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 défaire les costumes - mae

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MessageSujet: défaire les costumes - mae   défaire les costumes - mae EmptyMar 5 Juin - 14:07


défaire les costumes
onéguine → les mains qui rougissent alors que le rideau se baisse. alors que les paroles fusent. y a eu un semblant de beauté qui s'est manifesté ce soir, et dans l’hémicycle ça chante les louanges des anges vêtus de blanc. vêtus de draps exubérants. une colère qui se trame sous les draps. le petit rat d'opéra grogne dans son coin. bordel les temps margot! il avait ce souffle tendu dans l'oreille, celui du chorégraphe anxieux, qui anime la salle en comptant les mouvements. en regardant les corps se mouvoir dans un chaos parfait. pour lui ce soir, c'était aussi le chaos. il rumine, il ne dit rien. une bombe dans la foule, alors il tente de fuir, par delà les coulisses. ça bouge encore derrière la barrière écarlate. il se sent étouffer, mouler dans ses collants blafards. bien mouler dans sa case de danseur inconnu.

la nuit il ira,
bercer le parquet
y danser juste un valse
la nuit il sera seul
seul pour toute cette lumière
seul pour tout ces sièges vides

et on lui tend de l'eau. venant de milles mains agitées, de milles bouches qui discutent des partitions jouées. en bon artiste, il contemple. il observe l'opéra se dévêtir de ses étoiles. il regarde ses camarades abandonner leurs chaussons. alors quand il vient à sentir la fin, il va chercher solitude dans sa loge. solitude, elle est belle et mal aimée. elle douce et honnête. une amante qu'il peine à assumer. pourtant dieu qu'elle est belle, dieu qu'elle écoute chacune de tes misères! y a simplement le halo des lumières son miroir qui souligne ses traits. témoin de son torse nu, témoin de ses jambes brûlantes de douleurs. il enfile le costume de l'étoile invisible, de celui qui ce soir rentrera dans le queens dormir dans une boîte à chaussures. mais pour l'instant il vole encore, même dans sa loge. il fait résonner le silence de la plus belle des façon. sur les murs se reflète l’écho de sa colère, pourtant il reste muet. parce que sa belle, elle n'aime pas les cris rageurs. elle aime simplement le calme, elle aime le regarder mourir de ses passions. un simple appel à la porte devient fracas orageux. alors demoiselle se lève et elle implore au bord de ses lèvres. il aimerait l'étreindre encore, il aimerait ne rien entendre, ne regarder que ses yeux vides. mais margot, il ne connait pas les mots d'amour, alors même à un spectre il tourne le dos. alors simplement, il ouvre la porte et solitude disparait.
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Mae Monroe

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soudain tu as, complètement inconsciemment, la possibilité de te montrer — face à l'autre — comme tu aimerais être. et souvent, c'est différent de ce que tu es en fait.





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MessageSujet: Re: défaire les costumes - mae   défaire les costumes - mae EmptyMar 5 Juin - 17:20


défaire les costumes
elle se fraie un chemin, mae. les yeux se posent sur ses courbes illusoires, les questions se posent parfois en silence - ou en murmures indiscrets. pourtant le sourire sur son visage reste toujours le même, tente d'attraper les rayons d'un jour éternel pour les caler ici, là, quelque part, dans le creux de ses lèvres. elle garde sur ses épaules son manteau léger, la cigarette fumée auparavant jetée depuis longtemps, et la satisfaction dans l'âme d'avoir vu les corps se déchaîner. finesse, grâce presque irréaliste tant elle dessine des lignes colorées invisibles à l'oeil. sa lèvre inférieure se pince, alors que dans les couloirs, personne ne cherche à la dégager, ni à lui souffler poliment de prendre la sortie. mae jubile, mae sent son coeur papillonner contre sa cage thoracique à vive allure - le plaisir de revoir le danseur, toujours celui qui aujourd'hui ne fut pas au plus incroyable de sa performance, mais dont les autres jours brillent de mille feux. alors elle s'arrête, reste devant la porte l'espace de quelques secondes avant d'y toquer, ses sourcils se haussent non pas sous la surprise, mais sous une émotion à moitié mimée - un peu de bonheur qui vient chatouiller ses entrailles. le visage juvénile du jeune prodige se salit d'un petit désespoir, qui se perçoit juste dans le creux de ses joues - quelque part sous ses paupières qui lourdement clignent.
- bonsoir margot. sans surprise, elle qui depuis a pris les habitudes de se mêler de son existence - à s'imposer comme un peu de malchance. sa tête se penche sur le côté, quelques cheveux viennent frôler son épaule. par pure politesse sans doute aurait-elle pu ramener quelques fleurs, des roses piquantes aux couleurs vives, des tulipes gorgées du jour. mais rien, rien ne lui conviendrait - rien n'aurait de quoi traduire son admiration face à cette maîtrise qui la laisse, quelques minutes, sans voix. je peux ?
rictus à l'appui pour témoigner d'une timidité fausse - elle qui passerait des heures à détailler ses gambettes jetées dans le vide, en haut, en bas, terminant sur le parquet sans aucune éraflure, égratignure. margot fils d'icare - ou de ces êtres dont la légèreté aura eu raison d'eux.
- tu m'as l'air... contrarié. son épaule se pose tout juste dans l'encadrement - elle attend, tentant de discerner en ses expressions ce qui fait que le masque s'écroule. margot un peu malade, margot un peu lessivé, margot qui ne veut connaître la terre que de nom.

