crache pas dessus. y'aura moins d'risque que j'me fasse tabasser dans un coin d'rue, un homme en robe ça plaît moyennement quand il met pas tout son coeur dans l'illusion.
déjà éreinté - allen qu'a arrêté la bataille depuis une éternité. veut pas, veut plus, juste elle dans ses plus glorieux rivages, juste elle dans son sillage, elle sa création, elle sa galatée - et alberto qui la jette au bûcher.

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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyVen 15 Juin - 22:09


dieu baisse les bras
c’était comme, se couper le doigt avec un diamant, un rubis ou un saphir.
renifler l’odeur âpre du nouveau parfum à la mode. danser une valse entre des corps de porcs suspendus. il ne comprenait pas trop pourquoi, c’était venu. comme un besoin compulsif de brûler le plastique autour de ses entrailles. même si, il était quasiment certain d’obtenir satisfaction alberto.
sûrement que d’eux deux, il était le plus égoïste. inconsciemment, parce qu’il voulait bien faire.
il aurait pas pu faire mieux pour faire fuir mae de chez lui. il aurait pas pu faire mieux pour insinuer qu’il détestait, dans ces grandes lignes, son personnage.
son travail.
ça n’avait pas de sens. mais c’était comme ça, fallait qu’il fasse tout foirer. qu’il transforme l’or en bronze. il était tellement- choqué, et envieux aussi.
l’illustre mae chez lui, évidemment que c’était beau. mais est-ce qu’il était seulement prêt à travailler avec elle ? avec quelqu’un de vivant ? quelqu’un qui dit non. quelqu’un qui, comme les journalistes, finit par croiser le fou avant le roi.
il supporterait pas d’être désavoué, pas par mae. ni personne.
c’est inespéré et foutrement angoissant- parce qu’il est mort si ça ne marche pas alberto.
il est mort, là, si ça flop- mae a la popularité qu’il n’a pas, elle pourra rebondir, mais pas lui.
lui il est là, à théoriser n’importe quoi en prétendant n’importe quoi. comme un imposteur, il a trouvé les mots justes pour faire tomber la reine de pique.
son sourire s’efface peu à peu alors qu’il redescend, difficilement, lâchant la perruque calcinée qu’il tenait jusque-là dans le creux de sa main. il avait la tronche d’un gamin enterrant un trésor alberto, deux-trois conneries dans une boîte à sucres.
sauf que c’était pas la sienne, évidemment. il ferait jamais ça de lui-même, consciemment ou inconsciemment.
son regard alerte se pose sur allen, alors qu’il tait le semblant de culpabilité qui l’accapare en sautillant sur place. il est tout paniqué alberto.
alors il ne dit rien, il disparaît dans une des pièces en laissant allen près d’la fenêtre. qu’est-ce qu’il peut bien lui ramener ? qu’est-ce qu’il porte allen, comme fringues, quand mae s’évanouit dans un coin d’sa tête ?
la pièce est aussi vide que le reste de son appartement, il y a juste une pile de vêtements sales et blanchette  qui trône juste au-dessus. qui s’relève instantanément pour lui taper des cornes dans les jambes trop heureuse d’avoir un peu d’attention.
il fouille dans son armoire alberto, il jette tout un paquet d’trucs. il découvre les trous, il découvre aussi les mites qui vont avec. il attrape finalement une paire de jeans et une chemise. rien d'extravagant sinon quelques palmiers apparents. un peu de vert, un peu de jaune, rien de mae.
il revient penaud, presque sans bruit si on exclue le léger bruit de clochette qui semble suivre ses pas sur le parquet. quelle idée de garder une chèvre dans un appartement aussi petit.
il lui dépose ses trouvailles sur l’épaule, sans jeter un œil à l’extérieur. c’est sûrement pas aussi rutilant que manhattan, c’est sûr. il observe ladite perruque qui peine à faire des cendres.
- écoute allen, j’suis désolé. j’te paierais une robe s’tu veux ou j’sais pas. j’ai pas fait exprès... tu viens et... j’suis le pire hôte de la terre j’crois bien.
il est un peu mal, et sérieusement préoccupé quand il y pense.
mais il a pas le sourire compassion qui va avec, il garde la tronche du mec qui s’en fout comme de l’an 4,
- tu vas pas partir si? parce que j’comptais t’offrir à boire quand même.
quand même, c’est comme ça que ça fonctionne, ouais. ça lui échappe trop souvent alberto: les convenances sociales. faut dire qu’il reçoit pas des masses de visites.
sûrement pour ça qu’il vit dans un taudis,
qu’il vit tout seul avec une chèvre.
c’est plutôt pathétique quand on y pense.
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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyMar 19 Juin - 10:22


dieu baisse les bras
il ordonne sans vraiment le vouloir, il demande un peu idiot qu'on lui ramène de quoi filer en toute discrétion - de mae on veut tout, d'allen à peine plus qu'un caillou jeté dans l'océan. alors il attend, il regarde encore un peu la dégaine de l'appartement qui tombe en ruines - des ruines douteuses, un squat à drogués qui finiront par mourir piqués. pour autant il ne se sent ni agressé, ni réellement dérangé par ce que dégagent les lieux - c'est aux convenances communes, aux désirs de l'autre. lui rêve d'un appartement lisse, presque impersonnel qui impressionnera la galerie pour sa décoration moderne. lui rêve même d'une baraque dans les coins reculés de l'amérique, à seulement se préoccuper de l'instant, à prendre un plaisir inconsidéré à rouler sa propre cigarette. pourtant rien ne change, rien ne se modifie chez lui, un capharnaüm sans nom qui mélange une odeur de peinture à celle de divers tissus utilisés pour créer d'autres vêtements - pour lui comme pour d'autres. c'est un peu trop personnel, c'est un peu trop vulnérable, c'est un peu trop humain. il voit que quelque chose apparaît derrière l'artiste alberto, il voit l'être qui se dévoile, qui dépassé par son interprétation s'est retrouvé idiot, et lui donnant de quoi se rhabiller, il lui sourit seulement en retour allen, en l'écoutant d'une oreille attentive. derrière lui un animal qui le surprend, qui le laisse même coi l'espace d'un petit moment. inattendu - ça le fait sourire grandement.
- il en faut plus pour m'faire partir. tu m'fais pas plus peur qu'un autre, alberto. clin d'oeil entendu pour dédramatiser la situation. sans pudeur, il passe ses doigts sur la tirette dans son dos pour relâcher la robe qui termine parfaitement le personnage, littéralement séparé de mae, il la range au placard pour l'instant. chaussures dégagées pour ne pas tomber, reste le corset qui lui broie les organes à délasser. gestes experts qui défont les noeuds serrés jusqu'au matin, le soupir lui échappe alors qu'il le retire enfin. tu voulais du vrai, te v'là servit. tu sais comment ça s'passe dans les coulisses. rire en coin de lèvres qui se défile, il attrape la chemise pour l'enfiler, au même titre que le pantalon sombre - il s'est rarement senti aussi bien physiquement que sans elle, qui le fait souffrir à longueur de journée avec ses chaussures trop hautes perchées. sa main passe sur l'épaule d'alberto, pour l'emmerder plus qu'autre chose et pousser un peu plus le malaise, il avance dans ce qui ressemble à une cuisine.

le maquillage coule, le maquillage tombe alors qu'il se passe de l'eau sur le visage, sans doute qu'il oublie quelques zones, un peu de blanc ici, un peu de vert là. rien de bien important, il enlève autant qu'il le peut, se sèche avec un torchon - peu importe de la manière dont il a été utilisé. pieds nus, il revient dans la pièce principale, adosse le bas de son dos au rebord de la fenêtre, croise ses bras.
- une chèvre... c'original. ça doit pas être facile quand tu ramènes quelqu'un pour l'mettre dans ton lit. de quoi couper l'envie, de quoi définitivement se dire qu'alberto est frappé.

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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptySam 23 Juin - 18:56