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MessageSujet: Re: défaire les costumes - mae   défaire les costumes - mae EmptyMar 5 Juin - 18:57


défaire les costumes
onéguine → solitude elle prenait moins de place, elle s'imposait en douceur. mais ce qui se trame au bout de sa porte, c'est plus coloré. c'est moins discret et ça ne cherche pas à l'être. pourtant elle se faufile, c'est pas la première fois qu'il la voit battre des cils à l'entrée de sa loge. lui il aimerait cogner du poing sur la table, il serait capable de retourner sa loge. pour des temps en trop, pour des pirouettes ratées. mais surtout parce qu'elle a chassé sa belle. mais bon, il n'est plus si sûr de l'aimer.
- bonsoir mae.
il en a encore les jambes qui tremblent et pourtant il garde la pose, comme un bon soldat. comme une belle poupée. pourtant cachée derrière milles apparats, elle déchiffre les bourrasques grises qui se trament au fond des yeux de margot. pourtant elle voit à travers l'homme qui se pensait invisible.
- je le suis. j'ai fait de la merde ce soir.
il détourne le regard de toute façon elle entrera. de toute façon elle connait les lieux, pourtant d'habitude c'est plus cordial. d'habitude margot joue l'animal sauvage, la bête indomptable. l'artiste qui a besoin de sa loge et de son silence. ces fois là il ne mentait pas. alors s'il la laisse rentrer c'est sûrement qu'il dit la vérité.
- passe moi une clope.
infect et poisseux. c'est pas joli ce qui sort de sa bouche teinté carmin. c'est pas lui, c'est le danseur insatisfait, c'est le regard d'un visage inconnu. il rejoint les lumières, lui laissant s'approprier les sièges à sa guise. lui, il a encore le cœur qui se bat à l'intérieur, il a encore des veines bleuies sous la peau.  
- qu'est-ce que tu fais ici?
qu'est-ce qui te fascine? qu'est-ce qui t'amène jusque derrière les rideaux? moi je veux le silence, je veux la lumière sans filtre, j'ai pas l'habitude de toutes ces couleurs qui ne s'intéressent qu'à moi.
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MessageSujet: Re: défaire les costumes - mae   défaire les costumes - mae EmptyJeu 7 Juin - 0:08


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danseur furieux, danseur capricieux, danseur qui n'est plus rien d'autre que malheureux - elle le perçoit en alerte, une lueur rouge dans son regard pourtant si clair. alors elle avance, mae, pousse un vague soupir sous les plaintes du ballerine déconcerté. aurait-elle dû sans doute le laisser, aurait-elle dû abandonner, comprendre qu'après cette prestation très simple, il aurait préféré le silence pour décortiquer. décortiquer le mot simple. décortiquer et percuter que simple n'est pas suffisant, simple ne sera jamais assez bon - l'excellence est demandée entre les murs, jusqu'à ce que les pieds changent de couleur à l'usure, jusqu'à ce qu'ils se fissurent. martyrs d'une société qui jusqu'ici se concertait autour de la danse, des mouvements aériens, ils n'ont ce droit réservé au doute. ils doivent - doivent crever sur une scène qui mettra en valeur leurs costumes de plumes et de soies. finalement elle lui en offre une de cigarette, s'avance un peu plus dans la loge sans demander avis - elle l'a déjà vue, ne s'attarde pas sur les décorations aussi fades que délavées.
- simplement discuter. peut-être même avec de la chance te sortir de ta cage. tentée de lui donner un surnom caricatural tel que rossignol, elle le garde cependant au fond de sa gorge. elle le dira, mae, elle ne sait pas garder ce qu'elle a dans le fond de la pensée pour elle - ou du moins, pas ce qui pourrait provoquer chez un autre une réaction. j'aurais pu sans doute ramener des fleurs, pour donner de la forme à cette entrevue. mais je pense qu'elles auraient finies au fond d'une poubelle. lui qui souligne son désarroi avec injures à outrance - mae ne se laisse jamais avaler, ou très peu par ces choses-là, seul allen tout à l'intérieur se sent en capacité de jurer comme un charretier, de bouffer ses mots comme un crève-la-faim se jetterait sur un morceau de poulet entamé.
- allons margot... tu ressembles à une bombe prête à exploser. apaiser pourrait être une alternative - une même pourquoi pas, bonne idée. cesse donc de ruminer, toute exécution ne peut être à tous les coups couronnée de succès. se faire huer pour ternir le bonheur illusoire - seule la haine fut capable de relier les hommes entre eux.

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MessageSujet: Re: défaire les costumes - mae   défaire les costumes - mae EmptyJeu 7 Juin - 21:25


défaire les costumes
onéguine → elle lui casse son monde. elle débarque sans prévenir. sans rougir. elle rentre et elle fracasse les murailles. de toute façon il reconstruira les murs, quand elle aura fini. il recollera les petits morceaux avec du ciment, celui de son silence, celui qui scelle chaque battement de cils acharné.
parler. est-ce qu'il a le temps? lui il vole. parler c'est pour ceux qui vivent en bas, ceux qui raclent le sol, qui foulent l'asphalte au milieu des voitures. margot il les contemple hurler. il a fini par oublier les ondes, fini par ne plus regarder le vacarme. mais ce soir le brouhaha est plus commode. il est seul et il lui a offert la voie vers les lèvres embrumées. vers les bouffées acres de lumières. alors il fait vivre l'étincelle au bout de son nez, simplement pour faire s'agiter les fumées.
- tu me crois prisonnier?
il ne s'est pas menotté en martyr sur l'esplanade, il s'enferme de son plein gré. le lion qui s'assoit dans la cage. parce que la cage elle est belle. pourpre et dorée, vendant l'extraordinaire aux yeux avides de beautés. ni esclave, ni serviteur. simplement enfant du soleil brûlant. simplement là.
- je préfère cette fleur, vois-tu.
il a le bâton blanc au bout des doigts. elle valse en effluves amères. elle scintille quand il inspire. fleur du mal ou de l'imbécilité. il en boufferai des bouquets.
il la décarcasse, il la déshabille, parce qu'il a se besoin d'égalité. on vient pas voir un danseur après sa prestation, à moins d'être aussi nu que lui. à moins d'avoir enlevé ses chaussons à l'entrée. il se demande si les couleurs de son visage reflètent celles qu'elle cache à l’intérieur, ou si elles sont l'espoir de celles qu'elle aimerait avoir. en tout cas elle voit la poudre qu'il sème au sol. comme tout bon artifice qui se respecte il est silencieux, laissant aux spectateurs le soin de tendre l'oreille pour entendre le sifflement de la ficelle qui prend feu. il détourne le regard venant fixer ses costumes, venant fixer ses milles et unes peaux. parce qu'il n'aime pas regarder les gens qui disent la vérité dans les yeux.
silence
ça tremble sous vos pieds
silence
est-ce que tu sens le tremblement de terre
même dans les airs?
- je ne peux pas me planter sur des trucs pareils. ça fait trois mois que je le connais ce ballet, c'est rien, ça ne vaut rien. et moi je me vautre comme con.
il balaye l'air, il a la flamme qui s'agite au bout du doigt. il a les lèvres qui se teintent écarlates.
- je vise haut mae, c'est pas en faisant de la merde comme ce soir que je vais finir danseur étoile. tous les soirs doivent être parfaits. ça me rend fou. en plus on m'a dit qu'y avait des journalistes dans la salle. eux ils se pointent vraiment quand c'est pas le moment!
mae fait quelque chose, j'espère que t'as assez d'eau pour éteindre l'incendie qui vient de se déclarer.
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MessageSujet: Re: défaire les costumes - mae   défaire les costumes - mae EmptySam 9 Juin - 12:31