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mae qui se découvre - qui fout à la trappe son beau costume en plastique bariolé. qui ne manque pas une occasion pour le piquer là où il n’aurait jamais pensé ça possible. il sait plus trop où il doit poser les yeux, si c’est une invitation à regarder ce qui se cache en-dessous ou non. si c’est juste le dénouement heureux de sa connerie. parce que c’est un fait, c’est lui qui avait provoqué ça, qui avait ordonné à mae de rendre les armes. c’est ce qu’elle faisait maintenant, en s’évanouissant sous ses propres habits.
alors pourquoi il aurait détourné les yeux ? il risquait rien sinon de voir disparaître une étoile sous un ciel ombragé. il le regarde longuement, sans rien dire, sans aider. il observe chaque parcelle de peau qu’il laisse entrevoir allen. incroyablement lisse mais éprouvée par une autre forme de torture. banale et ô combien désirée. ils se tiennent différemment, allen il a les chevilles claquées quand il marche droit.
désacralisation totale, l’artifice trompeur se désintègre sous ses yeux comme un titanic disloqué au fond de l’eau. et il sait pas trop quoi en penser alberto. la pression retombe légèrement à hauteur qu’il voit allen de plus en plus distinctement. il a presque l’air, normal.
- merci. il a ce sourire poli, trop poli. parce qu’il est encore un peu ébahi. il comprend plus vraiment. à y réfléchir, il comprend pas pourquoi c’est mae qui s’est présentée à lui la première. oui, j’ai vu. et j’aime bien ton corset. pas parce qu’il est esthétiquement beau, qu’il présente une matière plus ou moins noble. alberto il s’demande juste comment un corps peut physiquement s’encastrer là-dessous. comment le souffle  de vie se fait violence. que ça doit être une chouette façon de s'asphyxier.
il suit son nouvel invité, bifurque jusqu’au réfrigérateur où il attrape deux bières. il s’rappelle pas avoir ingurgité quelque chose récemment. il s’rappelle pas avoir mangé depuis des jours. comme s’il était en mode veille. cocaïne. il attrape un bocal à cornichons qu’il retourne énergiquement pour en étudier la couleur.
dégueulasse. une grimace éclaire son visage l’espace d’un instant alors qu’il surprend la disparition d’allen dans son dos. il se précipite, un peu, craignant de le voir disparaître dans l’entrebâillement de la porte. il fait plus semblant alberto, il est vraiment intéressé. c’était inespéré mais c’était là, maintenant, à creuser sa cervelle à la scie sauteuse. et tant mieux s’il était mal au point aujourd’hui. tant mieux si les cicatrices parachevaient son œuvre. tant mieux s’il faisait peur aux gosses dans la rue. tant mieux.
c’est qu’il était pas fou, pas totalement fou. qu’il pouvait être compris par au moins une personne. mae, allen, peut-être même les deux.
- j’ai que ça, désolé. il décapsule les deux bières qu’il dépose à hauteur tout en imitant allen.
prostré contre une des poutres apparentes, il dépose le goulot contre sa joue, soulagé d’avoir quelque chose d’aussi frais à boire. puis il dévisage allen, lentement. surpris qu’il est d’entendre une question comme celle-ci se faire la malle dans leur conversation. bah... j’ai peut-être pas besoin de lit, ni de quelqu’un si j’ai une chèvre. son sourire s’élargit un peu plus, parce qu’il est pas peu fier de sa mauvaise blague alberto. mettre les gens mal à l’aise l’aide étrangement à se sentir bien dans sa peau même si ça n’arrange pas toujours ses affaires de sous-entendre qu’il aime un poil plus les animaux que les autres. blague à part, non. j’emmène personne ici. j’préfère traîner dans les clubs privés bdsm. et il épilogue pas sur sa vie sexuelle parce qu’il a beau dégueuler son sang sur scène, il tient pas particulièrement à s’foutre totalement à poil non plus. encore moins à une mae, plus populaire qu’il ne le sera jamais. son regard descend légèrement jusqu’à ses pieds nus. tu veux des chaussures sans talon peut-être ?
il arrive pas alberto, il arrive pas parce qu’il complexe beaucoup trop.  
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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyVen 29 Juin - 0:13