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l'enfant roi pleure, peste parce que sa couronne lui a été arrachée - injustement, seulement par un enchaînement mal maîtrisé. alors il braille, alors il s'énerve, donne à voir une part de lui qui indubitablement l'éloigne de sa scène chérie, adorée aux morsures difficiles à avaler. mae se tait, mae écoute avec petit sourire de coin de lippes qui continue de rester, il perdure en une cicatrice semblable à la face d'un ange. sa tête se hoche, elle reste assise, les jambes croisées dont une qui balance un peu son pied dans le vide. sa tête se hoche mollement sous les plaintes du plus jeune, qui dans tout ce noir ne veut voir un peu de blanc - ne serait-ce qu'une nuance grisâtre qui pourrait lui apporter bien mieux que son désespoir temporel. elle pince sa lèvre inférieure, ne voit en lui qu'un enfermé contre son gré dans des carcans qui jamais ne conviennent, qui à un certain âge foutent dehors les mythiques danseurs aux guiboles qui ne touchent plus terre. l'idée le mine, l'idée fait baisser l'intensité dans son regard dévoré par le bleu ciel - elle pousse un soupir, passe quelques doigts dans ses cheveux par manie plus que par besoin.
- margot, l'opéra ne sera fier de toi qu'une fois que tu seras un squelette en mille morceaux, éparpillé sur scène à la vue des journalistes et critiques qui apprécient beaucoup trop se plaindre. un cadavre sur les planches, qui se serait tué littéralement à la tache, jusqu'à faire disparaître ses ballets pour laisser place à une flaque sanglante. elle roule un peu des yeux, s'attarde sur un coin du plafond sans pour autant lui trouver véritable intérêt. tout artiste sème derrière lui l'harmonie et la discorde, il ne peut mettre tout le monde sur une égalité, à moins de n'être que le reflet des désirs profonds du public. de la technique, oui. elle reste paisible, ne cherche à raviver le feu qu'en des moyens optimistes - qu'en des suggestions discrètes, elle hésite à l'inviter à s'assoir, à au moins cesser de gigoter jusqu'à lui donner le vertige.
l'habitude d'apaiser chez mae, ce n'est qu'un mythe, un mensonge qu'elle souhaite placer en vérité.
- calme toi, margot. ils veulent te faire craquer, quoiqu'il arrive. le milieu de l'opéra n'a jamais été une partie de plaisir, du début jusqu'à la fin. même sa gloire semble donner un goût acide. jusqu'à ce que les plus aguerris se fassent jeter comme des malpropres. alors respire, c'est inutile. tu es doué, sublime. sa peau d'opale qui tranche avec ses boucles de charbons qui recrachent quelques étincelles.
- s'il te plaît.
ultime supplique avant, elle le sait, de le laisser se faire avaler par les démons - et autres esprits qui viennent prendre possession de chacun de ses traits, trahissant la haine, la rage. l'envie de s'infliger les pires terreurs - ultime demande avant d'abandonner, elle le sait, le naufragé sur son bout de rocher.

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MessageSujet: Re: défaire les costumes - mae   défaire les costumes - mae EmptyLun 11 Juin - 22:26


défaire les costumes
onéguine → diseuse de bonnes aventures, prêtresse d'oracles. elle avait tous les visages et toutes les vérités. elle avait le calme, elle avait la voix salvatrice, elle était la voie du supplice. celle du regard et de la constatation. elle prenait les yeux du garçon pour lui montrer la noirceur sous ses pieds. ce qu'il croyait être lumière dorée.
il y croit toujours, car malgré les cendres ébènes, ça brille au bout de ses jambes. ça galopera toujours à milles à l'heure, en milles allures.
il se tait et il écoute
elle dit vrai peut-être
alors il regarde simplement ses paroles
douces, s'évader jusqu'à ses oreilles.
ça se calme?
peut-être
ça brûle?
encore.
squelette, cadavre, bouffer les planches. court-il à sa perte? il n'est pas certain de jauger la justesse de ses propos. seul contre tous, car se fondre avec tout le monde était trop difficile. parce qu'affronter la masse en s'y laissant adsorber ça laisse des marques et ça transforme. il ravive la flamme alors qu'il s'assoit sur la commode. impassible, il l'observe encore. toujours, jamais il ne verra tout, jamais en un seul clin d’œil.
- sublime tu parles. squelette sûrement.
il écrase sa clope comme on claque une porte. d'un mouvement de bras, d'un seul coup de main. elle quitte ses doigts mais il tremble encore. vacille en esprit.
- tu parles comme si tu n'étais pas de ce monde. pourtant tu sais bien tout ça. c'est passager.
les boucles valsent devant ses yeux, elles se fatiguent sur ses paupières. il fatigue l'enfant. il ne dansera sûrement pas ce soir. infidèle amant du parquet.  il sombre pour un éclat de colère. un ton trop haut, une octave en trop.
- tu me sors de la cage, ou tu comptes rester ici toute la nuit?
les jambes qui s'agitent, fines et agiles. il trompera l'ennui ce soir, il trompera la colère. mae en seule gardienne du grand danseur.
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MessageSujet: Re: défaire les costumes - mae   défaire les costumes - mae EmptyJeu 14 Juin - 23:21