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artifices en poussières, il ne reste derrière eux que les coulisses déplorables qui ne délivrent qu'une cruelle vérité. derrière le maquillage de la chanteuse se cache une femme triste dont les larmes nourrissent sa bouteille interminable, derrière les doigts experts du violoniste se dissimule un homme dont le rire ne veut plus rien dire depuis une décennie, et même derrière la plus simple lumière, le plus petit projecteur, laisse tout juste entrevoir un être dont le regard ne brille plus autant. tout est fade, tout est triste, tout s'accumule jusqu'à ne donner qu'un miasme dégoûtant, possédant l'hôte incapable de faire face au monde tel qu'il se présente - mae c'est son bouclier, mae c'est sa chance, mae c'est sa parole plus haute qu'une autre, pire encore, un hurlement qui vise à faire taire le brouhaha incessant de la foule haineuse. elle y arrive, souvent, elle se plante, parfois. inspiration profonde, allen ne crache ni sur la boisson, ni sur la plaisance de n'avoir que le plat sous ses pieds - il ressent presque mieux son corps à chaque fois, découvre des zones inattendues, presque oubliés, et quel plaisir est-ce donc que de n'avoir rien sur la peau si ce n'est des vêtements amples qui n'empêchent pas les poumons de se gonfler. rire qui vient faire vrombir sa gorge, plus guttural cette fois-ci, loin d'être surjoué ni dans un but de caresser dans le sens du poil son vis-à-vis il hausse les épaules. première gorgée, puis la parole lui revient subitement.
- si t'es fétichiste ça t'regarde, j'peux pas être en mesure de juger. clin d'oeil léger pour dédramatiser, il reste là où il est, allen, le bas du dos collé au rebord de la fenêtre, la main libre qui pianote dessus, regard décidément captivé par la bestiole étrangement calme. j'crache pas sur les chaussures. il pourrait prendre son rôle de victime au sérieux, jouer à l'outré qui dans toute sa splendeur ne peut pardonner celui qu'a foutu le feu à son matériel. pire encore, à sa façon de vivre. mais rien, rien puisqu'allen n'est plus à ça, puisqu'allen est trop fatigué pour s'imposer comme mae le fait, puisqu'allen est simple du haut jusqu'au bas - puisque l'art reste l'art, et lui ne reste qu'un homme banal dans des tenues plus que standards.
- t'acceptes de bosser avec moi ? inspiration profonde, il retiendrait presque l'air s'il n'était pas aussi sûr de lui - une part de de doute persiste. il se pince la lèvre inférieure, arrache quelques peaux mortes avant de simplement s'arrêter. il assume jamais vraiment le silence, allen, il est pas comme mae qui peut en enchaîner sans jamais laisser tomber. lui il a comme un besoin de tout combler, avec du coton, de la terre ou du tissu. parce que là, j'pense pas être en mesure de m'montrer plus à poil. enfin si j'pourrais tout retirer, encore. tête qui se baisse, il se marre.
un temps.
- j'pense que j'ai beaucoup à apprendre de ton travail. j'sais pas si l'inverse est vrai. mais j'm'en fou, j't'apporte, j't'apporte pas, mae ça va ça vient, ça plaît ça plaît pas. ça fait mal de se le dire, que jamais elle fera l'unanimité. j'te caress'rais bien dans l'sens du poil pour que tu sois bien réconforté dans ton égo d'mâle. mais j'imagine que j'suis à un  point de non-retour et que mis à part attendre comme un con, j'peux plus faire grand-chose.

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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyJeu 19 Juil - 15:34