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tout qui crève, tout qui s'éteint, tout éphémère et tout plus rien. tout qui s'estompe, tout qui tombe, tout qui claque - même le corps du danseur, même celui de la fausse demoiselle qui cherche les beautés des publicités. dur constant qui vient à tomber, mais qui pourtant ne dégueulasse ni son sourire, ni sa mine réjouie, presque paisible face à la crise encore présente, pesante. elle plane au-dessus de ses doigts comme un jeu au couteau - elle attend mae qu'il lui coupe l'annulaire, pourquoi pas le pouce. alors elle se redresse, fait craqueler ses épaules qui témoignent de sa fatigue corporelle plus que spirituelle - elle penche sa tête sur le côté, amusée.
- quel enfant impatient tu fais. elle l'infantilise en mettant un fouillis déplorable dans sa tignasse charbonneuse, reprend le chemin vers la sortie et une fois la porte ouverte elle jette un oeil derrière elle, par-dessus son épaule. tu manques de couleurs mon cher ami, et je pense connaître un endroit qui t'en redonnera, sans que tu hurles, sans que tu te plaigne. elle mime un baiser un peu moqueur, un peu voleur avant de préférer l'attente dans le couloir qui mène à un autre échappatoire - celui juste derrière l'opéra et une fois l’insatisfait arrivé, elle glisse.
- as-tu déjà posé tes glorieux chaussons au sein de la fabrique, margot ? voir l'arrière du décor, voir les plumes se brûler dans les néons éclatés, voir ailleurs que sur les planches bien délimitées - faire de la vie une oeuvre inachevée.

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MessageSujet: Re: défaire les costumes - mae   défaire les costumes - mae EmptyLun 25 Juin - 23:00


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onéguine → couleur, tu connais ça margot? tu connais autre chose de ton haut plafond, peinturluré de dorures?
mae c'est le bout d'un monde qui lui échappe. il est roi simplement de ses planches, elle est reine au dehors, par delà le macadam. mae elle venu repeindre ses paupières, colorier un bout de son bras, camaïeu sixties, camaïeu couleur du temps.
impatient
un patient
malade de la vie trop brusque
de la vie mal apprise
pas les bonnes prises
sûrement trop de crises
et trop de reprises
alors quand une main s’appose sur sa tête, dompteuse de serpents ébènes il la suit, médusé. intrigué par les mots, intrigué par la lumière. toujours.
mais il sait de quoi elle parle, il sait ce que cache ce baiser volé, volant un mystère. pour lui ce n'est que légendes et murmures. les grands murs argentés ne sont qu'un rêve pour margot, pourtant au fond des yeux de sa trompeuse de solitude, il aperçoit un éclat strident. un éclat frappant. couleur argent.
- ils ne connaissent que l'opéra ma chère, mais ne demandent qu'à voyager.
alors c'est à ton tour de sourire, à ton tour d’esquisser l'ombre d'un rictus. mais t'as pas vu la colère partir. elle a filé en douce, plus de traces. t'es plus léger sans ses mains hargneuses, t'es plus léger quand elle arrête de te murmurer des noirceurs. elle a toujours été moins belle que solitude, mais elle avait le mérite de bien s'entendre avec toi. ce soir elle s'est éclipsé, face à l'astre solaire qui encadre la porte.
et soudain une loge vide
deux âmes dans la ville
et pas un pied sur le parquet.
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