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c’est un peu bizarre, mae est un peu bizarre. évidemment maintenant qu’il a allen sous les yeux, ça devrait illuminer sa lanterne mais c’est pas forcément le cas. il est en mesure de comprendre la portée artistique, peut-être, mais il voit pas trop en quoi ils sont compatibles, qu’est-ce qui peut sortir de ça ? quelles idées brillantes on peut avoir après s’être imaginé se remplir les poumons de coca-cola avec un entonnoir comme il l’a fait la nuit dernière ? peut-être qu’il l’envie un peu alberto, pas qu’il soit jaloux de sa renommée, du nom, des couleurs qui font tourner la tête d’andy et toute sa clique. non, il est presque sûr qu’il aurait préféré voir le processus inverse. le mensonge naître, comme une cellule qui viendrait à se diviser, comme de faux jumeaux. il l’envie parce qu’il est plus que mae, qu’il peut prétendre à exploser ce qui les anime tous les deux. qu’est-ce qu’il a à offrir alberto en échange ? il n’a que du rouge sous les ongles, un corps qu’on ne veut plus voir. pas de corset pour se sentir libre de nouveau. pas de corset pour reprendre tout à zéro. pas de quoi étouffer pourtant, il a jamais été allergique à la crasse qui fait bouger ses os de la mauvaise façon face caméra. alors il allonge la bière qu’il porte à ses lèvres, parce qu’il a pas de mauvaise posture et qu’il est certainement pas en mesure de choquer mae si elle est venue le voir s’arracher la bouche.
est-ce qu’il peut encore soulever les cœurs ? soulever celui de mae surtout, ou est-ce que c’était un vulgaire coup de chance ? il lui fait parvenir des chaussures, conscient que son appartement est loin d’être une chambre stérile.
il devrait pas prendre cette visite comme- il sait pas trop, il sait pas trop ce qu’il devrait en penser. accepter ou non. c’est la première fois qu’il rencontre mae, qu’il entrevoit allen. et maintenant il porte ses vêtements. maintenant ils se confondent comme il le voulait. il a tout bien fait allen. est-ce qu’il peut décemment refuser la main qu’il lui tend aujourd’hui ? considérer cette visite autrement que comme une embuscade près d’un ravin ? parce qu’alan le presse et qu’il a l’air désorienté. qu’il met facilement cinq minutes à lui ramener une paire de chaussures.
- est-ce que ton agent est au courant ? il ne dit pas son prénom. il fait tout, alberto, pour garder son professionnalisme. j’veux dire, c’est pas une blague ? il sait que c’est débile, parce qu’allen s’est déjà montré complètement à poil mais il peut pas s’empêcher d’être craintif et fasciné en même temps. parce qu’il a pas complètement confiance en freddy nollekens. il lâche un léger soupir de contentement quoique factice avant de lâcher un rire plus léger.
- mon ego d’mâle ? me provoque pas s’te plaît, j’enfile ton corset quand tu veux. j’sais pas si mon travail vaut tous tes efforts, sincèrement allen, mais c’est d’accord.
c’est possible qu’il regrette, mais il veut pas s’en mordre les doigts. suturer ses plaies en voyant son remplaçant à la télé.
- à moins d’être fou j’peux pas refuser non ? et il est pas aussi fou que ça alberto, il était subjugué de la voir à sa porte et il l’est toujours, flatté, bien qu’elle se soit évanouie dans une sorte de mirage, comme un oasis en plein désert. bien qu’elle se soit évanouie à son contact. et puis j’aime bien mae. et j’pense- j’en suis même sûr, que ce que tu fais est fantastique. pas besoin de suivre à la trace ses exploits, il suffit de lire la presse, l’éblouissement des journalistes, la répulsion ou l’énigme d’une beauté fabriquée pour le ravage. même si c’est tout ce qu’il déteste, il peut pas dire qu’il n’aime pas. comme un non-sens rose pastel qui l’attire néanmoins comme un aimant curieux.  
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MessageSujet: Re: dieu baisse les bras → alberto   dieu baisse les bras → alberto EmptyDim 12 Aoû - 18:37


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enlever les costumes c'est se détacher du reste, enlever les costumes c'est totalement abandonner le personnage pour enfin laisser l'homme. il le laisse, allen, apparaître comme jamais, apparaître avec quelques bavures de maquillage sur le visage, avec même des mimiques qui n'ont plus rien à voir - face à lui alberto se défend, face à lui alberto semble être juste alberto et non pas alberto l'artiste qui, une fois en transe, n'est plus qu'un résidu de chair contrôl" par la folie créatrice. il en rit, il pourrait en pleurer, ou un peu les deux, il pourrait s'affaler au sol pour montrer le ridicule de leur grand manège qui fait mal tourner les chevaux - à la place il reste stoïque, il boit encore au goulot, laisse sa carcasse s'imprégner des légères effluves. il se laisse aller, détend chaque muscle en une vague doucereuse qui s'effondre sur une plage sablonneuse.
- mon agent est pas au courant, non. mais quoiqu'il arrive, il aura pas l'choix, il peut pas m'refuser ça. il peut pas refuser c'que j'lui demande tout court. sens propre comme figuré, la double lecture le fait glousser en donzelle amusée par la vue de l'idiot de la classe qui fait encore des siennes. il mordille sa lèvre inférieure, oublie la dégaine de l'appartement, semble même un poil flottant, assez ailleurs pour ne pas percuter que c'est dérangeant ici. tu peux pas juste bien l'aimer mae. soit tu l'aime, soit tu la déteste, c'est là tout l'jeux, quitte à provoquer les dieux, autant bien l'faire et les fidèles avec. il regarde ses pieds, il pianote sur la bouteille, reprend à nouveau de quoi apaiser sa soif. il mordille sa joue avant de redresser la tête.
- toi, moi, ça va être horrible.
un temps.
- mais c'est pas comme si on pouvait nous j'ter en taule. c'est pas comme si on était monsieur tout l'monde. on est pire que ça. et ils pourront rien faire. dieu va baisser les bras, tu vas voir.

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